ExxonMobil dépasse les attentes en 2014, notamment grâce à ses activités chimiques

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ExxonMobil doit trouver de nouvelles terres d'exploration.
ExxonMobil doit trouver de nouvelles terres d'exploration. (Crédits : reuters.com)
La major pétrolière a réussi à limiter l'impact négatif de la chute des prix du pétrole l'an dernier, grâce à ses activités de produits chimiques et un gain exceptionnel lié à ses actifs au Venezuela.

ExxonMobil fait mieux que prévu. Le géant américain a enregistré un bénéfice net de 32,52 milliards de dollars (-0,18% sur un an), selon un communiqué publié lundi. Ce résultat se traduit par un bénéfice par action ajusté, référence aux Etats-Unis, de 7,60 dollars contre 7,48 dollars attendus en moyenne par les analystes. Sur le quatrième trimestre, le gain net a néanmoins chuté de 21,3% à 6,57 milliards de dollars, soit un bénéfice par action de 1,56 dollar contre 1,34 dollar anticipé.

2 milliards de pertes

La dégringolade des prix du pétrole s'est traduite par une perte de 2 milliards de dollars, explique ExxonMobil. Les cours du brut ont baissé d'environ 60% depuis la mi-juin, ce qui contraint les groupes énergétiques et leurs fournisseurs de services à se serrer la ceinture.

Pour l'instant, ExxonMobil a compensé par un gain exceptionnel de 2,2 milliards de dollars lié notamment au règlement du différend sur son expropriation au Venezuela et à des cessions d'actifs.

Bond des activités chimiques

Par ailleurs, le bénéfice des activités chimiques a bondi de 12,7% sur un an à 4,3 milliards de dollars.

Le groupe n'a pas annoncé de mesures d'économies contrairement à ses rivaux comme Chevron, ConcoPhillips ou Royal Dutch Shell qui ont diminué drastiquement leurs investissements.

Production en baisse

Toutefois, s'il a atteint sa prévision de produire 4 millions de barils équivalent pétrole par jour l'an dernier, grâce à son projet en Papouasie Nouvelle Guinée, le tableau reste contrasté. Le premier groupe énergétique mondial par capitalisation boursière a en effet vu sa production de brut reculer de 4,9% sur un an , principalement à cause de l'expiration d'une licence sur une concession à Abou Dhabi.

Quant à ses projets avec Rosneft en Russie, frappée par des sanctions économiques américaines, ils sont aussi en suspens. Or ExxonMobil doit trouver de nouvelles terres d'exploration.

Son activité pâtit de ces vents contraires. Le chiffre d'affaires annuel a reculé de 6% sur un an à 411,9 milliards de dollars et de 21,2% au quatrième trimestre à 87,27 milliards de dollars. Les analystes attendaient respectivement 413,06 et 87,58 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 13/02/2015 à 17:09 :
On sait que le "prix" du pétrole correspond à une notion assez artificielle. Chacun en réalité actionne sa grille tarifaire en fonction de ses avantages stratégiques. La Chine ne se prive pas de le faire. Depuis longtemps le prix de l'énergie pour les entreprises y est strictement réglementé vers le très bas. Ainsi la production chinoise bénéficie-t-elle plus de l'avantage des prix des matières premières, pétrole, mines, que de sa main d'oeuvre qui n'est pas si basse sur les zones principales d'emploi. Il n'était pas durablement possible de maintenir une grille plus grosse dans un tel jeu sauf à lui faire un temps jouer le rôle d'amortisseur (Voir mon commentaire ce jour sur la distribution). Depuis plus de 3 ans, il était devenu indispensable que les USA et les anglais réforment leur segment pétrolier. Ils ne l'ont pas fait. Le choc actuel va se disperser en ondes progressives constituant un danger systémique comme je l'ai annoncé sur ce fil il y a plus d'un an. Les premiers fétus de paille à être balayés vont être les banques, ces derniers distilleront jusqu'à l'ensemble de l'économie ce qui a déjà débuté. Ces secteurs ne se réforment que trop lentement tandis que tous les autres se concentrent démesurément, l'ensemble produisant un effet néfaste de situation régressive. Bien entendu Exxon comme emblème national produit un travail souterrain qui n'est pas celui du pétrole mais le rachat de milliards de dollars de concessions tangibles à des acteurs plus petits. Cependant la démarche sur le mode ancien, voulue comme en douceur, à la Siemens, ne saurait produire que des effets retardants à effets amplificateurs. Bien entendu les USA disposent de l'arme d'un Q.E4, 5, 6 plaçant le dollar, comme il est prévu, à parité avec l'euro. Il n'en reste pas moins que le pays joue un gros jeu. Nous vivons de gros Temps.

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