Corée du Sud : une panne dans une centrale nucléaire découverte... un mois plus tard

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Pendant un mois des ingénieurs d'une centrale sud-coréenne ont caché aux autorités de sûreté nucléaire du pays une panne d'électricité survenue le 9 février dernier. S'il n'y a pas eu de fuites radioactives, cette coupure momentanée de l'alimentation principale d'un réacteur aurait pu avoir des conséquences désastreuses si elle avait duré plus longtemps.

Un an après la catastrophe de Fukushima, des ingénieurs d'une centrale en Corée du Sud ont couvert une panne d'électricité le mois dernier, ont indiqué mercredi les autorités de sûreté nucléaire du pays, ajoutant qu'ils allaient être sanctionnés.

Le générateur de secours n'a pas pris le relais

Le réacteur Gori-1, près de la ville portuaire de Busan, a vu son alimentation principale brièvement coupée le 9 février. Le générateur de secours n'a pas pris le relais. Cette coupure électrique a entraîné un arrêt de la circulation des eaux de refroidissement. "Un ingénieur en chef et ses collègues ont couvert (cette panne) pendant plus d'un mois", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la Commission pour la sécurité et la sûreté nucléaires, Kang Shang-Sun. "Ils seront tenus entièrement pour responsables, devant la justice et l'administration", a-t-il ajouté.

Il n'y a pas eu de fuites radioactives selon les autorités de sécurité

La coupure en alimentation électrique a été brève, 12 minutes, et la température des barres de combustible est restée basse, a précisé le président de la Commission. Il n'y a pas eu de fuites radioactives, a-t-il dit. L'opérateur des centrales nucléaires sud-coréennes, Korea Hydro and Nuclear Power Co., n'a pas informé les autorités nucléaires de cet incident pendant plus d'un mois, suscitant des commentaires indignés dans le pays. Les experts soulignent que la panne aurait pu avoir des conséquences graves si elle avait duré plus longtemps.

Séoul accueille la semaine prochaine un sommet du nucléaire

La Corée du Sud compte sur son sol vingt réacteurs nucléaires, qui fournissent environ 35% de la consommation électrique du pays. Le gouvernement avait déclaré qu'il ne remettrait pas en cause son programme d'électricité nucléaire malgré l'accident de Fukushima au Japon il y a un an. Séoul accueille la semaine prochaine un sommet du nucléaire, auquel participeront plusieurs chefs d'Etat, dont l'Américain Barack Obama. La réunion est consacrée à la sécurité du nucléaire dans le monde et aux risques de terrorisme nucléaire.

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Commentaires
a écrit le 22/03/2012 à 13:23 :
a Bargt : sauf qu'a force de ne progresser que techniquement et pas humainement, on se fera disparaitre nous même ! c'est un défi pour l'enseignement.
a écrit le 22/03/2012 à 10:35 :
Les gens, les politiques ...sont les memes depuis des siecles ..seule la technologie et ses consequences ont fait de la planete une zone de plus en plus a risque ....
a écrit le 22/03/2012 à 7:57 :
à la réflexion, c'est un autre éxemple qui illustre l'échec de la démocratie : le nucléaire financé par le peuple contre lui, la médecine contre la santé, la malbouffe organisée, les maisons mal isolées pour faire tourner les centrales, l'école qui formatent les futur con sommateur au lieu de les rendre intelligent... la dette qui explose au profit de certain mais que le peuple devra payer...
Des souris élisent des chats.
a écrit le 22/03/2012 à 7:04 :
On dirait que le nucléaire et le mensonge sont indissociables (rappelez vous Tchernobyl a été le plus grand mensonge de l'industrie nucléaire) ! En même temps comment convaincre les populations qu'ils doivent encourir de tels risques pour "seulement" produire de l'énergie. Et quand je parle de risque je pense aussi au risque environnemental et pas seulement le risque de maladies (cancers) ou de décès humains.
a écrit le 22/03/2012 à 5:31 :
Il faut vraiment que les populations remettent en question cette dépendance à l?électricité ..en baissant sa consommation par exemple...une idée comme une autre mais la racine de ces soucis est bien notre surconsommation dans les pays développés ..(a l'instar de la surconsommation de viande et les soucis pour la filière en pleine surchauffe ..je parle des centres d'exterminations )
a écrit le 21/03/2012 à 17:18 :
Bref ! La confiance règne !?
a écrit le 21/03/2012 à 13:07 :
La transparence dans le nuke est une vaste blague, parce qu'elle touche une industrie jugee strategique, parce que nos gourvernants et autre elites se considerent comme infaillibles et parce que ces meme parlementaire sont un tout petit peu finances par le lobby nuke.

Qui a entendu parler de la menace de submersion de la centrale du Blayais lors de la tempete de 1999, qui a entendu parler de la fusion partielle de 2 barre de combustible a la centrale du Tricastin en 2007 ?

Mais en France nous avons les meilleurs ingenieurs bien sur, qui designent des centrales avec une dalle beton de 1,50m la ou elle fait 7m a Fukushima, et a ete attaquee sur 0.7m par le corium encore en activite d'ailleurs.
Réponse de le 21/03/2012 à 14:02 :
Hhhmm... Steph. J'ai travaillé dans le nuke. Et le niveau de sécurité en France est particulièrement "musclé". En gros, c'est assez infernal et il y a de quoi devenir fou pour faire la moindre intervention ou modification. Testez, vous verrez. Maintenant, vous avez raison sur le point qui, lui, est PRINCIPAL : la transparence rapporterait PLUS que les secrets de polichinelle actuels. Une centrale DOIT pouvoir se faire visiter par le public pour MONTRER le niveau de sécurité. (que vous ne jugerez jamais suffisant, bien sûr...)
a écrit le 21/03/2012 à 12:33 :
A culpabiliser pour un oui ou un non les gens , on arrive au pire , c'est à dire l'omerta .Pour que les choses fonctionnent normalement il faut remplacer le climat de suspicion par la confiance . Les écolos sont responsables de ce climat infâme . Fukushima n'est pas la fin du monde , pas plus qu' Hiroshima .
Réponse de le 21/03/2012 à 13:01 :
Vous avez raison. Fukushima n'est que la fin du Japon. Pas de quoi en faire un drame.
Réponse de le 21/03/2012 à 13:41 :
Si les écolos n'étaient pas là, les normes de sécurité seraient nettement plus basses, et on aurait certainement eu pas mal d'incidents en plus, sans parler probablement d'accidents ... Donc accuser "la pression" de conduire à cacher des choses, c'est une énorme blague : imagine un instant le foutoir que ce serait sans pression sur la sécurité !
Réponse de le 21/03/2012 à 17:02 :
Non K, les ecolos n'ont servis à rien. Ils ont completement raté le coche. Au lieu de s'opposer ils auraient pu appporter une contribution à la securité dans ce domaine. en poussant par ex à la mise en place de normes de certification mondiale comme pour les avions.
Réponse de le 21/03/2012 à 20:47 :
Oui oui, on va se mettre à faire confiance dans la mafia du nuke... Je préfère encore me carrer une immense courgette dans le cul!
Réponse de le 22/03/2012 à 5:40 :
c'est stupide et idiot !
Réponse de le 22/03/2012 à 7:52 :
A poilux : ca peut faire mal, mais franchement c'est pas grand chose par rapport à un accident nucléaire, par exemple sur une des centrale de la Loire à 120 Km de Paris. N'est ce pas ?
a écrit le 21/03/2012 à 12:30 :
Mais ils sont dingues ou quoi !est-ce toujours la peur de dire la vérité ?
Réponse de le 21/03/2012 à 13:05 :
Pas tout à fait, Moutarde. C'est "simplement" la peur de se faire virer en tant que salarié. C'est tout.
Réponse de le 21/03/2012 à 20:33 :
c'est vrai aussi pour les salariés français .. les mêmes causes produiront les mêmes effets
a écrit le 21/03/2012 à 12:15 :
C'est incroyable que fukushima n'ait servi à rien. On dirait les leçons "tirées" de l'effondrement économique de 2008...
a écrit le 21/03/2012 à 11:44 :
en gros, c'est général partout sur la planète cette opacité autour de l'industrie nucléaire :-))
Réponse de le 21/03/2012 à 12:29 :
Non, pas en France ! Ici, tout est limpide !
Réponse de le 21/03/2012 à 20:48 :
J'aime beaucoup ton humour et ton sens de la dérision Yves!

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