Technip annonce 6.000 suppressions d'emplois dans le monde

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Technip a réalisé un chiffre d'affaires ajusté de 10,7 milliards d’euros en 2014.
Technip a réalisé un chiffre d'affaires ajusté de 10,7 milliards d’euros en 2014. (Crédits : © Ismail Zetouni / Reuters)
Le Français a annoncé un plan d'économies de 830 millions d'euros. La société spécialisée dans l'ingénierie pétrolière souffre de la baisse des investissements dans ce secteur.

Technip rattrapé par la baisse des prix du pétrole. Le groupe français d'ingénierie pétrolière a annoncé lundi6 juillet un plan de restructuration visant à réaliser 830 millions d'euros d'économies en 2016 et 2017 et qui passera notamment par la suppression progressive de 6.000 emplois dans le monde sur 38.000 collaborateurs, soit plus de 15% des effectifs.

"Durant ce ralentissement prolongé et difficile, l'industrie est convaincue qu'il lui faut opérer un profond changement, a indiqué Thierry Pilenko, PDG de Technip, au cours d'une téléconférence.

"Je crois que le niveau plus bas d'attribution de nouveaux projets que l'industrie connaît actuellement va durer plus longtemps que ce que pensent beaucoup d'acteurs", a-t-il ajouté.

Les cours du pétrole sous pression

Le groupe, qui souffre de la réduction des investissements des compagnies pétrolières dans un contexte de baisse des prix du pétrole, a également révisé à la baisse sa prévision de résultat opérationnel courant ajusté (hors charge exceptionnelle du plan de restructuration) dans la branche onshore/offshore.

L'ensemble de ce dispositif se traduira par une charge exceptionnelle de 650 millions d'euros, dont la majeure partie sera intégrée dans les résultats du deuxième trimestre, qui seront publiés le 30 juillet prochain.

Technip a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires ajusté de 10,7 milliards d'euros, et détient un portefeuille de contrats de 20,6 milliards d'euros au premier trimestre 2015. Il a également affiché une marge opérationnelle de 6% au premier trimestre 2015.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 06/07/2015 à 22:07 :
Et le chomage va baisser comme l'annonce notre démago de président ! Il faut être givré pour encore le croire...
a écrit le 06/07/2015 à 21:21 :
Et oui, la baisse du pétrole fait des perdants mais encore beaucoup plus de gagnants
Réponse de le 06/07/2015 à 22:20 :
Oui, nous pouvons remercier les Etats-Unis, qui en surproduisant ont fait réagir l'OPEP.
L'Europe est gagnante, sauf la Norvège, gros producteur, mais qui va amortir relativement le choc suite aux demandes des pays baltes (circuit court) et de l'Ukraine qui se désengagent du gaz russe.
Le principal gagnant en Europe, c'est l'Allemagne qui en pourcentage est la plus industrialisée et énergivore.
Le Royaume-Uni, qui est le 10ème producteur de pétrole, possède d'énormes réserves de gaz naturel, et ses groupes BP et Shell vont certainement aussi souffrir de la baisse du baril. Pour l'instant, ils le cachent bien..........
a écrit le 06/07/2015 à 19:24 :
En faisant facile : les patrons continueront à gagner de fortunes, les États vont subir les coûts sociaux, et 6'000 personnes se trouveront tout bonnement au chômage (avec tout ce que cela signifie pour une famille).
Merci aux Américains qui ont voulu cette politique désastreuse de faire tomber le prix du baril pour tenter de fléchir Poutine. la Russie s'en sort très bien et les arroseurs sont les arrosés ! cherchez l'erreur.
Réponse de le 06/07/2015 à 20:16 :
La Russie s en sort très bien ??
Apparemment ne comprenne pas grand chose et je leur suggère d aller vivre en Russie
Réponse de le 06/07/2015 à 20:22 :
@Lyonel
Merci au mensonge que vous étalez.
La baisse du Baril est à la seule initiative l'Arabie Saoudite et ses alliés de l'OPEP.
je vous signale que les Etats-Unis, et leurs alliés de 1er rang, le Canada et Norvège payent déjà le prix fort soit des dizaines de milliers d'emplois perdus et des investissements dans les hydrocarbures qui sont retardés ou annulés.
La cible de l'OPEP c'est le gaz et l’huile de schiste, pas la Russie.
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20 juin: "Arabie Saoudite : la guerre des prix de pétrole ne fait que commencer"
La stratégie menée par l’Opep, depuis l’été 2014, pour maintenir ses parts de marché a-telle réussi ? Il serait prématuré de le dire selon l’AIE qui affirme, dans son dernier rapport mensuel du mois de mai, que « la bataille engagée par l’Opep avec les autres pays producteurs vient juste de commencer ».
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Les pays de l’Opep avaient pris la décision en juin dernier de maintenir à 30 millions de baril par jour leurs quotas de production et cela malgré une surabondance de l’offre. L’objectif étant de pousser les producteurs de pétrole de schiste, larges contributeurs à la hausse de l’offre, à stopper leurs affaires. Cette décision, dans un contexte de demande mondiale ralentie et de dollars fort, a eu pour effet de faire plonger les prix du baril de 60% entre juillet 2014 et avril 2015, une chute de 60% du nombre de forage dans le gaz de schiste et un essoufflement de la production d’huile de schiste. Mais le récent rebond des cours au alentour de 60 dollars le baril favorise à nouveau le retour à la production de certains foreurs de gaz de schiste puisque la production redevient rentable et l’AIE revoit à nouveau à la hausse ses prévisions de production des pays hors Opep de 830.000 barils/jour cette année, pour atteindre 57,8 millions de barils par jour. L’Opep n’a pas dit son dernier mot. Le cartel profite de la baisse des prix du pétrole pour « intensifier sa production et investir de manière agressive dans ses futures sites de production », écrit l’AIE. L’Arabie Saoudite, le Koweït, et les Émirats Arabe Unis ont augmenté leur nombre de forages, l’Irak et la Libye ont dopé leur production tandis que celle de l’Iran a atteint un plus haut depuis
juillet 2012.
« Avec une production de 31,2 millions de barils par jour en avril, l’Opep a dépassé sesbquotas. Les prix du pétrole pourraient donc repartir à la baisse dans un nouveau contexte de surabondance. Parallèlement, la demande devrait rester atone. Dans son rapport, l’AIE a conservé sa prévision à environ 93,6 millions de barils par jour pour 2015. De nombreux observateurs n’imaginent plus un retour du baril au-delà des 100 dollars.
Réponse de le 06/07/2015 à 21:56 :
Il suffit d'écrire le mot "POUTINE" pour que des trolls surgissent comme des mouches de tous les trous du mur de ce forum, c'est incroyable. Et toujours avec leurs arguments à trois sous, longs et fastidieux à lire, enfin, de la pacotille en papier cadeau pour amuser je ne sais pas qui.

La Russie s'en sort bien malgré vos arguments fallacieux. Juste pour l'info, un deuxième North Stream viennent d'être signés entre Gazprom et des sociétés allemandes, le Turkish Stream est déjà en chantier, on parle d'un gazoduc en reliant la Russie et l'Inde et, pour clore, le grand projet du gazoduc russo-chinois, le Tigre de Sibérie, il est aussi en marche, renseignez-vous.

P.S.: Par rapport au 2ème commentaire je n'ai pas lu, juste les premières lignes m'ont suffit. :-)
Réponse de le 07/07/2015 à 9:13 :
le pauvre il voit encore la Russie comme était le pays en 1945. D'ailleurs des que Michel quitte sa maison dans un rayon de 100 mètres il cherche un abris au cas où on ne sait jamais,

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