En Corse, la dernière usine de cigarettes françaises ferme ses portes
Jean-Marc Rafaelli
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La Macotab, manufacture corse de tabac, va définitivement fermer ses portes le 31 décembre prochain.
Reuters
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La Macotab, manufacture corse de tabac, va définitivement fermer ses portes le 31 décembre prochain.
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La Macotab, manufacture corse de tabac, va définitivement fermer ses portes le 31 décembre prochain. L'annonce, officialisée par la Seita (société d'exploitation industrielle des tabacs et des allumettes), maison-mère, couvait à petit feu depuis quelques années déjà. Une triste nouvelle pour l'économie de la Corse, qui perd un fleuron industriel centenaire, mais aussi pour le roman national du tabac puisque Macotab était la dernière fabrique de cigarettes en activité en France depuis 2017.
Un coup dur encore au niveau social avec la disparition de 29 emplois (à l'âge d'or, l'entreprise en comptait 200) et pour les finances de la Collectivité de Corse pour laquelle les taxes sur le tabac rapportent annuellement 75 millions d'euros. Une page d'histoire se tourne et laisse un goût de cendres car entre la Corse et la cigarette, c'est une longue idylle qui a commencé il y a plus de deux cents ans sous le Consulat et qui part aujourd'hui en fumée.
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Fondée à Bastia il y a tout juste un siècle, la Macotab déménage à Furiani, à quelques kilomètres au sud, voici 60 ans. Malgré un carnet de commandes moins prolifique qu'il y a seulement dix ans auparavant, sa production se maintenait au niveau appréciable de 850 millions de cigarettes par an. Si le rendement se consumait au fil des années, c'est d'abord en raison de la fin d'un avantage fiscal historique remontant à Napoléon et à l'arrêté Miot de 1801 octroyant, au titre de l'insularité, un régime dérogatoire sur les droits de succession, les alcools et le tabac.
Jean-Marc Rafaelli
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