La conférence de Lima lance le compte à rebours sur le climat

 |   |  428  mots
Les négociateurs vont devoir fixer les grandes ligne du texte qui doit entrer en vigueur en 2020 et affiner la promesse des pays riches de soutenir ceux du sud à hauteur de 100 milliards de dollars.
Les négociateurs vont devoir fixer les grandes ligne du texte qui doit entrer en vigueur en 2020 et affiner la promesse des pays riches de soutenir ceux du sud à hauteur de 100 milliards de dollars. (Crédits : reuters.com)
Les 195 délégations réunies sous l'égide de l'ONU doivent préciser leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre pour limiter le changement climatique et dessiner les contours du futur accord de Paris (COP21).

Les négociations opérationnelles sont enclenchées. Deux semaines décisives s'ouvrent ce lundi 1er décembre pour fixer le cadre du futur accord sur le climat prévu à la Conférence de Paris en décembre 2015 (COP21). Les négociateurs réunis dans la capitale péruvienne vont ainsi devoir fixer les grandes ligne du texte qui doit entrer en vigueur en 2020 et affiner la promesse des pays riches de soutenir ceux du Sud à hauteur de 100 milliards de dollars.

Pour limiter la hausse des températures à 2°C, comme le préconise d'urgence le dernier rapport du Giec, chaque pays doit annoncer d'ici le premier semestre 2015 sa contribution nationale à l'effort global. Mais c'est à Lima que les délégations doivent en arrêter la nature, c'est à dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre en valeur absolue, par habitant, par secteur d'activité, par unité de PIB...

Industries et producteurs d'énergies fossiles à convaincre

À défaut d'annonce majeure, la Conférence va ainsi aborder les sujets techniques pour aboutir à un traité international contraignant, qui n'est pas au goût de nombreux pays industrialisés.

Et pour cause, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime qu'il faudrait laisser dans le sol près des deux tiers des réserves fossiles répertoriées. Une perspective peu engageante pour les pays producteurs et les multinationales du secteur.

Des investissements massifs dans les énergies "non-carbonées" sont par ailleurs nécessaires pour remplacer le pétrole, le charbon et le gaz. Entre 2010 et 2050, il faudrait les tripler, selon les experts du Giec, pour infléchir réellement la courbe des émissions de CO2.

 Europe, États-Unis et Chine ouvrent la voie

Fin octobre, l'Union européenne a montré l'exemple en s'entendant sur un objectif chiffré : la réduction "d'au moins" 40% d'ici à 2030 de ses rejets de gaz à effet de serre, par rapport à 1990. Les deux pays les plus pollueurs de la planète, la Chine et les Etats-Unis, se sont également accordés mi-novembre sur une baisse de 26% à 28% des émissions américaines entre 2005 et 2025 et l'adoption d'un pic autour de 2030 pour les Chinois.

Mais cet accord présenté comme "historique" par Barack Obama n'est qu'un leurre estimait dans La Tribune Bjorn Lomborg, directeur du Copenhagen Consensus Center, puisqu'il "ne prévoit aucune obligation pour les deux pays".

>> Lire : Climat : l'accord entre les États-Unis et la Chine est un leurre

Même si la Conférence de Lima ne doit pas aboutir à un quelconque traité, elle est néanmoins attendue pour donner une impulsion positive au marathon climatique jusqu'à Paris.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :