La fin des véhicules thermiques en 2040, un enjeu d’abord pour les réseaux électriques

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Vers une domination des voitures électriques... en 2040.
Vers une domination des voitures électriques... en 2040. (Crédits : © Dmitry Vereshchagin - Fotolia.com)
Perçu comme la mesure phare du plan climat annoncé par le ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot le 6 juillet, l’objectif de mettre un terme à la commercialisation des véhicules essence et diesel présente autant d’enjeux pour les réseaux électriques que pour les constructeurs automobiles.

Parmi les six grands thèmes et 23 axes développés par Nicolas Hulot dans le cadre de son plan climat, c'est la mesure qui a le plus retenu l'attention concerne « l'objectif de mettre fin à la vente de voitures émettant des gaz à effet de serre en 2040 », autrement dit, les véhicules essence et diesel. Ce qui laisse 23 ans aux constructeurs pour s'adapter. Évoquant l'annonce d'une gamme entièrement électrifiée pour 2019, faite par Volvo la veille, Nicolas Hulot a assuré qu'ils avaient déjà anticipé cette évolution.

Il a, par ailleurs, tenu à préciser que, ce faisant, la France rejoignait d'autres pays tels que les Pays-Bas et la Norvège (qui ont annoncé la fin des voitures thermiques pour 2025) ou encore l'Allemagne et même l'Inde (2030).

« La fin des véhicules uniquement diesel ou essence est dans l'air du temps, observe Amaury Klossa, consultant expert de la transition énergétique chez Emerton. La France ne fait que s'inscrire dans un mouvement impulsé largement au-delà de nos frontières, que nos constructeurs ont déjà commencé à anticiper. L'échéance (2040) laisse le temps aux constructeurs de s'y préparer et ils seront tôt ou tard contraints de se plier à cette nouvelle donne pour pouvoir écouler leurs modèles dans des marchés essentiels tels que la Chine ou l'Inde », ajoute-t-il.

D'ailleurs, Nicolas Hulot l'a rappelé lors de son audition au Sénat ce 12 juillet, les constructeurs ont réagi à ses annonces par un « chiche » de bon augure.

Une question de puissance plus que de consommation

Le vrai sujet, ce ne serait pas tant celui des constructeurs automobiles, que des infrastructures d'énergie, que ce soit les réseaux électriques ou les infrastructures des énergies fossiles. « Pour ces dernières, il importe de prendre en compte les futurs coûts échoués relatifs aux infrastructures hydrocarbonées et la place du gaz dans la transition », souligne Amaury Klossa.

Pour les premiers, la question se pose moins en termes de volumes d'électricité consommée que de puissance.

Pour Damien Siess, en charge de la stratégie à l'Union française de l'électricité (UFE), « il faut en finir avec le fantasme du relais de croissance pour les électriciens ». Le véhicule électrique est très efficace et sobre, et 10 millions de véhicules électriques ne feraient grimper la consommation que de 10 terrawattheures, soit 2% de l'énergie électrique aujourd'hui consommée en France.

« La fin de la vente de véhicules à essence et diesel en 2040 ne signifie pas la disparition du parc thermique, rappelle pour sa part Jean-Baptiste Galland, directeur de la stratégie chez Enedis. Nos hypothèses de travail actuelles, calées sur la PPE, sont de 5 millions de véhicules électriques et hybrides rechargeables en 2030. »

Rapprochement entre acteurs de l'automobile et de l'énergie

Quel que soit le nombre réel de véhicules tout électriques ou hybrides rechargeables en circulation sur les routes françaises après 2040, « le véritable sujet est celui de l'impact de la recharge de ces véhicules sur le réseau », détaille-t-il.

« Cette question de la charge et du positionnement des bornes sur le réseau électrique se pose également pour les bus électriques », précise-t-il, évoquant notamment l'équipement 100% électrique prévu par la ville de Paris à l'horizon 2025 mais également par nombre d'autres villes.

« Il faut que les appels de puissance en simultané soient bien gérés, à un coût acceptable, renchérit Damien Siess. Il est crucial que tous les développements (non seulement les bornes, mais aussi les logiciels), soient 'smart ready' d'entrée de jeu. »

C'est pourquoi Enedis travaille avec les professionnels de l'électricité sur le « smart charging », qui consiste à organiser au mieux la gestion de la recharge. « Sur le plan de la technologie, le pilotage des réseaux et la communication via les bornes sont au point », affirme M.Galland. Reste à développer une communication directe entre les véhicules et les bornes ou les opérateurs de mobilité. C'est précisément la vocation du GIREVE (Groupement pour l'itinérance des recharges électriques de véhicules) qui rassemble Enedis, Renault, la CDC, EDF et la CNR.

« Les mondes de l'automobile et de l'électricité travaillent désormais main dans la main, se réjouit Jean-Baptiste Galland. Le maître mot sera celui de la coordination entre acteurs. », insiste-t-il.

Le stockage au centre de la transition énergétique

Pour Christophe Bourgueil, en charge du développement commercial dans l'activité stockage d'Eaton (spécialiste de la conversion, le management et la protection de l'énergie), le plan climat présenté par Nicolas Hulot annonce « une accélération de la transition énergétique ». Le développement des énergies renouvelables et des véhicules électriques, accompagné par des modifications profondes des usages et de la consommation électrique, implique d'ajouter au système électrique des « éléments de flexibilité », donc de stockage. En partenariat avec Nissan, Eaton travaille sur le repackaging de batteries de véhicules électriques usagées à des fins de stockage résidentiel ou industriel, ou à la fabrication de bancs de recharge. Même si le cadre réglementaire reste à préciser concernant la définition, l'utilisation et la rémunération du stockage, ce secteur n'en apparaît pas moins comme l'un des pivots de la transition énergétique, rendu plus urgent encore par cette accélération attendue du déploiement de la mobilité électrique.

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a écrit le 28/09/2017 à 5:19 :
ceux qui habitent dans un appartement ne peuvent pas recharger une voiture électrique
a écrit le 07/09/2017 à 1:56 :
Si toutes les voitures deviennent électriques l'état perdra l'argent que lui rapporte la taxe sur les carburants,le manque à gagner sera énorme !
a écrit le 14/07/2017 à 17:40 :
L'analyse est déjà faussée par vos analystes. Ils partent du principe qu'i faut une production nucléaire pour l'électricité et cela c'est mauvais car l'uranium est fossile, non recyclable et dangereux à très long terme. Imaginons la solution d'Elon Musk avec ses recharges à induction mais alimentée par les panneaux photovoltaïques soit chez soi et ce n'est pas très coûteux avec les aides de l'état à développer d'ailleurs si l'on veut une énergie propre chez soi ou sur les bâtiments publics. C'est réalisable et non utopique.
Réponse de le 30/07/2017 à 12:38 :
Si on part sur ce genre de raisonnement, alors l'énergie solaire est elle-aussi nucléaire (produite par une réaction de fusion nucléaire au sein de notre soleil), et toute aussi peu renouvelable (le soleil va finir par s'épuiser).

Tandis que le nucléaire est une énergie dont le bilan carbone est bien plus faible que celui du photovoltaïque, et les réserves d'uranium 235 comme 238 nous permettraient de tenir des millénaires.

Oui le nucléaire n'est pas l'énergie ultime (EDF est la première à le reconnaitre), mais c'est actuellement et à moyen terme une énergie indispensable si on veut une électricité fiable, peu chère et à peu près décarbonnée.
a écrit le 14/07/2017 à 9:35 :
Bonjour
une tres mauvaise analyse
Le véhicule electrique va marcher avec la production decentralisée. Et ayons en tete ce chiffre magique: 1m2 de panneau PV = 1000 Km de mobilité
Sortons de ce schema (voulu par EDF et ses consorts) d'une production centralisée
Réponse de le 30/07/2017 à 13:52 :
La raison pour laquelle tous les industriels du secteur tiennent à une certaine part de production centralisée est due aux contraintes technologiques d'un réseau électrique :

L'électricité qui arrive dans votre prise de courant doit être de 220V - 50Hz, sinon les appareils que vous y connectez ne feront pas long feu.

Or 50Hz implique que la puissance de production et celle de consommation d'électricité sur le réseau soient en permanence équilibrées. Si à un instant il y a trop de puissance de consommation par rapport à la production, la fréquence baisse. S'il y a trop de production, la fréquence sur le réseau augmente.

Or la puissance de consommation électrique évolue tout le long de la journée, de la semaine, de l'année, de la décennie. Il est donc nécessaire de disposer de moyens de production pilotables, afin de suivre la consommation.

Or en l'absence de technologie de stockage déployable économiquement à grande échelle, avec un potentiel hydraulique, géothermique, marémoteur et biomasse limité, cela veut dire des centrales fossiles ou nucléaires.

Ensuite, 220V implique que les moyens de production soient relativement bien répartis sur le territoire. Autrement, la tension deviendrait trop forte aux points du réseau où les moyens de production sont concentrés, et trop faible ailleurs.

On ne peut donc pas compter juste sur le solaire du sud de l'Europe pour alimenter tout le monde, ou bien sur l'éolien du nord de l'Europe. De toute manière, quand le soleil ne brille pas ou que le vent ne souffle pas, c'est souvent pareil sur tout le continent (le foisonnement du soleil et du vent sur toute l'Europe n'est absolument pas suffisant pour garantir la sécurité d'approvisionnement nécessaire).
a écrit le 14/07/2017 à 7:43 :
La solution c'est la voiture à air comprimé, poids à vide réduit, grande autonomie, coût réduit.... ces voitures existent déjà, mais l'état bloque son arrivé... on continu de tout miser sur la voiture électrique avec ces composants extrêmement polluants !
a écrit le 14/07/2017 à 0:39 :
De toute façon il y a une certaine logique de base , aucune propulsion sauf électrique.
L'électronique peut tout remplacer, embrayage, boites de vitesses freins.
Les derniers moteurs sont ultra compacts et légers.
Reste l'alimentation électrique, donc un accu, on sait faire.
Pour la charge il y a le réseau, mais aussi on peut enfin utiliser un moteur stirling au gpl (ou autre carburant non polluant) pour tenir la charge.
Le moteur stirling n'est pas adapté à la traction mais à un régime fixe optimal, quasiment inusable et 30% de rendement en plus des moteurs .
Et la on a un moteur hybride dans le bon sens.
a écrit le 14/07/2017 à 0:36 :
Pour info, les britanniques viennent d'estimer l'augmentation du besoin électrique pour leur transition énergétique (voitures électriques et chauffage): environ 15 gw de puissance supplémentaire s'il n'y a pas optimisation de la charge par des smart gris, soit les 17 réacteurs nucléaires que veut fermer Mr hulot. Il est temps de partager les infos au niveau Europeen sinon on va faire des mauvais choix pour des décennies
a écrit le 14/07/2017 à 0:27 :
Notre capacité de production électrique ne doit pas s'analyser en moyenne sur une année, mais en pic. Par exemple, lors du chassé-croisé juilletistes-aoûtiens, avec 3 millions de véhicules qui partent et 3 millions qui rentrent, et qui parcourent 500km (avec la climatisation à fond 240W/km), puis qui doivent se recharger lors de leur trajet ou la nuit (avant de partir au travail le lundi matin). Cela va produire un appel de courant énorme. Calcul = 6000000 x 500 x 240 = 720 GWh. Je rappelle que la capacité de production maximale française (sans aucune centrale en maintenance estivale) est de 95 GW. De plus, certaines centrales nucléaires ont une puissance techniquement réduite l'été, car le débit des cours d'eau est moindre et elle ne doivent pas trop réchauffer l'eau.
Il va falloir remplacer 17 centrales nucléaires par 17 nouvelles centrales nucléaires plus puissantes, plus sûre. Et ne pas attendre 2040 pour les mettre en chantier.
a écrit le 14/07/2017 à 0:20 :
Quid des prises électriques dans les copropriétés? Qui paiera l'électricité?
Pour le moment, c'est en maison individuelle seulement.
a écrit le 13/07/2017 à 19:42 :
"Le véhicule électrique est très efficace et sobre, et 10 millions de véhicules électriques ne feraient grimper la consommation que de 10 terrawattheures, soit 2% de l'énergie électrique aujourd'hui consommée en France."
J'en déduit qu'un million de véhicules vont consommer annuellement 1 THw heure soit pour un véhicule 1000 kwh en moyenne sur l'année. ma voiture (berline disel de 2 l) fournit une puissance mesurée sur autoroute à 120 km/h de l'ordre de 25 à 30 kw, donc 30 kwh pour 120 km. Je parcoure environ 15000 km/an. Sauf erreur de ma part, c'est plutôt 3750 kwh qu'il faudra, au rendement des batteries pres, lui fournir. On peut arrondir à 4000 kwh, ce qui est 4 fois le chiffre annoncé et j'ai un véhicule plutôt économe qui consomme 6l/100 km...
Bien sçur, si on limite à 3000km/ an, on consommera beaucoup moins....
Réponse de le 14/07/2017 à 0:30 :
Vous avez parfaitement raison: le bon calcul est le suivant 15000 km/an à raison de 15 kWh au 100km soit 2250 kWh par an soit le double
En plus, il y a une certaine perte au chargement, don con devrait pas être loin de 2500kwh' soit deux fois et demi
Réponse de le 19/07/2017 à 3:03 :
Vous omettez une chose, c'est que 1Twh de moteur essence n'est pas converti en la même puissance motrice qu'un Twh électrique.
Je savais que l'électricité n'était pas bien convertie en chaleur, mais apparemment, elle l'est beaucoup mieux en une force mécanique.
Réponse de le 30/07/2017 à 14:06 :
Le rendement d'un VE est bien meilleur que celui d'un véhicule thermique :

Son moteur a un rendement de l'ordre de 90-95% contre 20-30% pour les véhicules thermiques, pas de boite de vitesse, etc.

Et Wirkos, la conversion d'électricité en chaleur est très, très facile : Avec un radiateur électrique, vous obtenez un rendement de 100%. Et avec une pompe à chaleur, le rendement atteint les 300%... C'est l'opération inverse qui est difficile, selon les lois physiques liées à l'entropie.
a écrit le 13/07/2017 à 18:57 :
Si la voiture électrique de 2040 fonctionne selon le modèle actuel de la batterie, alors le choix politique de N.H. ne sera pas viable. Pourquoi? le monde aura-t-il suffisamment de matières premières nécessaires à la fabrication des batteries? J'en doute ou alors, nous passerons d'une dépendance pétrole à une dépendance lithium!
En revanche, si l'énergie nécessaire au fonctionnement des voitures évolue vers une solution plus "écologique" comme par exemple la pile à combustible, alors la démarche de N.H. est excellente.
a écrit le 13/07/2017 à 18:44 :
La transition passe par les véhicules hybrides ce que Toyota a compris depuis longtemps et met de plus en plus en avant. Malheureusement les journalistes spécialisés dans l'automobile semble avoir beaucoup de mal avec l'hybride peut-être parce que ce type de véhicule ne leur permet pas de s'amuser à faire rugir le moteur. La plupart ne connaissent pas bien son fonctionnement et propagent quelques "âneries" répétées à l'infini.
a écrit le 13/07/2017 à 16:27 :
Comment tout le monde vont recharger leurs vehicules au meme temps, comme aujourd'hui, un jour rouge sur les routes? Combien des bornes on y a besoin par station service? Parceque le chargement electrique prendre 15 fois plus de temps que un chargement de carburant liquide.
a écrit le 13/07/2017 à 14:42 :
La Norvège qui joue les vertueuses à bon compte alors que ce pays vit grassement de l'extraction des hydrocarbures depuis des décennies.
a écrit le 13/07/2017 à 14:38 :
Il est évident que le développement des véhicules électriques va chambouler l'organisation des réseaux électriques, mais à quelle puissance ? entre les bornes de recharge de 2 Kw et celles de 50 Kw, … et jusqu’à 150 KVA pour Tesla. D’autant plus qu’à partir de 9 KVA c’est obligatoirement du triphasé (et même à partir 6 KVA pour la production photovoltaïque).

C’est le futur usage du véhicule individuel et du transport collectif qui va en déterminer les modalités et donc l’architecture réseau qui va avec.
La tendance reste à la décentralisation et à la répartition des sources de production d’électricité. Plus ce sera décentralisé, plus ce sera (théoriquement) « souple » à adapter aux besoins.
Le problème de l’autonomie des batteries de véhicules étant toujours d’actualité, d’où l’obligation qu’elles soient en parfait état.
Vu le prix élevé de la technologie Lithim-ion, Elon Musk avait prévu de recycler les batteries des véhicules pour les destiner au stockage courte durée de la production photovoltaïque. Il faut en effet arriver à lisser la production d’énergie de la journée afin de mieux l’utiliser aux heures de pointe de consommation. Ces batteries étant étanches, elles peuvent être plus facilement installées dans le secteur résidentiel. En plus elle ne supportent pas, comme la majorité des batteries, la décharge profonde.
A se demander même si le LI-ION est la technologie la plus adaptée aux véhicules électriques ? Mais en attendant mieux.
a écrit le 13/07/2017 à 14:20 :
Comment partir d'un mensonge pour faire passer une mesure qui engage tout un pays. Dire que le tout électrique ne ferait augmenter la consommation que de 2% est en contradiction avec une étude récente qui annonce un besoin multiplié par 100 de la production électrique .
Réponse de le 14/07/2017 à 10:12 :
ou se trouve cette etude ????
a écrit le 13/07/2017 à 13:49 :
L'électrique.... Des enjeux de production de l'énergie, de mise à disposition des bornes de recharges, de fabrication des batteries à partir de métaux rares, de recyclage des batteries... cela permet de sortir la pollution de la ville, mais cela ne supprime pas la pollution ! Et l'hydrogène ? Disponible en station ? Cela ne serait pas plus "durable" comme alternative aux moteurs thermiques ?
a écrit le 13/07/2017 à 13:36 :
Sociologiquement les commentaires seraient presque plus intéressants que l'article qui est pourtant excellent car ils soulignent pour beaucoup d'entre eux la méconnaissances des évolutions du secteurs automobile et de l'énergie entre autres, un peu comme lors du passage de la voiture à cheval majoritaire (on voyait 1 voiture parmi des centaines de voitures à cheval sur les anciennes photos) aux véhicules électriques puis essence (on voyait alors 1 voiture à cheval au milieu de centaines de véhicules électriques puis à essence !) Volvo ne fera que des véhicules électriques en 2019, Porsche 50% en 2023, l'Allemagne, l'Inde etc en 2030, la GB espère avant avec un méga plan etc. Les navettes autonomes sont multiples et arrivent, de même que les véhicules, en même temps que la puissance nécessaire des véhicules diminue et sont plus efficients, que les solutions d'autopartage se développent, que les trams sans rails arrivent, des transports comme Hyperloop très efficient ou Hyper Chariot encore plus efficient, ou Transit X également, de même les véhicules plus petits et les voitures solaires arrivent etc. Et on peut continuer la liste de solutions qui arrivent mais peu de gens approfondissent le sujet et pensent que ce n'est pas possible ! Il serait temps de s'adapter car çà change vite dans ces secteurs en ce moment. Notamment avec par exemple les véhicules électriques en open source. Le secteur automobile et des transports va être profondément modifié. Beaucoup semblent à la traîne dans leurs analyses du secteur !
Réponse de le 13/07/2017 à 15:52 :
Il reste cependant des barrières technologiques à franchir.
POur faire simple, avec un véhicule confortable, on a besoin de 5 l/100 soit 20 kWh/100 km (cf ci post dessus). Si on veut une bonne autonomie, il faut dans les 100 kWh.
Aujourd'hui, les meilleures batteries (pour un cout exhorbitant) font du 200 Wh stockée par kilo. Donc il faut une batterie de 500 kilos, ce qui est énorme pour faire un pari lyon dans une berline confortable type Volvo.
Le passage au tout élec nécessite une révision complète du mode de distribution d'énergie (remplacer les pompes à essence par des batteries à installer), cela ne se fera pas simplement.
Il y a effectivement des usages urbains qui peuvent passer à l'élec - la technologie le permet, mais le cout reste très élevé.
Réponse de le 13/07/2017 à 20:35 :
Arrêtez l'enfumage...l'Hyperloop n'est pas allé au delà de 120km/h, et une maquette malheureuse à été juste montrée au bout d'une grue...et partir de là tout ce que vous écrivez c'est du baratin bidon...ou alors pour 2050 et encore Regardez la vie quotidienne des gens dans le monde!
Regardez le total mensonge marketing de la présentation de la Audi A8...aussi bidon...et passe-moi 100.000 euros le gogo!
Réponse de le 13/07/2017 à 20:36 :
Arrêtez l'enfumage...l'Hyperloop n'est pas allé au delà de 120km/h, et une maquette malheureuse à été juste montrée au bout d'une grue...et partir de là tout ce que vous écrivez c'est du baratin bidon...ou alors pour 2050 et encore Regardez la vie quotidienne des gens dans le monde!
Regardez le total mensonge marketing de la présentation de la Audi A8...aussi bidon...et passe-moi 100.000 euros le gogo!
Réponse de le 14/07/2017 à 7:58 :
" Beaucoup semblent à la traîne dans leurs analyses du secteur !"
Il y a (malheureusement) des vérités intangibles. Un rendement ne peut, hélas, être supérieur à 1 et le produit de tous les rendements propres à chaque opération montre que beaucoup des projets que vous citez risquent de rester à l'état de...projets! Avez-vous regardé les chiffres de la production par éolienne? C'est catastrophique: L'électricité qu'elles sont sensées produire vient dans grande majorité (90% environ) de la centrale thermique (souvent au charbon) qui lui est associée. Si on voulait réellement respecter un bilan carbone, mieux vaur revenir à la marche à pied ou, à la rigueur, à la bicyclette...A moins que, finalement, on préfère le nucléaire...
a écrit le 13/07/2017 à 11:57 :
Sous le titre " Accord climat : Macron sort le grand jeu" , Patrick Gorgeon, directeur de la rédaction de la webradio webtv indépendante AWI pose dans sa chronique audio la question : " Quel âge aurez-vous en 2040 ?"
a écrit le 13/07/2017 à 11:32 :
et nos politique très inventif...je sais cela ne va pas ensemble... vont inventer quoi pour récupérer les sommes taxees sur les énergie fossiles...plus de 80-90%....ils vont inventer la taxation du vents et du soleil....pour le vents ..à force dans brasser ils devraient trouver....CQFD
a écrit le 13/07/2017 à 11:00 :
En ce qui concerne l'annonce par Nicolas Hulot de la fin des ventes des véhicules thermiques en 2040, nous avons là un bel exemple de l'arrogance française et des politiques plus particulièrement.
Tout d'abord un gouvernement quelqu'il soit ne peut interdire la vente d'un bien, sauf si ce bien ne respecte pas les règles établis par le gouvernement lui même.
Ensuite nous faisons parti de l'Europe et vivons dans un monde dit "global". Le gouvernement français ne peut lui seul dans son coin décréter ce qu'il va faire sans se soucier de ce que les autres pays et blocs font.
Enfin le role d'un gouvernement n'est pas de décréter ce qui faut interdire à la vente ou non, mais d'établir des normes, compatibles avec ce que font nos voisins directs, en matière de santé, d'environnement, de sécurité, de morale. Alors si un bien ne respecte pas ces normes, il est tout à fait en droit d'interdire la commercialisation de ce bien.

Tout ceci pour dire que même si je pense aussi que le futur sera la voiture électrique, ce n'est pas à M. Hulot de dire qu'il va interdire la vente de ces véhicules, surtout dans 40 ans!

Maintenant c'est vrai, les réseaux électriques (pays, particuliers) devront aussi être profondément modifiés si tout le monde roule à l'électrique. De simples calculs le montrent très facilement...
Réponse de le 13/07/2017 à 15:54 :
Entièrement d'accord, ce type de décision ne peut se prendre que dans un cadre européen.
Totalement stupide et démago d'imaginer faire cela tout seul.
Réponse de le 13/07/2017 à 23:14 :
C'est aussi mon avis, ce type de décisions doit être prise de façon coordonnée à l'échelle d'un continent.
(Il est probable que le prix des véhicules électriques va baisser et que leur autonomie va augmenter.) Cependant, aujourd'hui, aucun véhicule ne permet à une famille de faire un Lille - Marseille avec 4 personnes et le véhicule bien chargé sans faire 1 ou 2 recharges pendant le trajet.
S'il n'est pas possible d'acheter un véhicule à essence en France, ils le seront en Italie ou en Espagne.
Les véhicules des pays voisins (qui n'auraient pas pris cette décision) pourront toujours circuler en France (et faire le plein). Nos anciens véhicules aussi.
Réponse de le 13/07/2017 à 23:33 :
C'est aussi mon avis, ce type de décisions doit être prise de façon coordonnée à l'échelle d'un continent.
(Il est probable que le prix des véhicules électriques va baisser et que leur autonomie va augmenter.) Cependant, aujourd'hui, aucun véhicule ne permet à une famille de faire un Lille - Marseille avec 4 personnes et le véhicule bien chargé sans faire 1 ou 2 recharges pendant le trajet.
S'il n'est pas possible d'acheter un véhicule à essence en France, ils le seront en Italie ou en Espagne.
Les véhicules des pays voisins (qui n'auraient pas pris cette décision) pourront toujours circuler en France (et faire le plein). Nos anciens véhicules aussi.
a écrit le 13/07/2017 à 10:56 :
Vous en avez encore beaucoup d'idees de ce genre? Et apres on deversera l'acide des batteries usagees dans la nature comme Arcelor Mital a Florange il y a quelques semaines!! Arretons le delire!! Le thermique a encore de beaux jours devant lui!! Et rouler propre en thermique est tout a fait possible!!
a écrit le 13/07/2017 à 10:22 :
Demain hulot exigera les avions electriques.
a écrit le 13/07/2017 à 10:18 :
Ne pas oublier la récupération de l’électricité des véhicules chargés, question qui ne semble pas d'actualité en dans la recherche Europe . Attention aux retards technologiques??
a écrit le 13/07/2017 à 9:53 :
Deux informations se télescopent:
1) on anticipe la fin de la voiture thermique et son remplacement par l’électrique
2) on envisage de fermer bon nombre de centrales nucléaires
Je ne vaux pas gâcher les vacances de Mr Hullot mais le point 1) nous promet une explosion de la demande en électricité (pour recharger les batteries) alors que le point 2) laisse entendre qu'on va mettre la production sous contrainte.
J'imagine que c'est prévu (car tout est prévu, n'est ce pas) mais il va falloir expliquer comment on compte équilibrer le bilan électrique du pays: renouvelable, gaz russe, import d'Allemagne (centrales à charbon) ?
ll faudrait nous donner une image complète du Grand Projet de transition énergétique.
Merci d'avance.
Réponse de le 13/07/2017 à 11:09 :
Avec le concours de la technologie on pourra faire mieux avec une moindre consommation d'énergie .
Comparez la consommation d'une 4L avec celle d'une Twingo : du simple au double !!!
Pour ma part je mise sur une diminution des déplacements ( surtout en ville ) du fait du télétravail, des conférences téléphoniques, des télé conférences etc....
Réponse de le 13/07/2017 à 15:56 :
Le besoin d'électricité n'est pas si élevé pour le parc de voiture.
La limitation du nucléaire est une lubby mais l'électrification du parc automobile pèse peu en réacteur (équiivalent d'un réacteur nucléaire seulement, il y en aurait 20 à fermer)
Réponse de le 13/07/2017 à 18:49 :
17 unité nucléaires 900MW (j'imagine) arrêtées ça doit faire 15000 MW en moins. Il va falloir en construire des panneaux solaires (on pourrait couvrir le massif central par exemple), d'éoliennes au large des côtes et à l'intérieur des terres en expliquant aux écolos que c'est nécessaire pour ne pas polluer les autres et puis prévoir des moyens de secours (gaz par exemple, je n'ose pas dire charbon lignite ou pétrole...) quand un brave anticyclone couvre France et Europe.
Le concours de la technologie c'est très bien, mais on n'a pas encore inventé la super Renault qui fournit de l'électricité et même si le four micro ondes consomme beaucoup moins, avez vous compté le nombre d'appareils téléphones tablettes ordinateurs...en charge dans chaque foyer? Quant à la réduction des déplacements ça ressemble étrangement à la réduction des impôts, on en parle depuis l'apparition d'internet et il y a de plus en plus d'embouteillages
a écrit le 13/07/2017 à 9:49 :
On va finir par inverser le système heures creuses, heures pleines pour se caler sur l'ensoleillement. Chauffer l'eau des ballons le jour et non plus la nuit à 22h30, recharger les batteries de jour, quand le soleil est présent (certains pensaient à récupérer l'énergie stockée dans les batteries de voiture reliées au réseau quand un besoin important a lieu, puis de les recharger, complexe à gérer mais quand il y aura 40 millions de véhicules, ça en fait des ressources).
Vive la pile à combustible !
a écrit le 13/07/2017 à 9:33 :
Article stupide, en plein délire "Ecolo Hulot".
Un pas de plus vers les délocalisations.
Réponse de le 13/07/2017 à 11:02 :
L'imagination, l'ambition et la technologie aidant ne sont pas des stupidités
a écrit le 13/07/2017 à 9:18 :
Les chargeurs aux énergies renouvelables directes comme l'éolien ou le solaire ont intérêt à se multiplier, je vois qu'actuellement un chargeur solaire pour téléphone portable est à 4 euros sur internet pas difficile de reprendre cette technologie, sachant qu'en plus en 2040 elle aura largement progressé.

Maintenant j'ai un énorme doute sur la bonne foi de nos politiciens achetés par les hommes d'affaires toujours tentés par la centralisation des outils de production afin de mieux les contrôler et en tirer des bénéfices plus gros.

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