Coup de projecteur sur l’éolien flottant breton

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Une ferme d'éoliennes flottantes au large de Groix d'ici 2020
Une ferme d'éoliennes flottantes au large de Groix d'ici 2020
Le Premier ministre s’est rendu samedi à Groix à la rencontre des professionnels de la filière.

EOLFI, lauréat le 22 juillet dernier du premier appel à projet pour des fermes pilotes d'éoliennes flottantes lancé en août 2015, a reçu samedi une visite de poids. En effet, accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui est également président de la Région Bretagne, le premier ministre Manuel Valls a rendu visite sur l'île de Groix aux acteurs économiques et des collectivités de cette filière émergente. A cette occasion, Alain Delsupexhe, président d'EOLFI, a présenté le projet qu'il mène aux côtés de DCNS, VINCI Construction France, GE Renewable Energy et Valemo. Cette ferme pilote de quatre éoliennes flottantes de 6 MW ancrées à 15 kilomètres des côtes sera développée au large de l'île de Groix. Connectée au réseau électrique par un câble sous-marin, elle bénéficiera d'un contrat d'achat d'électricité pour une durée de 20 ans et produira l'équivalent de la consommation électrique de 40 000 foyers, soit les 2/3 de la population de Lorient.

Valider les technologies en vue de l'export

  « Nous sommes heureux de participer, avec CGN EE, au déploiement des premières éoliennes flottantes en France et de pouvoir améliorer notre maîtrise de cette technologie en milieu océanique à forte houle et à fort marnage, caractéristique de l'essentiel du marché export », s'est réjoui Alain Delsupexhe, président d'EOLFI.

Ces fermes pilotes ont vocation à valider les technologies avant de les exporter, or Groix offre des conditions de mer représentatives du marché potentiel au niveau mondial.

La France bien positionnée

En retard sur ses projets d'éolien offshore « posé » (nécessitant des fondations et limité en termes de profondeur et de distance des côtes), la France est bien positionné sur cette technologie encore émergente de l'éolien flottant, qui permet de bénéficier des vents puissants plus au large tout en réduisant les conflits d'usage avec les pêcheurs ou les professionnels du tourisme. Les spécialistes des énergies renouvelables lui promettent d'ailleurs un avenir radieux : 40 GW installés en Europe en 2025, 15% de la consommation d'électricité européenne en 2030 et deux fois plus de capacité de production  que le nucléaire dans le monde  en 2050.

Une seconde attribution de projets de fermes pilotes par l'ADEME aura lieu à l'automne.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2016 à 10:15 :
Bonjour Dutch,

Merci de vos précisions ! le plaisir est partagé ! A noter quand même :

1) Les entreprises d’extraction d’énergies fossiles, je cite, "bénéficient de subventions à hauteur de 4,74 mille milliards d’euros par an, soit l’équivalent de près de 10 millions d’euros par minute, chaque jour, selon les estimations du Fonds monétaire international"."Une découverte « choquante », selon le FMI qui explique que ses estimations s’appuient sur des bases solides et offrent un aperçu des coûts réels des combustibles fossiles. Les 4740 milliards d’euros (5300 milliards de dollars) de subventions estimées pour 2015 dépassent l’ensemble des dépenses liées à la santé publique de tous les gouvernements du monde". Voir : http://www.euractiv.fr/section/energie/news/les-energies-fossiles-recoivent-10-millions-d-euros-de-subvention-par-minute/

2) Concernant le démantèlement nucléaire (auquel il faut ajouter le stockage sur plus de 100.000 ans pour la filière uranium si l'on en reste là, voire un accident majeur sur un seul réacteur qui est évalué de 600 à 1000 milliards d'euros par EDF - on espère que les 57 autres ne seront pas victimes de la loi des séries !) la Commission européenne estime que la France serait mal préparée : les actifs dédiés au démantèlement ne couvriraient qu’1/3 des coûts et seraient inférieurs à la moyenne européenne (56 %). À cause du manque de retour d'expérience, ils sont encore mal estimés, car seuls quelques réacteurs ont été ou sont en cours de démantèlement et il existe des méthodes et processus d'évaluations très différents et qui donnent également des résultats très différents selon les pays et selon le type d'installation. De plus, les coûts qui sont estimés pourront évoluer en fonction des exigences réglementaires, des prix des matériaux ou d'imprévus, comme les fuites plusieurs fois constatées (comme par exemple dans le cas des cuves du complexe nucléaire de Hanford aux États-Unis). Certes il y a des séries comme se justifie EDF mais à terme, le démantèlement pourrait bien représenter la plus grosse part des dépenses que devront engager l’industrie nucléaire et les gouvernements qui l’ont soutenue. 68 réacteurs nucléaires civils de production d'électricité ont été construits depuis le lancement du programme électronucléaire dans les années 1960. Parmi eux 58 réacteurs fonctionnent actuellement et les 10 autres sont en cours de démantèlement. Après avoir rencontré la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le rapporteur spécial de l'Assemblée nationale renouvelait dans son rapport en 2011 le constat que « les crédits font l'impasse sur le financement du démantèlement des centrales », ajoutant qu'il entendait « analyser l'ampleur des provisions réalisées par EDF pour faire face à ses engagements de décontamination complète sur une soixantaine de sites. Le démantèlement des installations du CEA fournit un utile point de comparaison pour évaluer le poids des engagements qui pèsent sur EDF et qui seront, à n'en pas douter, considérables sur le plan financier. La commission "Énergie 2050" a en effet avancé le chiffre de 750.000.000.000 d'euros pour 58 centrales (Rappelons qu'EDF est endetté à plus de 37 milliards d'euros et qu'il va augmenter encore cet endettement fortement avec Hinkley Point au point de voir sa note abaissée). La Cour des comptes évaluait en 2005 le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis à 482 millions d'euros, soit 20 fois plus que l'estimation de la commission PEON qui est à l'origine du parc nucléaire français actuellement en exploitation.

3) La France a raté le décollage des renouvelables en bonne partie à cause du lobby nucléaire filière uranium (qui gêne aussi la filière thorium comme un document d'Arte le rappelait récemment et qu'a repris la Tribune ces jours-ci) et c'est dommage vus les marchés mondiaux. Ces dernières années, la tendance de nombreux pays en faveur de l’extension du recours aux énergies renouvelables, principalement pour produire de l’électricité, a été l’un des facteurs qui ont contribué en 2014, pour la première fois, au « découplage » - autrement dit, à la stabilisation des émissions mondiales de gaz à effet de serre au cours d’une période de croissance économique mondiale selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Beaucoup d'appels d'offres à des prix très bas ont été fait avant et en dehors de l'accord sur le climat. C'est une tendance économique de fond. La bulle verte n'a jamais vraiment eu lieu excepté en partie sur le solaire dont le secteur a vite consolidé et c'était en pleine crise de 2008 qui touchait bien d'autres secteurs plus durablement. Les difficultés d'Abengoa étaient liées à sa fuite en avant et une boulimie dans différents domaines avec un endettement démesuré, le groupe était actionnaire de près de 900 entreprises. La Chine a joué un rôle aussi en subventionnant beaucoup le secteur solaire dont elle voulait être leader.

4) Le secteur du stockage a bel et bien une importance majeure pour toutes les énergies, l'indépendance et l'autonomie et une meilleure gestion globale de l'énergie et si les grands principes physiques sont les mêmes, à de nombreuses découvertes près, on a quand même nettement évolué dans la durabilité, réduction de taille, longévité, multiples types de stockages avec de nouveaux matériaux et pour les batteries des électrolytes évitant toute pollution comme les batterie de flux redox avec molécules organiques, différents modes fiable de stockage d'hydrogène etc. Cà débouche sur plus d'une centaine d'applications pratiques (sur plusieurs centaines) retenues comme ayant un rendement élevé et un prix compétitif et les usages quotidiens sont par ailleurs multiples donc ce n'est pas globalement un phénomène de mode mais une nécessité de nos sociétés de la plus petite aux plus grandes applications.

5) Enfin un commentaire de Joël de Rosnay avec qui j'ai travaillé et qui publie ces jours-ci dans la Tribune et confirme son attachement également aux énergies renouvelables comme il l'a démontré notamment à l'île Maurice et qui ne comprend pas le choix de l'EPR (même avis que moi et pourtant nous ne nous sommes pas concertés à ce propos !)

Je supportes toutes les énergies renouvelables, le stockage, l'efficience énergétique, la meilleure gestion des énergies et peut supporter la filière thorium voire une série de réacteurs permettant de réduire fortement la durée des déchets nucléaires également si le coût n'est pas excessif et qui vaut mieux qu'un stockage de plus de 100.000 ans ingérable, mais pas la filière uranium ni le charbon ni le pétrole, (ni le gaz désolé !)

Bien à vous et très bonne journée !
a écrit le 06/10/2016 à 19:38 :
Bonsoir La Réalité, quel plaisir de vous lire ! Bravo pour votre enthousiasme. Je réagis à quelques passages:

"Pour mémoire et dans l'ordre les énergies fossiles sont encore largement plus subventionnées dans le monde que les renouvelables " Au contraire, sont ultra taxées!!!, à toutes les étapes, par l'état producteur et par l'état consommateur !


J'admets que le nucléaire est un investissement de l'état, qui avance le capital, quoique TOTAL voulait un moment (lorsque le baril tutoyait 150 US$) participer au financement et au pilotage de projets, et y a depuis renoncé. Cependant l'état Français a largement retrouvé son compte depuis 1975: Le seul argument des "antis" est de soutenir que le coût du démantèlement est sous estimé, ce dont je ne suis pas sûr. Bien malin qui peut faire une prévision de cout fiable 50 ans à l'avance, il faut donc actualiser régulièrement et provisionner; je pense qu’ils le font (pour reprendre votre argument, leurs ingénieurs ne sont pas, non plus, idiots !).


"Si les énergies renouvelables se développent partout dans leur monde c'est bien que leur prix est compétitif pour la plupart et qu'elles remportent souvent les appels d'offres". Ces appels d'offres sont lancés suite à des accords internationaux (COP 21 par ex). Les pays signataires honorent juste leur signature... On assiste peut être aussi à une bulle speculative qui peut se dégonfler assez vite: En l'occurence, la France se révait en leader du secteur jusqu'a la vente a Siemens Gamesa. Sur le solaire, voir la déconfiture de Abengoa lorsque le gouvernement Espagnol a cessé de subventionner...

C'est vrai que Total et Engie se sont payé chacun un fabricant de batterie à une semaine d'intervalle. Normalement ils investissent rarement chez un fournisseur: Ce n'est pas économiquement correct (core business only!). Pour acheter une turbine un pipeline ou même des acquisitions sismiques ils n'ont pas eu besoin d'acquérir Siemens, Vallourec, ou CGG (alors qu'ils ne sont pas chers actuellement)! Ici, l'argument est de booster la recherche avec de l'argent; soit .... Le Pb c'est que, depuis Mr Volta, peu de progrès ont été réalisés en termes de Kj/Kg, en dépit de beaucoup d'efforts. Ici aussi, peut être, phénomène de mode, greenwashing ?

A chaque énergie ses supporters! Le temps conclura... ou pas. Bon vent pour l’éolien flottant.
a écrit le 04/10/2016 à 22:51 :
Merci de votre rép. et précisions Dutch.

1) le régime des appels d'offres en éolien fait nettement baisser les tarifs (pour les cas extrêmes voir l'Amérique latine entre autres à 25 euros le MWh et tous les autres cas similaires dans le monde). La suppression du tarif d'achat nécessite un complément de rémunération pour les investissements dès lors notamment que le prix de marché de l'électricité peut tomber dans les cas extrêmes de trop d'énergie éolienne/solaire à des prix que l'on a déjà vu à zéro durant plusieurs semaines dans certains pays quand la demande est faible et la production forte. Il y a d'autres aspects également à intégrer bien sûr. Je voulais simplement souligner plus généralement que les aides aux renouvelables hormis quelques dérapages il y a plusieurs années à la suite du Grenelle de l'Environnement ont été revues et corrigées depuis et on ne constate pas d'excès. Pour mémoire et dans l'ordre les énergies fossiles sont encore largement plus subventionnées dans le monde que les renouvelables et le nucléaire l'est également bien plus que les renouvelables depuis le début. Idem pour votre secteur le gaz. Si les énergies renouvelables se développent partout dans leur monde c'est bien que leur prix est compétitif pour la plupart et qu'elles remportent souvent les appels d'offres. On connaît l'évolution long terme favorable puisque les éoliennes existent depuis plusieurs décennies même s'il y a eu beaucoup d'évolutions positives depuis ce temps.

2) Les pistes techno pour réduite la durée des déchets type surgénérateurs et série de réacteurs couplés (par exemple équipe Loiseau Cnrs Cea très compétente) sont très coûteuses et créent aussi plus d'actinides à traiter donc pas vraiment simple en pratique. C'est bien le problème de la filière "uranium" militaire à l'origine. Je rappelle que si les allemands ont abandonné le nucléaire, ce n'est pas juste une décision politique mais un gros problème avec les déchets nucléaires et leur coûts stockés dans des cavités salines qui s'avèrent moins fiables que prévu donc il faut récupérer de nombreux stocks et le bilan est désastreux.

3) les interventions dans l'éolien "flottant" sont simplifiées par le fait que l'on déplace si nécessaire la structure flottante en la remorquant vers un port proche si une éventuelle lourde opération est nécessaire, c'est un des avantages du flottant.

4) je me suis basé sur les investissements en stockage d'ici à 2024 et GW concernés cités par Energie+ ci-dessous et le calcul fait apparaître qu'il est nettement plus favorable de réaliser du stockage et de le coupler aux renouvelables que de réaliser des EPR ! Le MIT entre autres Stanford a réalisé une étude récente qui dit même que si le prix du stockage ne baissait pas aussi vite que prévu il serait plus intéressant d'avoir des surcapacités renouvelables ! Exit le nucléaire. Vous remarquerez d'ailleurs que la course au stockage est lancée et qu'Engie ou Total ont pris des virages marqués tant dans les renouvelables que le stockage, pas seulement avec Sunpower ou Saft mais aussi des centaines de start-up. On voit évoluer très favorablement les chiffres du stockage avec des coûts en baisse d'année en année. Le marché se restructure partout dans le monde et les renouvelables comme le stockage ou l'efficacité énergétique sont chaque fois cités en tête comme encore une récente étude d'Axa sur les investissements en énergie sur tout le continent Africain qui place les renouvelables là aussi en tête.

5) Désolé mais si la ligne Maginot avait été achevée comme la ligne Siegfried en Allemagne l'histoire aurait peut être été très différente ! En effet malgré un matériel alors assez impressionnant pour l'époque et face à peu d'allemands restant, les américains se sont cassés les dents pendant des semaines pour franchir cette ligne en perdant beaucoup de soldats et elle n'a été franchie qu'en partie par les fautes (ou grâce à !) d'un général allemand qui a préféré voir ses soldats faire des sorties alors qu'ils étaient vraiment en position défensive forte et auraient pu tenir encore un certain temps.

6) Je ne contestais pas l'évolution du gaz dans le monde mais soulignais seulement que votre option favorite de choisir le nucléaire + le gaz et d'attendre des évolutions pour se lancer dans les renouvelables ne sont une option choisie par aucun pays. C'est logique puisqu'il n'y a plus que 4 grands producteurs de gaz et soit ils vous soumettent à leur diktat et dépendance via Gazrprom pour la Russie, soit ils peuvent être instables comme l'Arabie Saoudite etc. Et concernant le gaz de schiste vous connaissez le très mauvais rendement d'extraction et les coûts battus en brèche par les renouvelables. Je ne parlerais pas des subventions pour toutes les infrastructures gazières etc ni les aspects géopolitiques avec les gazoducs, le bilan avec le transport et les transformations. On estime à quelques 70 ans les réserves pour le gaz naturel après çà se complique nettement si l'on analyse les investissements par exemple de la Russie dans le non conventionnel. De plus si le prix du CO2 augmente comme c'est prévu. Le taux de croissance du gaz reste très inférieur à celui des énergies renouvelables d'années en années y compris sur les décennies à venir ce n'est pas sans raison et confirme ce que je vous indiquais.

7) Les centrales nucléaires ne sont guère "standardisables" dans les grandes tailles là où elles permettent le meilleur prix possible. Cà varie selon le réseau en place d'un pays, sa demande etc. Donc le constat est que si l'on réalise des réacteurs d'un bon niveau de sécurité on ne peut guère réduire de beaucoup les délais. EDF a pris de gros risques à Hinkley et ce n'est pourtant qu'une centrale EPR qui n'a qu'un rendement de 36% contre 33% pour les déjà anciennes centrales actuelle en France. On pouvait faire mieux avec du temps mais il y avait de la concurrence. Les chinois n'ont pas opté pour les mêmes niveaux de sécurité. Pour mémoire il passeront de 2 à 4% de part de nucléaire pour la production électrique dans une période où les renouvelables se développent bien plus que cela en Chine. Leur part de nucléaire est donc en proportion très petite. C'est bien pour eux d'avoir toujours travaillé par ailleurs sur le thorium y compris en secret à l'origine qui pose moins de problèmes que la filière uranium et le thorium est un sous produits dangereux des terres rares utilisées dans de nombreux secteurs dont électronique, informatique etc et une part de l'éolien mais il leur reste à exploiter moins salement ces terres rares (pas rares mais en fait diffuses). Elles sont recyclées dans l'éolien mais pas assez quand elles sont en petites quantités dans les multiples applications électroniques quotidiennes vus les prix actuels des matières premières, c'est un aspect à corriger au plus vite.
Bien à vous et bonne soirée
a écrit le 04/10/2016 à 18:11 :
Merci, "La réalité", pour cette longue réponse et pour m'avoir lu.
Permettez moi de réagir sur quelques extraits de votre réponse:

"Prime d’Etat – le complément de remuneration": Combien en % du prix de vente ? Pour moi c'est une subvention... Nous verrons le résultat des appels d'offre. C'est là ts le probleme: Qu'est ce que ca donne sur EXCEL sur le long terme (avec maintenance etc ...) ?

"Au nucléaire il faut ajouter les coûts énormes du démantèlement, risques et stockage des déchets". Les déchets du nucléaires sont tres compacts et il y aussi des pistes technologiques pour les valoriser et réduire le volume des déchet ultimes.

"Les interventions sont nettement plus simples et rapides à traiter": En offshore pas évident ...

"Les chiffres confirment, si vous faites le calcul, que le prix du stockage et d'une meilleure gestion de l'énergie est bien inférieur au nucléaire !": Quels chiffres ?! C'est bien le pb, chacun a les siens, seul l'avenir le dira...

"Les ingénieurs du secteur dans le monde ne sont pas idiots". Exact, les ingénieurs ayant concu la ligne maginot non plus ! Les effet de mode existent, et on peut avoir raison a trés long terme, parfois il vaut mieux se hater plus lentement.

"Votre option du gaz en option d'attente n'est choisie nulle part dans le monde": Oh ! Alors là je proteste vigoureusment ! Je travaille dans le secteur: Des chantiers énormes sont en cours, en conventionnel, schiste et LNG, partout dans le monde (US, Australie, papouasie, russie, norvege , Golfede guinée...

"Je doute que le prix du MWh d'Hinkley soit revu à la baisse d'ici 2025 à l'ouverture ! Par contre je suis certain et prêt à parier que le prix de l'éolien baissera encore !" Nous verrons: Normalement un EPR peut se construire en 5 ans hors aléas: Hinkley part sur 10 ans en tenant compte des prototypes: on n'est pas à l'abri d'une bonne surprise: Les chinois (qui ne sont ni idiots ni inconscients !) sont allés plus vite sur leur EPR que nous à Flamanville.

Bien à vous..
a écrit le 04/10/2016 à 15:00 :
@ Dutch : vos chiffres datent donc analyse inexacte. Pour la France et pour l'éolien terrestre le régime de l’obligation d’achat s’arrête pour les développeurs. A partir de janvier 2017, tous les projets de plus de six turbines seront choisis sur appels d’offres, avec une rémunération issue de la vente sur le marché complétée par une prime d’Etat – le complément de rémunération. Seuls les parcs de moins de six éoliennes sont exemptés de la mise en concurrence. Il restent en « guichet ouvert » mais ne bénéficient plus du tarif d’achat et passent donc eux aussi au complément de rémunération. Donc quand vous évoquez "subventions" la réalité est devenue différente d'il y a plusieurs années. L'éolien est devenu plus que compétitif même si l'on doit intégrer un coût au stockage pour l'intermittence. On en est loin puisque l'éolien en France fournit annuellement plus de 5,2% de l'électricité et que le réseau "actuel" peut absorber selon EDF et Enersis plus de 40% d'énergies intermittentes. Donc on a plusieurs années devant nous et pendant ce temps le stockage évolue rapidement et notamment les prix en baisse constante comme le souligne plus bas Energie+ dont les chiffres confirment, si vous faites le calcul, que le prix du stockage et d'une meilleure gestion de l'énergie est bien inférieur au nucléaire ! Raison d'ailleurs du développement partout des Enr et capacités de stockage, les ingénieurs du secteur dans le monde ne sont pas idiots. De plus au nucléaire il faut ajouter les coûts énormes du démantèlement, risques et stockage des déchets pour la génération EPR obsolète. En outre vous parlez de puissance "nominale" qui n'est actuellement pas atteinte puisque le taux de disponibilité du nucléaire peut tomber certaines années à moins de 62% alors qu'il est à 98% pour l'éolien (vous confondez avec "facteur de charge" qui est en moyenne de 35% pour l'offshore) où les interventions sont nettement plus simples et rapides à traiter. La on évoquait l'éolien "flottant" qui est récent mais part déjà avec un prix nettement plus bas que l'éolien "offshore que vous confondez au niveau prix. Vous pourrez vérifier qu'il est moins coûteux de faire de l'éolien flottant qui se transporte sur site et que son prix va rapidement baisser comme les autres Enr avec le marché qui se développe, c'est le propre de toute industrialisation en quantité. Le prix de départ de l'éolien flottant est déjà plus compétitif que le nucléaire type EPR si l'on tient compte du cycle global du nucléaire comparé au cycle global de l'éolien flottant et çà va comme pour le reste et selon toutes les études n'aller qu'en faveur de l'éolien flottant. C'est une réalité. Votre option du gaz en option d'attente n'est choisie nulle part dans le monde car outre les problèmes de transports, de pollution, de quantités limitées etc il y a celui de la dépendance énergétique. Je ne vois pas de pays qui cherche à dépendre plus largement des quelques pays producteurs et problèmes géopolitiques sévères liés au gazoducs mais au contraire ne vois que des pays qui cherchent à se diversifier donc retiennent systématiquement les renouvelables, le stockage etc Donc la aussi c'est une réalité. Votre calcul d'argent est faux car si le prix du gaz récemment n'est pas cher, sur la durée les énergies renouvelables n'ont fait que baisser dès lors que les technologies évoluent et la ressource est gratuite. Vous ne comptez pas non plus l'ensemble des recettes donc emplois créés. C'est un investissement mais sur une tendance de moyen long terme c'est plus rentable que d'attendre le dernier moment que le gaz reparte pour n raison à la hausse et ne pas être prêt alors que la concurrence mondiale a déjà pris de l'avance. On n'a de plus par forcé sur la cadence en France. Vous observerez de plus que c'est un mouvement mondial qui n'est pas sans raisons valables et réalistes et vouloir prendre une option divergente mal calculée serait un échec cuisant car il y a énormément de R&D (voyez les brevets déposés), d'innovation, d'enjeux, de financements (voyez la croissance des chiffres et même les politiques de groupes comme Exxon pourtant à l'origine détracteur des renouvelables) etc. Vos réserves de gaz pour des centaines d'années sont plus qu'optimistes sachant qu'on ne les connaît pas exactement et rappelle les chiffres donnés pour le gaz de schiste et on a vu la réalité par l'épuisement rapide des puits aux Etats-Unis. Il était logique de soutenir l'éolien comme toutes les énergies et le nucléaire l'a été plus largement encore et l'est toujours, sans parler des fossiles dans le monde, donc pas la peine de cibler l'éolien spécialement, les quelques abus de départ ont été corrigés. Ajouter du nucléaire en France n'a pas de sens vu son prix exorbitant et les déchets dangereux d'hyper longue durée qui vont avec et alors que l'on doit faire face à des coûts en hausse pour de nombreuse années à cause du démantèlement et des déchets. De plus si vous faites nucléaire + gaz votre bilan CO2 est forcément plus mauvais que nucléaire actuel + énergies renouvelables et stockage avec meilleure gestion du mix global. Si vous creusez plus pour répondre plus précisément à cet aspect vous verrez que le TRE (taux de retour énergétique de l'éolien ou de l'actuel solaire hybride est bien meilleur que celui du gaz) donc outre le prix, l'absence de risque, la pollution minimale, l'absence de dépendance, la faible émission de CO2 etc les renouvelables sont la bonne et meilleure option. Je doute que le prix du MWh d'Hinkley soit revu à la baisse d'ici 2025 à l'ouverture ! Par contre je suis certain et prêt à parier que le prix de l'éolien baissera encore ! Concernant le stockage il n'y a pas que les batteries mais une centaines de solutions retenues dans le monde parmi un chiffre encore plus élevé, comme compétitives et avec des taux de rendement importants. Puisque vous parlez batteries, les batteries de flux redox à molécules organiques ne posent aucun problème de recyclage et propreté par exemple donc là aussi il faut regardez l'ensemble des solutions avant de tirer des conclusions hâtives. Pour le calcul du nombre de foyer desservis il n'y a pas lieu de prendre une puissance compteur mais bien la consommation réelle moyenne des ménages français chauffage inclus (j'ai pris le chiffre officiel) et tenir comte de l'intermittence de l'éolien donc pour 4 éolienne de 6 MW chacune on arrive à quelques 14.000 foyers en effet. On ne fait pas la transition sur un quinquennat : les suédois ont commencé au début des années 1970, les allemands en 1991, les français depuis environ 2005 et encore ! Au total on sera sans doute pas loin de 60 à 80 ans au total pour être indépendants et polluer le moins possible alors qu'actuellement c'est la encore la gabegie puisque l'on a réussi a économiser 26 TWh en quelques années sans beaucoup d'effort dont une bonne partie d'efficacité énergétique. L'industrie traîne des pieds mais les programmes de l'Union européenne sont annoncés, planifiés et de plus en plus restrictifs ce qui est efficace sinon on n'aurait pas avancé comme on l'a toujours constaté (voyez les différences de recyclage par exemple selon les pays, certains se fichent du monde et trichent et d'autres sont en tête de palmarès).
a écrit le 04/10/2016 à 13:27 :
Je dispose des éléments suivants pour les pays bas offshore: Prix de revient 170 eur/MWh, prix de marché 30 eur /MWh, la difference de 140 eur/MWh est subventionnée ! C'est énorme! Et pourtant le pays est très venté.
La ferme offshore de princess Amalia au large de La Haye (60 turbines 12 km de la cote, 120 MW (taux de disponibilité 30 %), et alimente de facon intermitente ...70 000 foyers seulement.
Est que cela vaut de mettre autant d'argent tant qu'on dispose de gaz pas cher ? Perso j'en doute...
A titre de comparaison un EPR produit de facon continue 1300 MW... ce qui permet de subventionner l'éolien (les clients contribuent sur leur facture).
Supprimer le nucléaire (ou le charbon) = Suppression des subventions à l’éolien… et électricité 6 fois plus chère...Paradoxal non ?
C’est pourquoi le gaz, qui pollue moins que pétrole et le charbon, et dont les réserves se chiffrent en siècles, permettra de réaliser la transition énergétique tranquillement, et non sur un quinquennat.
Pour éviter les rejet de gaz à effet de serre; il faut également maintenir, voire développer, le nucléaire .
Enfin; s'il y a une "learning curve" sur l'éolien qui permettra - on l'espere - des baisses de coût; des progrès seront également obtenus sur l'EPR: Hinkley point devrait mieux se passer que Olikuoto et Flamanville. Il faut passer a la série (ce qui a ete fait dans le passé avvec success en France.
a écrit le 04/10/2016 à 13:00 :
Abonnement minimum EDF = 3 kW (sans le chauffage, sinon c'est beaucoup plus!)
24 000 kW/3 = 8000 foyers, si le pic de consommation des foyers est concommittant.

Champs offshore de princes Amalia (Pays bas au large de la Haye). 60 turbines a 2 MW = 120 MW de puissance installée, alimenterait 70 000 foyers (source: Wikipedia).
Ratio 120/24 x 70 000 = 14 000 foyers. Cad votre résultat.

Mais certainement pas 40 000 foyers..


Stockage = Batteries: Recyclage difficile, / Consomme du plomb, du lithium, de l'acide et surtout du plastique, durée de vie limitée. Pèse un ane mort : Transport ?
a écrit le 04/10/2016 à 8:41 :
A noter que le stockage d'énergie est en énorme croissance. Une étude récente de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) : "Global Energy Storage Forecast 2016-2024" estime la croissance du marché du stockage d'énergie "massive".
L'investissement annuel dans ce secteur augmentera de 6 fois pour atteindre 8,2 milliards $ en 2024. Au cours de la même période environ 81 GWh supplémentaire de capacité de stockage d'énergie (l'équivalent de 62 réacteurs nucléaires) seront installés à l'échelle mondiale, à l'exclusion des systèmes hydro/pompage. Les 5 principaux marchés sont le Japon, l'Inde, les États-Unis, la Chine et l'Europe; ils représentent 71% du total mondial pour le stockage installé en 2024. Entre aujourd'hui et 2024, 44 milliards de $ seront investis dans les systèmes de stockage. À l'heure actuelle 84% du stockage d'énergie stationnaire (à savoir non pompé/ hydroélectrique) est en cours d'installation par les services publics.
a écrit le 03/10/2016 à 23:44 :
La consommation moyenne d'une famille en énergie électrique est de 5336 kWh par an = 0,6 KW/h/H. Avec un facteur de charge de 35% pour l'éolien offshore, seules ces 4 éoliennes permettent d'approvisionner - donc sans intermittence - 14.000 foyers et en plus chauffage compris. Le prix est moindre en flottant et démarre autour de 120 euros le MWh (identique à l'EPR non achevé et qui est de 144 euros/MWh à présent à Hinkley Point donc en hausse mais sans intégrer le coût des démantèlements et déchets de plus de 100.000 ans de durée de vie, donc ingérables, sans parler des risques évalués par EDF en 600 et 1000 milliards d'euros en cas d'accident majeur sur un seul réacteur). Le prix de l'éolien flottant qui démarre devrait rapidement chuter vers les 70 euros le MWh (l'éolien terrestre est déjà à 30 euros le MWh dans beaucoup de parties du monde pour donner une idée et la moyenne des parcs terrestres français se rapproche des 50 euros le MWh). L'éolien est donc une énergie sans risque, créatrice d'emplois locaux, très peu polluante et ultra compétitive dont on ne peut se passer y compris en France.
a écrit le 03/10/2016 à 18:01 :
10 000 foyers me semble plus réaliste (non 40 000 comme annoncé):
24 MW, soit 24 000 kw, ce ne ferait que 600 W par foyer !

Et encore, de façon intermittente!

Le prix de revient par kWh sur 20 ans doit atteindre des sommets; car il faut payer le câble électrique qui amène le courant à terre.. Et la maintenance de ces structures offshores.

Ceci dit, s’ils arrivent à en vendre aux étranger tant mieux ! Mais pas trop en France, avec l’argent du contribuable et des consommateurs!

Vive le nucléaire, vive le gaz.
a écrit le 02/10/2016 à 14:17 :
Bonjour,

Attention à l'image d'illustration de l'article, le projet est à l'ile de Groix et non pas l'ile au moines (cette dernière est dans le golf du Morbihan donc impossible d'installer des éoliennes, attention aux fausses rumeurs !)
a écrit le 02/10/2016 à 13:05 :
C'est bien ce projet, mais comme nous ne savons toujours pas stocker l'énergie électrique... il nous faudra encore une autre usine électrique pour les cas de journée sans vent !!

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