Edison contribue à l'excédent brut d'exploitation d'EDF à même hauteur qu'en 2007
Frank Paul Weber, correspondant permanent de La Tribune à Milan
Frank Paul Weber, correspondant permanent de La Tribune à Milan
Bonne nouvelle pour Electricité de France (EDF) à la veille de la publication de ses résultats annuels 2008, demain jeudi. Le groupe d?énergie italien Edison, contrôlé pour moitié par l?ancien monopole français, contribuera aux résultats d?EDF à la même hauteur que l?an dernier.
L?apport d?Edison à l?excédent brut d?exploitation d?EDF sur l?exercice 2008 est en effet du même ordre que l?an dernier, soit 804 millions d?euros. L?excédent brut d?exploitation d?Edison a progressé d?à peine 2,4% en 2008, atteignant 1,643 milliard d?euros contre 1,6 milliard en 2007.
Le bénéfice net d?Edison est toutefois sérieusement amputé par les impôts levés par le gouvernement italien pour financer ses mesures anti-crise.
Une fois les 135 millions d?euros versés au titre de ces impôts, Edison dispose d?un bénéfice de 346 millions d?euros, contre encore 497 millions il y a un an. 77% de ce profit seront reversés en dividende aux actionnaires.
Pour l?année en cours, le groupe italien, co-contrôlé par EDF et la régie municipale italienne A2A, reste prudent. "Les événements économiques et financiers, ainsi que la forte volatilité du scénario du pétrole, ne manqueront pas de faire sentir leurs effets également en 2009", indique la société milanaise.
À lire également
Elle s?attend notamment à une contraction de la demande d?électricité et à une concurrence exacerbée parmi les distributeurs de gaz et de courant électrique en Italie. Edison promet toutefois "une confirmation substantielle des résultats atteints en 2008".
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Frank Paul Weber, correspondant permanent de La Tribune à Milan
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat