Coup de pouce fiscal britannique pour l'industrie pétrolière

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George Osborne a précisé que ces mesures de réduction fiscale seraient rétroactives à compter du 1er janvier de cette année.
George Osborne a précisé que ces mesures de réduction fiscale seraient rétroactives à compter du 1er janvier de cette année. (Crédits : © POOL New / Reuters)
Le ministre britannique des Finances a annoncé mercredi de nouvelles réductions de taxes pour soutenir l'industrie pétrolière et gazière en mer du Nord, frappée par la chute des prix du pétrole depuis la mi-2014.

La Grande-Bretagne choie sa production de pétrole et de gaz. Un coup de pouce, d'abord motivé par un constat d'échec. "Dans mon budget, il y a un an, j'ai réalisé des réductions majeures de taxes, mais les prix du pétrole ont continué à chuter. Nous devons donc agir maintenant pour le long terme", a déclaré George Osborne lors d'un discours de présentation du budget annuel de l'État britannique, à la Chambre des communes.

La taxe sur les revenus pétroliers divisée par deux

"Je réduis aujourd'hui de moitié l'impôt supplémentaire sur le pétrole et le gaz, [le faisant passer] de 20% à 10%, et j'abolis de façon effective la taxe sur les revenus pétroliers", a annoncé le ministre britannique des Finances devant le parlement.

L'impôt supplémentaire sur les bénéfices issus de la production de pétrole et de gaz est une taxe s'appliquant aux profits réalisés par une compagnie pétrolière ou gazière britannique, uniquement à partir de ses activités d'extraction ou de production, indépendamment des pertes qu'elle aurait pu subir dans d'autres activités.

La taxe sur les revenus pétroliers (Petroleum Revenue Tax ou PRT), qui avait déjà été abaissée de 50% à 35% dans le budget 2015, concerne principalement certains des champs pétroliers les plus matures au Royaume-Uni.

Pression des lobbies

George Osborne a précisé que ces deux mesures de réduction fiscale, destinées à "accompagner cette industrie clé de l'Écosse et à soutenir les emplois partout en Grande-Bretagne", seraient rétroactives à compter du 1er janvier de cette année.

Oil and Gas UK, la fédération du secteur pétrolier et gazier au Royaume-Uni, avait prévenu fin février dans son rapport annuel que la production de pétrole et de gaz en mer du Nord risquait d'être divisée par deux en dix ans si de nouveaux investissements n'étaient pas réalisés.

Aider les industriels à trouver de nouveaux revenus

Le lobby précisait que cette forte baisse des investissements faisait suite à la dégringolade des cours de l'énergie observée depuis près de deux ans, alors que "le cours du pétrole a perdu 70% depuis l'été 2014 et (que) le prix moyen du gaz (a décliné de) 20% l'année dernière".

Le gouvernement britannique avait déjà annoncé fin janvier qu'il allait débloquer 250 millions de livres (320 millions d'euros) pour soutenir l'industrie pétrolière dans le nord-est de l'Écosse, une enveloppe devant servir à aider les industriels du pétrole et du gaz à vendre leur expertise à l'étranger et promouvoir une diversification économique de la région.

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Commentaires
a écrit le 17/03/2016 à 9:08 :
Et le doublement des taxes quand le baril sera revenu à 70$?
Face je gagne, pile tu perds ....
Moins de rentrées fiscales pour le gouvernent....
Et en attendant je suppose que ces entreprises continuent de licencier sans contrepartie.
Les gains ainsi faits iront maintenir le niveau des dividendes versés aux actionnaires ?
a écrit le 17/03/2016 à 7:21 :
La France devrait prendre exemple.
a écrit le 16/03/2016 à 22:39 :
Le déficit budgétaire de la GB est deux fois supérieur a celui de la France. Tout cela pour aider l'industrie pétrolière qui, comme chacun sait, est indigente.

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