Warren Buffet quitte le capital d'Exxon Mobil

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Les investissements de Warren Buffet (ici en 2008), à la tête de la société Berkshire Hathaway, sont très suivis sur les places financières.
Les investissements de Warren Buffet (ici en 2008), à la tête de la société Berkshire Hathaway, sont très suivis sur les places financières. (Crédits : REUTERS/Carlos Barria)
Le célèbre investisseur milliardaire était entré fin 2013 au capital du géant pétrolier américain et en possédait quelque 0,9%. Il a par ailleurs investi dans 21st Century Fox, la société du magnat des médias Rupert Murdoch.

La confiance accordée par Warren Buffet à Exxon Mobil n'aura duré qu'un temps. Entré en novembre 2013 au capital de la major pétrolière alors qu'elle était première capitalisation mondiale, Berkshire Hathaway a cédé sa participation, de 3,74 milliards de dollars, selon des documents financiers publiés mardi 17 février.

D'après ces documents adressés au régulateur des marchés boursiers, la SEC, Warren Buffet a vendu entre octobre et décembre ses 41,129 millions d'actions (environ  0,9% du capital) achetées moins de deux ans auparavant. Difficile de dire si le célèbre investisseur en a tiré une plus-value ou a perdu de l'argent.

Une décision qui peut surprendre

La décision de la société de "l'oracle d'Omaha" de céder la totalité de ses d'actions peut paraître surprenante. Alors que les prix du pétrole ont chuté de plus de 50% depuis juin, s'établissant même brièvement en janvier sous la barre des 45 dollars le baril de brent, l'action Exxon Mobil n'a perdu que 15% sur la même période.

De fait, grâce aux activités de produits chimiques et un gain exceptionnel lié à ses actifs au Venezuela, le géant américain a enregistré en 2014 un bénéfice net de 32,52 milliards de dollars (-0,18% sur un an).

     | Lire ExxonMobil dépasse les attentes en 2014

Très suivi par des investisseurs qui n'hésitent pas à reproduire ses investissements, Warren Buffet a, parmi d'autres, accru sa participation dans le groupe informatique en plein recentrage IBM, le constructeur automobile General Motors la chaîne de fast-food Burger King, et pris une participation dans le groupe 21st Century Fox, qui réunit les activités audiovisuelles du magnat des médias Rupert Murdoch, ex-candidat au rachat de Time Warner.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2015 à 12:12 :
Celui qui veut donner des leçons à tout le monde se plante lamentablement....Et avec Coca-cola aussi.

Je ne puis qu' esquisser un sourire de Bonheur...
a écrit le 18/02/2015 à 14:57 :
Berskshire, le fond de WB est un schéma Ponzi, c'est à dire une cavalerie commencée il y a bien longtemps. Lorsqu'une telle opération est bien menée avec des entrées fortes et des retraits faibles, le tout basé sur un immense mensonge qui persiste, le gap financier permet d'acquérir des actifs qui crédibilisent le fonds. Il voit arriver ainsi de nouveaux investisseurs ce qui produit à nouveau un gap, un écart, qui autorise encore des investissements. Il n'en reste pas moins que l'arnaque phénoménale, une énorme bulle, demeure même si elle se réduit. A son niveau, Berkshire qui a un chiffre d'affaire de 182 milliards de dollars et reste valorisé à plus de 308 milliards, la problématique devient incisive. La fuite en avant trouve en effet quelques limites en ampleur tandis que les comptes sont scruptés avec plus d'attention. Il convient donc d'assurer une pérennité en investissant dans des entreprises à distribution trimestrielle de dividendes et au parcours programmé comme l'est Exxon. Mais ici l'investisseur s'est rendu compte que le pétrolier américain agissait comme lui : un schéma Ponzi basé sur une nébuleuse pétrolière et chimique dans laquelle personne ne sait quelle est la valeur des actifs ni qui fait quoi. [Pour mémoire on se reportera au cas Enron qui se voulait "concurrent" aux pétroliers dans la méthode et dont les actifs sont revenus à zéro en l'espace d'une nuit.] Exactement comme chez lui. Il n'était donc pas besoin d'associer deux problèmes identiques qui ne peuvent se sauver l'un l'autre. D'autant que le profil pétrolier aux USA représente un risque systémique considérable qui risque à tout moment d'exploser. Warren Buffet comme toutes les banques ou fonds actionnaires de banques comme c'est le cas ici avec Wells Fargo, ou encore assureur en serait fortement touché mais encore plus si des investissements directs existaient. Au surplus une éventuelle recherche des responsabilité d'un tel clash risquerait de déteindre sur ses propres activités. Il est toutefois à noter qu'une crise importante est cependant favorable à un schéma Ponzi si ses fondamentaux ne sont pas explorés par la Justice, en effet une parte de 30 par exemple peut être exposée comme 40 auprès des actionnaires, le fonds réduisant ainsi un peu plus sa bulle réelle. Nous verrons.

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