Technip chute en Bourse après l'annulation d'un contrat de près de 1 milliard de dollars

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Construite en 1964, la raffinerie de Sidi Arcine produit 2.700.000 tonnes de pétrole par an. (Image d'illustration)
Construite en 1964, la raffinerie de Sidi Arcine produit 2.700.000 tonnes de pétrole par an. (Image d'illustration) (Crédits : © Ismail Zetouni / Reuters)
Le groupe français de services pétroliers était chargé de la réhabilitation d'une raffinerie au sud-est d'Alger mais il découvre que les canalisations doivent être totalement refaites. Après une bataille de procédures avec le groupe algérien Sonatrach, le contrat a été annulé. Les dédommagements pourraient atteindre 1,5 milliard de dollars.

Le groupe algérien Sonatrach a résilié "début juin" un contrat de 1 milliard de dollars (880 millions d'euros) conclu en 2010 avec le groupe d'ingénierie français Technip, a indiqué dimanche 21 juin à l'AFP une source du ministère algérien de l'Energie, confirmant une information publiée quelques heures plus tôt par le quotidien El Watan.

Le titre Technip perdait 2,47%, à 56,18 euros, lundi 22 juin à 14h09, alors que le CAC 40 grimpait de 2,67%, tiré par l'éventualité d'un accord avec la Grèce et le secteur des télécoms, en forte hausse après l'offre de SFR-Numericable sur Bouygues Telecom.

Des travaux plus conséquents que prévus

Technip avait remporté en décembre 2010 le contrat pour la réhabilitation de la raffinerie de Sidi Arcine, dans la banlieue sud-est d'Alger. D'une durée de 38 mois et d'un montant d'environ 963 millions de dollars hors taxes, il prévoyait que le groupe français réhabilite en partie l'installation pour augmenter de 35% sa capacité de production et lui permettre de produire des carburants aux normes internationales, selon le site internet de Sonatrach.

Mais, selon El Watan, Technip s'est rendu compte après la signature du contrat que les canalisations devaient être totalement refaites, et non juste réhabilitées. Une bataille de procédures entre les deux groupes s'est alors engagée, conduisant à la résiliation du contrat.

Les dédommagements pourraient atteindre 1,5 milliard de dollars

Dans la raffinerie, construite en 1964 et qui produit 2,7 millions de tonnes de pétrole par an, les employés recrutés par Technip ont observé des sit-in pour réclamer des dédommagements.

"Technip n'a pas respecté les termes du contrat", selon la source au sein du ministère, précisant que le dossier avait "été transmis à l'arbitrage international".

Une autre source au ministère de l'Energie a affirmé à l'AFP que Sonatrach allait demander des dédommagements équivalent au montant du contrat, révisé à la hausse, soit 1,5 milliard de dollars (1,32 milliard d'euros).

(Avec AFP)

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