Pétrole : l'OPEP prédit un prochain rééquilibrage

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Sous l'impulsion notamment de l'Arabie saoudite, le cartel avait refusé de baisser sa production l'an passé, ce qui lui a permis de maintenir ses parts de marché tout en mettant sur la touche une partie de ses concurrents d'Amérique du Nord, en mal de rentabilité.
Sous l'impulsion notamment de l'Arabie saoudite, le cartel avait refusé de baisser sa production l'an passé, ce qui lui a permis de maintenir ses parts de marché tout en mettant sur la touche une partie de ses concurrents d'Amérique du Nord, en mal de rentabilité. (Crédits : REUTERS/Heinz-Peter Bader)
Dans son rapport mensuel, le cartel de treize pays entrevoit une diminution de la production excédentaire dans les prochains mois. Le 2 juin, lors de sa réunion à Vienne, l'Opep ne s'était pas fixé de plafond de production, estimant celle-ci "raisonnable".

Le long épisode de surproduction touche à sa fin. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a confirmé lundi entrevoir un rééquilibrage du marché pétrolier au cours des "prochains trimestres""La production excédentaire sur le marché va probablement s'estomper ces prochains trimestres", relève dans son rapport mensuel publié à Vienne le cartel de treize pays, qui pompe environ un tiers du brut mondial.

Cette correction est suggérée alors que la demande mondiale doit progresser de 1,2 million de barils par jour (mbj) à 94,2 mbj cette année, la production hors-Opep se contractant parallèlement de 0,74 mbj, selon les prévisions de l'organisation, qui confirme ses précédentes estimations.

La demande mondiale de produits pétroliers est en particulier tirée par les carburants, dans un contexte de prix toujours bas et de rebond des ventes de véhicules, relève le rapport. Pour autant, "la surproduction a persisté" en mai, malgré un léger tassement (-0,1 mbj) du côté de l'Opep, en raison principalement de troubles au Nigeria. Le cartel a pompé 32,36 mbj le mois dernier.

Pas de plafond fixé à Vienne

Les ministres de l'Opep ne s'étaient pas fixé de plafond de production lors de leur réunion à Vienne le 2 juin, jugeant celle-ci "raisonnable" et validée par la progression des prix après un plus bas atteint en janvier.

Sous l'impulsion notamment de l'Arabie saoudite, le cartel avait refusé de baisser sa production l'an passé, ce qui lui a permis de maintenir ses parts de marché tout en mettant sur la touche une partie de ses concurrents d'Amérique du Nord, en mal de rentabilité.

Vers 12 heures 10, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 50,19 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 35 cents par rapport à la clôture de vendredi.

 (avec AFP)

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a écrit le 14/06/2016 à 0:08 :
Evidemment L’ICE véritable «dark pool » au sein de la City, repaire des grands spéculateurs, recommence à « titiller » les cours du pétrole, en lançant des informations fantaisistes sur cette matière première. Un rappel est nécessaire :
En 2000 est créé à Londres L’ICE (Intercontinental exchange) place boursière dans la City, ou se côtoient des plus grandes institutions financières mondiales ; des producteurs et des raffineurs de pétrole et de gaz, des sociétés des secteurs de l'électricité, de la chimie et des transports, des banques et des hedge funds. C’est à Londres que se font les principales transactions sur le « Brent » pétrole issu majoritairement de la mer du nord.

Or, en janvier 2006, l'ICE a commencé à être le théâtre de transactions de pétrole « WTI » En avril de la même année, l'ICE a informé la CFTC ( organisme de régulation qui a été désignée pour faire appliquer le règlement et surveille l'ensemble des transactions effectuées au NYMEX), qu'elle autorisait les courtiers américains à utiliser ses terminaux pour l'achat vente de WTI. D'importants flux de capitaux ont alors été détournés du NYMEX et ont privé la CFTC de sa capacité de contrôle et de supervision. Un rapport du sénat américain précise que la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) a perdu beaucoup de précision dans son appréciation de la situation et que les données qu'elle a continué de collecter étaient devenues inutiles.
Contrairement à ce qui se passe pour les transactions « futures » effectuées par le NYMEX, celles qui sont réalisées par le biais de l'ICE ressemblent à des futures mais n'en sont pas.
On les connaît sous le nom de « futures look alikes ». Elles ne sont pas surveillées et ne donnent lieu à aucun rapport de la part des compagnies et de leurs courtiers auprès des instances de contrôle type CFTC.
La création de l'I.C.E est un acte lourd de signification. Grâce à ce nouveau canal de transaction, les gros investisseurs ont les coudées franches et peuvent engranger des gains sans précédents. Plusieurs analystes ont estimé que les achats spéculatifs de pétrole brut ont ajouté de 20 à 35 dollars à son prix normal, En temps normal, dès que des tensions apparaissent dans les pays producteurs, certains courtiers très écoutés dans ce milieu parient sur l’augmentation des prix du baril vers des valeurs hors réalité : se souvenir de 2008 ou on a vu des prévisions à 150/ 200 dollars/ baril ; De telles déclarations "ressemblaient plus à des objectifs à atteindre qu'à des prévisions réalistes.
Repartirait on vers les mêmes dérives aujourd‘hui ?

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