Emploi : Pénicaud prête à imposer des pénalités à General Electric

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Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud.
Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud. (Crédits : Reuters)
Le groupe américain s'était engagé sur un volet emploi en investissant en France. 323 ont été créés à ce jour, loin des objectifs fixés. GE encourt une amende de 50.000 euros par emploi non créé. Il invoque la mauvaise conjoncture dans son secteur pour se justifier.

Le géant américain General Electric devra payer les pénalités qu'entraîne sa décision de ne pas tenir son engagement en terme de création d'emplois en France, a affirmé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche sur RMC et BFM TV

"General Electric avait pris quatre engagements, sur le territoire, le développement économique, sur des activités. Ils ont tenu les trois autres, ils ne tiennent pas celui de l'emploi. Le contrat avait prévu qu'il y ait une pénalité de 50.000 euros par emploi qui ne serait pas créé, donc ils devront les payer", a déclaré la ministre.

"En l'occurrence, ils ont perdu des marchés", a-t-elle ajouté, reconnaissant que "les marchés ne sont pas tous prévisibles".

"Ca aurait de l'allure qu'ils disent: ça, on ne peut pas faire, mais voilà ce qu'on va faire pour aider l'emploi dans notre environnement, on va aider les jeunes, on va aider les PME autour de nous...", a-t-elle suggéré.

Une amende potentielle de 34 millions d'euros

Les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018. Le PDG de GE, John Flannery, s'était rendu mardi au ministère de l'Economie et des Finances pour annoncer que l'engagement était "hors d'atteinte" en matière de créations d'emplois. Il a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie", avait expliqué le ministère des Finances dans un communiqué.

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires" pour se "conformer au mieux" à ses engagements. Le ministre a également rappelé que "le gouvernement (...) se doit de veiller à leur concrétisation".

Plusieurs responsables socialistes ont immédiatement réclamé des "sanctions", de la part du gouvernement. Vendredi, le député LREM Gilles Le Gendre a estimé que l'ancien ministre socialiste de l'Economie, Arnaud Montebourg, allait "un peu vite en besogne" en demandant l'application des amendes prévues pour le non-respect par General Electric de ses engagements sur l'emploi, et qu'il fallait d'abord voir "comment ils pourront l'être".

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Commentaires
a écrit le 18/06/2018 à 18:32 :
Les contrats doivent être appliqués (et surtout par l'état évidemment, ou par les collectivités locales - je pense au contrat autolib), c'est simple. Quelquefois, il y a des "interprétations" différentes mais la bonne foi doit présider.
a écrit le 18/06/2018 à 18:11 :
Elle peut-être, encore que cela reste à voir, mais les slips mous de l'énarchie qui ont leurs réseaux à entretenir, ne seront surement pas pour une aussi méchante attitude de nature à dénaturer tous les prochains deals générateurs de commissions pour lesquels ils ont pré-vendu leur réseaux d'influence. Un peu de réalisme Allons.Vous ne voudriez tout de même pas qu'un vilain dossier bien fait, par une officine US incontrôlable, sur le trafic d'influence lors de la visite du Dieu menteur aux USA, vienne assombrir l'ambiance. Ben voilà, vous voyez comme c'est simple l'amitié entre gens qui se comprennent.
a écrit le 18/06/2018 à 14:17 :
Au moins le contrat comportait des closes soit applicables, soit compensables par de l'argent.
D'un autre côté on a l'ex PDG de Carrefour qui renonce à 4 Millions de clause de non concurence. Vu la baisse des effectifs de 2400 personnes on pourrait, de manière simpliste, faire le calcul.
Je sais, ce n'est pas pareil et dans ce cas il parait que c'est plutôt un retard d'adaptation à la vente en ligne et à l’évolution des attentes client. Un manque de vision que les employés vont payer.
Finalement si GE paye une pénalité de 50 K€ on n'a pas de quoi se plaindre.
a écrit le 18/06/2018 à 14:02 :
Un petit coup de chantage à l'emploi et tout sera vite classé . mais pour qui elle se prend Murielle!
a écrit le 18/06/2018 à 9:16 :
Quand un particulier ne respecte pas un contrat il est condamné à rembourser et le contrat est annulé...Un peu de courage les représentants du peuple.
a écrit le 18/06/2018 à 8:44 :
"GE encourt une amende de 50.000 euros par emploi non créé."

Ils tremblent de peur ! :D

N'importe quoi...
a écrit le 18/06/2018 à 8:24 :
Ne pas oublier de mettre aussi des pénalités à tous les gouvernements incapables de réduire le chômage
a écrit le 18/06/2018 à 8:05 :
Les boites américaines sont championnes du monde pour faire des PSE et optimiser le dividende de leurs actionnaires, pas pour créer des emplois....
Le gouvernement le sait, il fait un peu de théâtres pour le petit peuple mais tout va rentrer dans l ordre, il n y aura aucune sanction.
a écrit le 18/06/2018 à 7:56 :
Ge va quitter la France sous peu. C'est pratiquement certain. La confiance on vous dit.
a écrit le 18/06/2018 à 5:12 :
Qu'est-ce que Le ministre du travail (ou du chômage) vient faire dans cette histoire? Les négociations à la française prévoient toujours des pénalités en cas de non respect des clauses de "sauvegarde de l'emploi"; les gouvernements amusent ainsi la galerie: d'une manière générale, cette "sauvegarde de l'emploi" n'est jamais réalisée car elle ne peut l'être dans un pays qui a choisi une société du chômage avec les déficits inquiétants que cela entraine et qui fait cocorico quand la conjoncture internationale permet d'afficher une légère amélioration des comptes publics. Gouvernements et parlementaires mènent depuis cinquante ans des combats perdus d'avance pour "sauvegarder l'emploi" faute d'encourager ce qui crée l'emploi: l'entreprise (à condition de trouver le client qui est, comme le disait François MICHELIN à un employé CGT en grève, le vrai patron dans l'entreprise).
a écrit le 18/06/2018 à 0:50 :
Aucune chance que ca arrive.

Le deal Alstom-GE c'est Macron lui-même qui l'a manigancé dans le dos de son ministre de tutelle de l'époque (Montebourg) et semble t'il de l'Elysée.
Montebourg aurait préféré de loin une association avec Siemens qui, selon lui, offrait une opportunité de bâtir un Airbus européen de l’énergie plutôt qu'avec un partenaire aussi peu fiable que GE.

Il serait bien que Macron vienne s'en expliquer lui-même. Pénicaud comme d'habitude a tenté de noyer le poisson en répondant à coté de la plaque et en changeant de sujet, mais cette stratégie ne prend plus.
Réponse de le 18/06/2018 à 7:47 :
je crois bien que c'est ça , oui....
a écrit le 17/06/2018 à 21:54 :
Certainement😂😂😂😎 elle ne fera rien car GE va menacer de tout fermer....😂😎
a écrit le 17/06/2018 à 20:09 :
Chiche !!
Du gros pipeau... Trump le ferai pas nous, il en a et c'est pour cela qu'il est haï en France
a écrit le 17/06/2018 à 17:50 :
ah ces fonctios, totalement hors sol.
pour GE 34 millions d´amende en France, c´est 34 millions de pertes au niveau mondial consolidé. donc payer des impots ou faire une perte. meme résultat.

par contre, c´est en finir au plus vite en france et pouvoir transférer les activités ailleurs.
juste le prix à payer pour sortir du pays.

les fonctios dépenseront ces 34 millions en une heure de toute facon à se ballader en Falcon a lieu de faire 100 km en voiture...
a écrit le 17/06/2018 à 16:00 :
34 millions d'euros, cela ne devrait pas empêcher la direction de GE de dormir même si l'entreprise connaît quelques difficultés en ce moment.

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