Roche a généré près de 23 milliards d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre. Mais la croissance des revenus issus de ses molécules phares n'est plus aussi dynamique, et va décliner avec l'arrivée de biosimilaires développés par ses concurrents.
A première vue, tout va bien pour Roche. Le leader mondial dans l'oncologie a réalisé 25 milliards de francs suisses (22,9 milliards d'euros) au premier semestre, soit une croissance de 6%, dépassant légèrement le consensus qui le donnait à 24,79 milliards. Au premier semestre, les trois principaux blockbusters de Roche, trois traitements contre le cancer ont représenté plus de 10,5 milliards de francs suisses, soit 42% de ses revenus au premier semestre. Mais ces médicaments phares en oncologie ne connaissent plus la même dynamique. Les revenus du MabThera/Rituxan ont crû de 4% au premier semestre 2016, ceux du Herceptin ont augmenté de 5% et la croissance de l'Avastin est enregistrée à 4%. Au premier semestre 2015, leur croissance respective atteignait encore 6, 11 et 9%.
Roche, par la voix de sa direction, a promis de réagir :
"Nous lançons cinq nouveaux médicaments sur une période de 12 mois. C'est un nombre de lancements sans précédent dans l'histoire de Roche et dans un laps de temps si bref", s'est targué Severin Schwan, directeur général de Roche, à la presse, jeudi 21 juillet.
Parmi, ces cinq nouveaux médicaments, il compte notamment sur l'Ocrelizumab, un traitement contre la sclérose en plaques ayant obtenu le statut de percée thérapeutique, octroyé par la FDA. Interrogée par le quotidien genevois Le Temps, Agathe Bouché Berton, analyste à la banque Bordier, y percevait un potentiel de ventes à terme de de 5 à 6 milliards de dollars par an pour ce médicament.
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Les investisseurs n'ont toutefois pas été convaincus par les annonces de Severin Schwan. A 13 heures 15, l'action du géant pharmaceutique perdait 0,43% à 251,90 francs suisses à la Bourse de Zurich.