Ebranlé par la crise, Total met le cap sur les renouvelables et devient TotalEnergies
Juliette raynal
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C'est l'heure des résultats annuels pour Total. Et aussi celle des remises en cause. Comme toutes les grandes majors pétrolières, le groupe a été particulièrement touché par la crise sanitaire, qui a largement affecté la demande mondiale, alors que le secteur était déjà miné par une guerre des prix féroce entre l'Arabie Saoudite et la Russie.
Conséquence, le groupe passe dans le rouge en 2020 avec une perte record de 7,2 milliards de dollars, contre un bénéfice de 11,2 milliards en 2019. Le résultat, dévoilé ce 9 février, est notamment plombé par les dépréciations exceptionnelles d'actifs annoncées en juillet dernier, en raison de la faiblesse des cours et des nouveaux objectifs climatiques. Elles s'élèvent à 10 milliards de dollars et concernent essentiellement les sables bitumineux canadiens.
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Les dépréciations effectuées par Total restent en effet inférieures à celles des autres supermajors. A titre d'exemple, sur le seul quatrième trimestre de l'année 2020, l'américain ExxonMobil a procédé à une dépréciation de plus de 19 milliards de dollars. Le géant pétrolier, qui fut il y a quelques années la société la plus chère du monde, a subi une perte colossale de 22,4 milliards de dollars en 2020. De son côté, BP a fait état d'une perte de 20 milliards d'euros et Shell de 21,7 milliards de dollars. Seul l'américain Chevron fait mieux que Total avec une perte de "seulement" 5,5 milliards.
Juliette raynal