Un rapport étrille le chantier de l'EPR, le gouvernement demande un plan d'action

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(Crédits : Benoit Tessier)
Dénonçant "un manque de rigueur inacceptable", le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé à EDF de mettre en place un "plan d'action" d'ici un mois pour remettre la filière nucléaire aux "meilleurs niveaux d'exigence".

Le rapport d'audit sur les déboires de l'EPR de Flamanville (Manche) remis lundi au gouvernement a dressé un bilan noir de ce chantier, "un échec pour EDF" et la filière nucléaire, conduisant le ministre de l'Économie à demander à EDF un "plan d'action" sous un mois.

Les difficultés que l'électricien connaît sur ce chantier, dont le coût a triplé à 12,4 milliards d'euros et les retards s'enchaînent, sont dus d'une part à l'"irréalisme" des estimations initiales mais aussi à une perte de compétences de la filière et à un manque de "culture de la qualité", a déclaré Jean-Martin Folz, ex-patron du groupe automobile PSA, en présentant à Bercy son rapport.

 "Défaillances techniques et industrielles"

Il a notamment pointé les "défaillances techniques et industrielles" observées sur ce projet, en particulier en matière de soudage, une des dernières péripéties de l'EPR portant sur la mauvaise qualité de certaines soudures qu'EDF est contraint de reprendre.

Il a toutefois estimé que l'EPR avait "démontré la pertinence" de sa conception et que pour redresser la qualité industrielle de la filière du nucléaire il fallait qu'EDF face un effort d'investissement et de recrutement qui ne sera possible que si l'État affiche "des programmes stables à long terme de construction de nouveaux réacteurs et d'entretien du parc existant".

Face à ce constat, et jugeant qu'il mettait en lumière "un manque de rigueur inacceptable", le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé à EDF de mettre en place un "plan d'action" d'ici un mois pour remettre la filière nucléaire aux "meilleurs niveaux d'exigence", avec un point d'étape attendu "fin 2020".

Améliorer la coordination entre EDF et Framatome

Ce plan d'action devra traiter plusieurs points mis en lumière par le rapport, en particulier la gouvernance des grands projets, l'amélioration de la coordination entre EDF et Framatome, revenu dans le giron de l'électricien après la restructuration d'Areva, et "l'établissement des responsabilités" avec une possible "réorganisation des équipes", a détaillé le ministre.

Également présent à cette conférence de presse, le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a affirmé partager le "constat d'échec" du rapport, et a assuré que son groupe allait "redoubler d'efforts" pour retrouver le meilleur niveau de compétences d'ici à ce que le gouvernement décide de construire ou non de nouveaux EPR.

Sur ce point, la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne a rappelé qu'une telle décision ne pourrait intervenir avant le démarrage effectif du réacteur, soit pas avant la fin 2022 selon le nouveau calendrier d'EDF.

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a écrit le 29/10/2019 à 15:30 :
Folz confirme mot pour mot ce que je pensais : l'arrêt de la production de nouveaux réacteurs pendant plus de 10 ans après la mise en service de Civaux et Chooz (1997-1999), réacteurs de 1560MW guère différents d'un EPR, est la cause principale du désastre industriel de la construction de celui-ci. Et le nouveau coup d'arrêt, avec l'abandon de Penly-3 décidé sous le funeste quinquennat Hollande, n'est pas fait pour arranger les choses...
a écrit le 29/10/2019 à 11:52 :
Le problème de l'EPR n'est pas qu'il a été mal conçu mais que la France a perdu son savoir-faire industriel et n'est pas capable de trouver des sous-traitants performants sur le site. Des problèmes de soudures! Franchement ce n'était pas imaginable il y a 30 ans.
a écrit le 29/10/2019 à 9:54 :
Pourquoi ne pas demander aux chinois, ils savent faire.
Réponse de le 29/10/2019 à 11:17 :
On devrait demander à l'ASN de faire un audit des EPR chinois qui tournent depuis années maintenant ....
Réponse de le 29/10/2019 à 15:13 :
@LeLoup :La Chine n'a pas plus envie que la France de faire face à un accident nucléaire, on peut donc penser que l'ASN chinoise n'est pas plus laxiste que la nôtre... ni moins compétente.
a écrit le 29/10/2019 à 9:21 :
on ne parle pas de "sur-qualité"....mais juste de respecter le cahier des charges et de contrôler .......quant on. lit.." manque de culture de l qualité" chez EDF..ça fait froid dans le dos et ça explique les nombreux arrêts de revanche.....
a écrit le 29/10/2019 à 8:26 :
On oublie trop souvent de dire qu'on a une électricité bon marché et fiable en France, ce qui n'est pas le cas chez nos voisins, donc il faut absolument renforcer cette source de production et finaliser cet EPR, certains fonctionnent déjà en Chine et je comprends toujours pas pourquoi on a des retards récurrents en France....
Réponse de le 29/10/2019 à 18:03 :
L'électricité issue de l'EPR (quand il tournera) devait, à l'origine, être deux fois plus chère que celle qu'on connait, quand on aura 29 EPR neufs à la place des 58 'vieux trucs' les factures doubleront (sans compter les surcouts, les démantèlements qui peuvent être étalés sur 100 ans, une fois le combustible évacué, rien ne presse). Économisons l'électricité (je regardais les réfrigérateurs de 2019, ils consomment autant que celui que j'ai depuis 13 ans, dommage de ne pas progresser dans ce domaine. Ma VMC hygroréglable consomme 15 fois moins que celle d'origine (100€/an -> 7€, ça suffit bien pour faire du vent).
Réponse de le 29/10/2019 à 18:44 :
les 58 réacteurs devront être arrêtés dans les 20 ans à venir pour cause d'obsolescence (même en ayant procédé ) des carénages ruineux) et qu'il faudra les démanteler et stocker les déchets.
Réponse de le 29/10/2019 à 22:50 :
@Photo 73 : Même avec le quasi quadruplement de devis du 1er EPR (on peut imaginer que pour les prochains on contrôlera les soudures du couvercle de la cuve avant de le mettre en place) , ça n'induit qu'un surcoût que de l'ordre de 12€/MWh sur le cycle de vie de la centrale. Quant aux démantèlements, celui d'une centrale PWR US (celle de Maine Yankee) a été entièrement fait, pour un coût de 700 millions de $. Ceux qui agitent comme épouvantail le coût soi-disant imprévisible des démantèlements mentent, en fait il n'est pas très loin des 500M€ provisionnés par EDF à cet effet. D"autant plus que là aussi il y aura un effet série.
a écrit le 29/10/2019 à 5:33 :
Le problème majeur de l'EPR français, c'est l'obsession de la sécurité qui caractérise ce chantier, ainsi que l'incapacité de quiconque à prendre ses responsabilités. Le nucléaire comporte fatalement des risques, sauf que personne ne veut endosser ces risques. Alors on invente des tests, des lois, des statistiques ... Pour pouvoir mieux se défausser en cas de problème. Le résultat, c'est l'explosion des coûts, et le gel de la progression des travaux.
Réponse de le 29/10/2019 à 9:24 :
Euh, dans le domaine du nucléaire, l'obsession de la sécurité est une nécessité ABSOLUE. Ce n'est pas la raison de la débâcle de l'EPR: dans le domaine de l'aéronautique, nous appliquons également des processus de sûreté drastiques, extrêmement pointilleux, et pourtant la filière aéronautique française est extrêmement competititive. La raison du fiasco se L'EPR est essentiellement la perte de savour-faire industrielle, liée à 20 années de perte de compétences techniques, de l'ingénieur au soudeur certifié. On se rend compte qu'une fois qu'une filière industrielle de haute technicité est démantelée, la reconstruire prend des années et des milliards.
Avec le million d'emplois industriel perdus depuis 2008, ce genre de fiasco va se reproduire sans d'autres domaines.
a écrit le 28/10/2019 à 23:23 :
EDF ne fait que renforcer l’évidence que le tout nucléaire ne fait plus de sens
Avec le prix du kWh solaire, éolien en chute libre
Les différents modes de stockages d’énergie arrivant sur le marché n’est il pas temps d arrêter l‘hémorragie financière de l expérience EPR !

Qu’il repose en paix au côté des bibop , du réacteur Phénix et autres avions renifleurs
Réponse de le 29/10/2019 à 8:18 :
Pouvez- vous nous décrire avec chiffre à l'appui les différents modes de stockage d'énergie qui arrivent sur le marché?
Merci d'avance
Réponse de le 29/10/2019 à 9:29 :
Ben non, justement, le problème est bien qu'il n'y a à ce jour AUCUNE technologie de stockage disponible à grande échelle et à un prix acceptable. Aucune. Et rien à l'horizon, hélas (je suis bien placé pour le savoir). La preuve : aucun projet d'ENR ne comporte de capacité de stockage. . Le futur, c'est autant d'ENR que possible, et pour pallier leur intermittence intrinsèque, un réseau de transport européen considérablement renforcé, et... du nucléaire peu émetteur de CO2 lorsqu'il n'y a ni vent ni soleil.
Réponse de le 29/10/2019 à 10:21 :
J'ai un peu de mal avec ces écarts d'informations, notons qu'actuellement et pour un futur moyen (en gros) 73% de l'électricité que nous consommons est d'origine nucléaire (58 réacteurs en France), 12% pour les barrages, 8% pour le gaz et 7% de renouvelable (solaire, éolien, méthaniseurs), j'avoue que l'électricité verte je ne sais pas. Quand au prix de l'électricité il est faussé par les nombreuses taxes aussi complexes qu'opaques.
Réponse de le 29/10/2019 à 17:09 :
Cela devient lassant ce manque de connaissance sur les énergies.
L'information est pourtant là gratuite.
L'éolien et le solaire ne sont pas pilotables : on ne sait pas convoquer le vent ou le soleil, et la nuit, ben, y a pas de soleil pardi et pas forcément du vent pour faire l'appoint !
Alors qui fait l'appoint ? Une idée ?
Demandez à l'Allemagne qui a investi 200 milliars pour au final remettre des centrales à charbon en service, et a son secteur de l'éolien en faillite (voir lemonde "En Allemagne, les éoliennes en panne").
Et ces énergies sont soutenues à bout de bras avec de l'argent public parce que sinon personne n'en achèterait et malgré le mix énergétique ne bouge pas, toujours autour de 80% de pétrole.
Pourquoi ?
Un truc pénible : les lois de la physique.
Regardez Jean-Marc Jancovici sur youtube.
Réponse de le 29/10/2019 à 18:53 :
Aucune?
Bien sur que si.
L'électricité peut être convertie en H2, en énergie potentielle (barrages), mise en batterie, convertie en eau chaude...
Les processus de conversion amènent des pertes mais pas plus que le nucléaire dont 80% de l'énergie produite s'envole en vapeur d'eau.

Il y a des projets locaux aux pays bas où les collectivités sont excédentaires et auto-production photovoltaique+éolienne et commencent à produire de l'hydrogène pour alimenter leurs véhicules.
Réponse de le 29/10/2019 à 19:05 :
Qui fait l'appoint?

Les batteries, la biomasse, les barrages (qui fonctionnent même sans vent et sans soleil) et surtout les économies d'énergie.
Comment font les norvégiens qui n'ont que des réacteurs de recherche ?

Jancovici est estimable mais il est incapable de concevoir un monde sans énergie fossile, ce n'est donc pas lui qui sauvera la planète.
Réponse de le 30/10/2019 à 10:30 :
@@Septic : "Comment font les norvégiens qui n'ont que des réacteurs de recherche ?"
1) la Norvège compte 5,3 millions d'habitants (12 fois moins que la France) sur une superficie de 385000km2 (les deux tiers de la France).
2) elle a un potentiel hydroélectrique considérable (1,5 fois la production française où pratiquement tous les sites possibles sont équipés) qui couvre la totalité de ses besoins électriques ; l'hydroélectrique étant le seul renouvelable pilotable (et donc sans besoin de capacités de stockage) la Norvège n'a tout simplement aucun besoin de nucléaire. Notons au passage quand même que l'hydroélectrique n'est pas sans danger (une rupture de barrage, ça arrive et ça peut être meurtrier) ni sans impact environnemental.
3) Les conditions naturelles et démographiques de la Norvège en font un terrain favorable au développement du véhicule électrique ; la quasi totalité de la population se trouve sur un périmètre restreint sur la côte sud autour d'Oslo, la quasi totalité du reste du territoire y est impraticable en voiture 10 mois sur 12, et pour quitter le pays il n'y a guère que le bateau et l'avion, car pour quitter la Scandinavie par la route il faut passer par la Russie. Bref, les déplacements susceptibles d'être faits en voiture en Norvège sont largement dans le rayon d'action d'une voiture électrique. C'est un peu la même configuration qu'Israël, pays de faible superficie bordé par la Méditerranée et entouré de pays hostiles et qui est donc aussi un lieu de choix pour le développement du VE sans restriction des usages possibles d'une voiture.
Bref, l'"exemple" norvégien n'est pas transposable à la France
a écrit le 28/10/2019 à 20:36 :
Tout ceci dit que continuer en sachant la volatilité autant du cours de bourse que de l'électricité, disons que pouvoir ajuster sa consommation c'est parfois quelque chose de possible dans la mesure ou cela se pense dans le temps et dans l'espace.

J'ai plutôt l'impression que ce fiasco, ajouté a une dette colossale fait un tout !!

Il est temps de réfléchir sur l'investissement de l'état pour ces citoyens, et non aller vers toujours plus de nucléaire pour un résultat ou nous constatons l'entêtement.

Alors constatons......
Réponse de le 29/10/2019 à 9:32 :
"Il est temps de réfléchir sur l'investissement de l'état pour ces citoyens, et non aller vers toujours plus de nucléaire pour un résultat ou nous constatons l'entêtement.": euh, en clair, avec des phrases simples et très concrètement, si posdible en evitant les hollanderies typz 'c'est gratuit c'est l'Etat qui paye', vous proposez quoi ?
a écrit le 28/10/2019 à 20:01 :
Le vrai problème est que le prix de l'électricité est trop bas!EDF est gérée a l'économie,d'ou le désastre industriel autour de l'EPR.Il faut rapidement retrouver un prix de l'électricité en phase avec les COUTS REELS de production.Sinon on ne sortira pas du désastre.Macron doit avoir le courage de monter les tarifs et meme rétroactivement si c'est nécéssaire.
Réponse de le 28/10/2019 à 23:02 :
La meilleure de la journée

Vous êtes trop fort MDR

L électricité a augmenté de 50% en 10 ans
Et les salariés n’ont pas eu de plus sur leur statut pédant cette période

La réalité est que l incompétence est au sommet
les cireurs de pompes ont pris le pouvoir comme dans l état

Réponse de le 28/10/2019 à 23:10 :
Le problème de la FRANCE est son incompétence . Et les commentaires le montrent bien. Quel rapport entre le prix de l'électricité et les ratés des soudeurs ? (Et FLAMANTVILLE a été mis en route sous SARKOZY et la FINLANDE sous CHIRAC, pour ceux qui ont des problèmes non pas avec les soudures, mais avec les dates)
Réponse de le 29/10/2019 à 8:39 :
C'est effectivement le souhait de toutes les entreprises qui sont sur le marché de l'électricité et qui au lieu de faire une véritable concurrence à EDF parasite le système!
Vite rejoignons l'Allemagne dont le fiasco de la transition énergétique avec plus de 400 milliards injectés en 10 ans pour le développement de filières renouvelables intermittentes et qui a conduit à des hausses drastiques des tarifs de l'électricité (à peu près le double qu'en France) est maintenant bien reconnu.
Réponse de le 29/10/2019 à 15:18 :
Le prix payé à EDF pour acheter sa production nucléaire est en effet trop bas, par contre le prix payé par le consommateur ne l'est pas. Entre les deux, comme d'habitude, une avalanche de taxes toutes instaurées officiellement pour de justes causes (par exemple les tarifs sociaux).
a écrit le 28/10/2019 à 19:42 :
"Un plan d'action sous un mois"
Après 12 ans de retard et 12 mds d'euros de dépassement !!! Du délire au plus ht niveau de l'Etat... Qu'on m'explique !!
Mais qu'est-ce qu'il a fait le copain de Hollande depuis 2014 à la tête d' EDF ?? Il a bien eu ts les rapports de surcoût et de retard qui se sont accumulés depuis...Et il a pas fait de plan d'action ?? Mais il a servi à quoi ??
A l'heure où le PDG de Boeing entré chez B en 2016 va être certainement vire pour une facture du MAX au mini de 9 mds dollars, on dde pudiquement au PDG d'EDF un plan d'action... pour corriger un fiasco à 12 mds !
Faut aussi dire que ce dernier n'a pas le même salaire que son collègue US...Le prix pour être considéré comme intouchable ???
Réponse de le 28/10/2019 à 22:22 :
Le fond du problème est politique. En effet, quel est l'intérêt pour le gouvernement et pour eDF de se presser à démarrer FLA3 si, lors des élections de 2022, les politiques au pouvoir doivent sacrifier l'EPR français sur l'autel de l'écologie afin de conclure une alliance avec les "gentils khmers verts" ?
Les hommes politiques coûtent cher à la France et au contribuable...
Rien que pour le secteur électronucléaire :
- Creys Malville (F.Mitterand)
- Fessenheim (F.Holland)
- Framanville 3 (E.Macron) ?
a écrit le 28/10/2019 à 17:48 :
A force de démanteler, sous traiter, rationaliser, optimiser on finit par ne plus connaître son métier perdre des compétences, des savoir faire.
Lemaire à bonne mine de fustiger EdF, lui et ses prédécesseurs n'ont cessé de démolir cette entreprise.
Le surcoût de 8 milliards est le résultat de leur incompétence.
De leur aveuglément néolibéral.
Réponse de le 28/10/2019 à 21:10 :
Ce n'est pas le bilan du rapport. Il est dit que le problème c'est le manque de politique de long terme du nucléaire, notamment le fait que l'État ne table pas sa programmation sur plusieurs décennies. Pas que ce soit potentiellement privatisé. Quand tu sais déjà que tu fais une centrale tous les 5 ans pendant 30 ans, c'est plus simple de voir à long terme et de s'organiser en conséquence. À l'inverse quand tous les 5 ans le nouveau gouvernement refait une nouvelle programmation de l'énergie, et passe la précédente a la déchiqueteuse parce que c'était fait pas l'autre bord politique, forcément on stagne voire on régresse. C'est ce que toutes les entreprises veulent ; de la constance, que ce soit en terme de fiscalité, de réglementation... Rien de pire que l'instabilité.
a écrit le 28/10/2019 à 17:40 :
Il est marrant Bruno. Un grand comique cet homme là. Remettre la filière Nucléaire à niveau... D'abord il faut sortir du nucléaire au plus vite. Ensuite, tout le reste, il faut effectivement le remettre à niveau
Réponse de le 29/10/2019 à 9:39 :
La sortie du nucléaire est programmée. C'est effectivement nécessaire. Mais cela prendra au minimum 40 ans. Sauf à vouloir à tout prix reproduire le fiasco de la 'transition énergétique' allemande, qui a aboutit à doubler le prix de l'électricité pour le consommateur, hisser l'Allemagne au range de 1ier émetteur de CO2 européen, importer de l'électricité nucléaire française en période d'anticyclone (si si !), et désorganiser le marché européen de l'électricité en inondant le réseau de renouvelables à bas coût à certains moments, et en important massivement à d'autre moments ce qui fait exploser les prix du marché...
a écrit le 28/10/2019 à 17:05 :
La réalité des retards de l'EPR de FLA3 n'est pas technique mais politique.
En effet, les 2 EPR chinois ont été démarrés dans les temps, ce qui montre clairement que quand il y a une réelle volonté politique, l'avancement des travaux se fait en respectant les plannings tout en traitant en temps réel les problèmes techniques
se posant sur le terrain...
Dans le cas de l'EPR français, le report à 2022 (soit après les élections de 2022), n'a pour but que de donner une marge de négociation politique entre le pouvoir et les écolos avec, le cas échéant, une nouvelle "victime sacrificielle" qui sera faite à l’autel de l'écologie (et accessoirement aux frais des contribuables) comme ce fut le cas pour Creys-Malville (F.Mitterrand) et pour Fessenheim (F.Hollande)...
Réponse de le 28/10/2019 à 18:41 :
A ma connaissance il y a 'autre point qui explique le succès en chine, d'abord la chine construit toujours des réacteur nucléaire ancienne et nouvelle génération du coup le probleme de perte de compétence ne c'est pas posé. Ensuite est c'est presque risible les chinois ont utilisé un logiciel de gestion des travaux fournit pas Dassaut Systéme.

Maintenant perso j'eviterais d'être trop proche de flamanville quand l'EPR sera mis en service.

Enfin la question importante faut il vraiment garder du nucléaire depuis Fukushima je me dis que non.
a écrit le 28/10/2019 à 16:27 :
45 milliards de dette sncf rajoutée sur la dette de l'état sur les 2200 milliards après Areva maintenant EDF encore une entreprise publique qui par incompétence, m'en foutisme, de bras cassés comme les cheminots sncf ruine notre pays et notre cher Lemaire aboie pour faire pffft. Son blablabla restera sans suite et pendant ce temps la classe moyenne du privé explose et bascule de plus en plus dans les difficultés financières et la pauvreté à cause d'une minorité que l'on appelle salarié public et fonctionnaire. Lamentable et révoltant !!!
Réponse de le 28/10/2019 à 23:30 :
Et n’oublions pas les fainéants qui se tournent les pouces
Vivent Sur le dos des actifs et de la Société
Et Qui écrase la classe moyennes
Tous nos très ( trop ) chère rentier et autres action drainant les dividendes de nos grand groupes industriels, les poussant toujours plus dans le mur
Réponse de le 29/10/2019 à 10:39 :
La dette de SFR me semble de l'ordre de 50 milliards et pourtant ce n'est pas une priorité médiatique même si cette montagne de dettes m'inquiète..L'organisation de ce chantier complexe est la raison de cette gabegie et la responsabilité de nos politiques est totale.
a écrit le 28/10/2019 à 16:22 :
Arrêtez tout le temps d’évoquer le contribuable que vous n’êtes pas. L’état ne renfloue pas edf, au contraire il refuse les augmentations nécessaires pour couvrir les coûts des énergies renouvelables et le manque à gagner de l’électricité nucléaire vendue à bas prix aux concurrents d’EDF. En plus, vous ne payez pas assez d’impôts puisque le budget de l’état est déficitaire.
Réponse de le 28/10/2019 à 16:54 :
Bien sûr que les pertes astronomiques d'EDF ont un impact sur nous, les contribuables. L'Etat est actionnaire à presque 84% de cette boîte : par conséquent, si un déficit non résorbable apparaît, soit elle disparaît (et les actionnaires donc l'Etat perdent leurs billes), soit on remplit à nouveau les poches via de l'argent frais.
L'avenir d'EDF est pieds et mains liés avec le bon vouloir des actionnaires, donc de l'Etat, donc des contribuables français. Et n'en déplaise, ce sont donc bien les français qui paient in fine les déboires financiers d'EDF !
Réponse de le 28/10/2019 à 19:36 :
Vous payez pas vos factures vous, augmentation de 10 % récemment !
Réponse de le 29/10/2019 à 9:44 :
"En plus, vous ne payuez pas assez d’impôts puisque le budget de l’état est déficitaire": la réalité est plus complexe. Une minorité de français croule litteralement sous des impôts, taxes, prélèvements et cotisations démesurées, alors qu'une majorité paie peu voire rien du tout; ce qui, bien qu'étant à la remorque de la minorité de payeurs, ne les empêche pas de réclamer toujours plus de dépenses publiques (normal, pour eux 'c'est gratuit, c'est l'état qui paye' comme l'avait avoué Hollande).
a écrit le 28/10/2019 à 15:05 :
Cette affaire illustre bien q'en dépit de multiples facteurs responsables de cet échec, le facteur prépondérant est bien le manque de personnel qualifié et expérimenté. Le savoir faire s'est perdu, car dans "savoir faire" il y a "faire" et si les nouveaux chantiers sont trop espacés dans le temps, le savoir pratique ne peut pas être transmis.On voit bien que le même EPR a été mené à bien en Chine en moins de temps et à fortiori à un coût moindre. Eh bien en Chine, pour l'avoir vécu sur des chantiers de pétrochimie, les entreprises d'ingéniérie et de construction chinoises ont des capacités impressionnantes pour répondre aux besoins et sont plus performantes techniquement qu'en France.
Réponse de le 28/10/2019 à 18:01 :
@Tototiti
Je n'ai aucune idée des compétences Chinoises en ingénierie nucléaire, je sais seulement que tout ce que j'ai acheté "Made in China", à quelques exceptions, n'a pas fait long feu .
Prions pour que soudures Chinoises (et autres prestations) soient vraiment au niveau des exigences requises dans ce genre d'équipement.
Réponse de le 29/10/2019 à 9:49 :
La Chine valorise les compétences techniques. En France, être ingénieur ou technicien dans l'industrie, c'est faire des études complexes, exigeantes, avoir un métier prenant et avec de lourdes responsabilités, pour in fine être considéré comme un technicien obtu et avec un salaire dérisoire. L'industrie et la technologie sont complètement déconsidérés. Les bons ingénieurs et techniciens comprennent vite et vont rapidement faire autre chose de mieux considéré et rémunéré - management, business, commerce etc -.
a écrit le 28/10/2019 à 15:02 :
Je dis Bravo Bruno :

-il faut un tribunal de Nuremberg pour juger les responsables du Corps des Mines qui ont foiré magistralement ce beau projet,
- il faut commander 6 EPRs,
- il faut embaucher massivement du sang neuf
a écrit le 28/10/2019 à 14:54 :
" il fallait qu'EDF face un effort d'investissement et de recrutement "
fasse
a écrit le 28/10/2019 à 14:50 :
Et dire que l’on s’est lancé dans inkleypoint ..un carnage avenir pour le contribuable français !! Et tout avec la démission du DAF... on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ... une commission d’enquête parlementaire sera indispensable pour faire la lumière sur les incompétents qui ont forcé EDF a signé ce contrat
a écrit le 28/10/2019 à 14:48 :
Il n'y a plus de compétences professionnelles ? C'est normal, les dirigeants politiques ont tout laissé transférer en Chine, et cela continue.
Réponse de le 28/10/2019 à 17:33 :
Absolument correct. La Chine est une menace terrifiante qu'on a laisse avaler tout pendant que l'Occident cherche Ben Laden sous les lits.
Réponse de le 29/10/2019 à 9:54 :
C'est le résultat de la division du monde du travail décidée par nos zélites économiques et managériales: le travail industriel et technique de très haut niveau en Chine; les petits emplois de service peu qualifiés, Uber, manutentionnaire chez Amazon, menage-nettoyage, restauration, employé de supermarché en France. Ça commence à bien prendre forme.
a écrit le 28/10/2019 à 14:37 :
Pour une fois je suis d'accord avec lui, le problème est lié à une mauvaise qualité de l'organisation d'un chantier complexe. Le rapport des non-conformités des soudures en ligne sur le site de l'ASN (200 pages) se lit comme une BD qui déborde de pitrerie - respect pour la transparence. A mon avis ce qui manque c'est une puissante direction technique en charge de ce seul chantier. Au fait qui était le Président d'EDF entre 2009 et 2014, présidence à mi-temps, poste obtenu par les politiques dont certains toujours en charge. Cet échec est en quelque sorte l'échec des politiques qui ont failli à constituer une équipe pour construire cet excellent réacteur.
a écrit le 28/10/2019 à 14:02 :
Alors maintenant prenons du recul sur cette imposition de force du compteur Linky ?

Ben oui faut bien payer le naufrage nucléaire hein... -_-

Bruno le Maire est honnête sur ce dossier et du coup c'est encore plus inquiétant étant donné qu'il y a de fortes chances qu'il y soit obligé face à l'aveuglement vénal de ses prédécesseurs, maintenant nous nous retrouvons devant à un désastre économique, politique et technique total que l'on ne peut plus faire semblant d'ignorer au risque de tous sauter.

Remercions et saluons ce courage, car en UE en déclin dans lequel l'intérêt du milliardaire est plus important que celui de ses centaines de millions de citoyens, on pouvait imaginer le pire puisque pire déjà bien installé.
Réponse de le 28/10/2019 à 17:38 :
Vous avez raison. Et toute l'histoire de nucleaire s'agit d'un naufrage - environnementale, financiere et surtout pour la sante. Il ne faut que lire Secret Fallout par le celebre Dr Ernest Sternglass pour comprendre l'horreur absolu de l'entreprise nucleaire.
a écrit le 28/10/2019 à 13:51 :
Le contribuable que je suis doit-il conclure que, dans l'avenir, lorsque EDF affichera un devis pour un chantier d'envergure, il conviendra de le rendre réaliste en triplant le montant ?

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