Lakshmi Mittal : "Votre droit du travail reste encore trop rigide"

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Lakshmi Mitta, le PDG d'ArcelorMittal, ici photographié en 2009 au Luxembourg. Copyright Bloomberg
Lakshmi Mitta, le PDG d'ArcelorMittal, ici photographié en 2009 au Luxembourg. Copyright Bloomberg (Crédits : WOLFGANG VON BRAUCHITSCH/BLOOMBERG NEWS)
Le PDG d'ArcelorMittal a accordé une interview au Journal du dimanche (JDD) dans laquelle il dit "regretter" la fermeture des hauts-fourneaux de Florange tout en estimant que le coût de l'énergie et du travail en France limite la compétitivité du secteur de l'acier dans le pays.

"Je regrette que nous devions fermer ces hauts-fourneaux (à Florange, ndlr) et je comprends la peine des gens qui y travaillaient" a affirmé le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche publié ce 21 avril, il explique que cette fermeture, entérinée début avril, ne remet pas en cause la présence du groupe de sidérurgie dans l'Hexagone.

Améliorer la compétitivité en France

"La France est un marché clé pour ArcelorMittal. Nous comptons rester ici et investir" assure-t-il. Mais pour cela, une condition : augmenter la compétitivité. "Nous voulons créer une production durable et pour cela, il faut augmenter la compétitivité de notre dispositif industriel en France", considère-t-il. Pour cela, "il faudrait que les coûts de l'énergie soient moins chers, comme aux États-Unis ou en Allemagne. En France, le coût du travail est, par exemple, 20% plus élevé qu'en Espagne, et votre droit du travail reste encore trop rigide" fait-il valoir.

Les propos de Lakshmi Mittal interviennent alors qu'un projet de loi sur la sécurisation de l'emploi vient d'être adopté au Sénat. Il prévoit notamment que les entreprises puissent négocier des baisses de salaire en échange d'un maintien des effectifs.

avec AFP

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Commentaires
a écrit le 28/05/2013 à 16:26 :
Pour mieux comprendre qui est Laksmi Mittal, rappeler qu'il appartient à la caste des marwaris, qui sont des lignées de commerçants et de prêteurs du Rajasthan en Inde. Leur dharma (leur devoir) est de s?enrichir sans tenir compte du bien public et de l?intérêt général. Aucune surprise donc si Mittal, champion de l'optimisation fiscale,se fiche des promesses non tenues ou d'un quelconque rôle social. Lire plus à ce sujet sur ce blog: http://wp.me/p1h2FK-hJ
a écrit le 22/04/2013 à 14:47 :
Tant que ce president et son gouvernement serons en place je pense qu arcelor mittal ne voudra rien laché aussi je lui donne raison car c'est homme d affaires des plus influents et qu il ne veut pas trangiser sur toutes ses entreprises et je lui donne encore raison pour son intelligence car mon Dieu c'est véritablement un grand bonhomme; et de dire que travailler sans limites c'est un peu fort car il n a pas fait des hommes corveables a merci.;
a écrit le 22/04/2013 à 12:43 :
monsieur Mittal préfère les marchés du travail taillables et corvéables sans limites.
a écrit le 22/04/2013 à 11:45 :
La soit disante rigidité du code du travail était encore plus grande lors de l'achat d'Usinor Sacilor. La vrai raison est qu'il voulait tuer la concurrence. Il en a fait une indigestion ! Quand à ceux qui sont d'accord avec Mittal, je vous souhaite d'être licencié pour voir les avantages de la flexibilité. Un vrai régal !! Il faut être vraiment bas du plafond pour se réjouir de la flexibilité à tous crins.
a écrit le 22/04/2013 à 10:58 :
Donc, quel intérêt d'acheter un groupe français comme Arcelor si le droit du travail est trop rigide ? La bonne excuse.
a écrit le 22/04/2013 à 10:23 :
Le monsieur Mittal, n'est pas bien au courant des faits , puisque l'énergie en France est la moins chère d'Europe, et d'après le BIT, la main d'oeuvre Française est la plus productive, quand au coût du travail, il n'y a qu'a regarder les statistiques de l'INSEE pour se rendre compte qu'il n'est pas aussi élevé qu'on aime le dire, ce monsieur est un rapace, qui dépèce l'outil industriel en Europe, que l'état et les syndicats forment une SCOOP( après confiscation du bien) et on verra bien qui a raison.
a écrit le 21/04/2013 à 18:35 :
Je pense que M. Mittal est présent en Europe dans le cadre d'un courant de consolidation sectorielle engagé à l'échelle mondiale par un consortium d'investisseurs comme Goldman Sachs. Une vague de fusions-acquisitions gonflée par l'importation massive de capitaux toxiques a balayé et noyé le réseau industriel européen. Le résultat est une grave crise économique. Le mieux est que M. Mittal renonce à diriger le secteur sidérurgique européen, libère Arcelor et remette l'outil industriel à disposition dans l'état qu'il se trouvait avant l'OPA agressive menée par le groupement des investisseurs de Goldman Sachs et malencontreusement acceptée par une autorité européenne imprudente.
a écrit le 21/04/2013 à 16:10 :
Qui peut encore croire les mensonges de M. MITTAL? L'investissement ne l'intéresse pas. Seul le profit à court terme est son objectif. Cet homme n'a aucun talent financier sinon celui d'exploiter les personnes crédules.
Réponse de le 21/04/2013 à 16:26 :
Michel, votre analyse est un peu courte...
a écrit le 21/04/2013 à 16:02 :
C'est clair, c'est pas l'inde, vu que je travaille avec les indiens, je préfère 1000 fois la protection du droit de travail français, cela évite les abus, sinon on trouverait les enfants dans les mines ou pour manipuler des produits chimiques, c'est ce que rêve le medef, simplement, le non respect des droits humains les plus élémentaire et je sais de quoi je parle vu que je travaille avec l'offshore, la vue indienne est l'esclavagisme pure et simple au non du profit.
Aucun ici ne peut se prévaloir de mon expérience sur le sujet, ni de près ni de loin. Personnellement je sanctionnerai toutes les entreprises qui ont recours à l'offshore par des amendes extrêmement lourde et exponentiel a chaque violation directe ou indirecte des droits humains, car ils utilisent indirectement l'esclavage humain hypocritement, au même titre que la vente de bien venu de chine, de l'est, de l'inde, d'afrique. Il serait temps de régler ce problème, les USA commencent à avoir ce courage. en Europe et France,
ils baissent leur pantalon, un comble pour un pays qui est à l'origine des droits de l'homme.
Ceux qui s'en réclame mérite la prison, c'est une chose absolument abjecte et révoltant.
Réponse de le 21/04/2013 à 18:30 :
@xxx,
entre le droit indien de l emploi et le droit francais il y a un juste milieu a trouver !!!
Or, en France on ne veut pas admettre cela sous pretexte que les acqui sociaux sont inmodifiable !!!
Réponse de le 22/04/2013 à 0:35 :
Il n'y a pas de juste milieu à trouver. Pas de nivellement par le bas point barre.
a écrit le 21/04/2013 à 15:13 :
Ton conseil d'administration est loin d'être un modèle mittal
Et mettre ton fils à la tête du groupe sans demander l'avis des actionnaires c un modèle????
Avoir laisser le chéquier au gamin qui a fait que des mauvaises affaires, c un modèle????
a écrit le 21/04/2013 à 15:03 :
Tu as voulu arcelor! Tu l'as eu.
Mec ton groupe est ultra-endetté!
Sort du gouffre, après tu nous donnera des leçons!
Même si ce que tu racontes est pas faux...
Réponse de le 21/04/2013 à 17:48 :
En tout cas Mittal a entièrement raison lorsqu'il dit que notre droit du travail est encore trop rigide. Si il n'y avait que le droit du travail ? En réalité nous sommes paralysés par des milliers de textes, de réglementations, de complications administratives débiles qui contribuent à nous envoyer la France dans le mur.
Réponse de le 21/04/2013 à 20:15 :
on serait bien en chine aucun syndicat, ultra flexible, ultra precaire mais quelle reve
mais pourquoi e revenir à l'esclavage pour etre competititif
a écrit le 21/04/2013 à 14:19 :
go home mittal , trop rigide le droit du travail? non mais pour qui il se prend cet individu c'est même pas un patron c'est investisseur sans foi ni lo;i oups erreur si la loi de son portefeuille.
Et c'est justement les syndicats et les salariés qui ont fait que la France à une meilleure productivité .
a écrit le 21/04/2013 à 13:43 :
En 90, y en a qui ont vendu des bouquins avec le concept de la mondialisation heureuse.
Que reste t il aujourd'hui de ces calembredaines ?
Un monde que se partagent quelques infiniment riches, dépassés par leur pouvoir extravagant
Ou l'art et l'éthique ne sont plus
Et dans lequel chacun n'a plus d'autre but que faire de l'argent
Oui, vraiment, le "progrès" nous entraine vers des ages bien sombres, aux antipodes de ce qui nous envisagions alors
a écrit le 21/04/2013 à 13:38 :
L?analyse de certains commentateurs est outrancièrement caricaturale ! A les lire, on pourrait croire que les travailleurs allemands sont des esclaves...
a écrit le 21/04/2013 à 12:18 :
pourquoi employer le terme de droit du travail;... ce serait a la rigueur le droit de protection des travailleurs, on dirait que l'on ne veut pas protéger ceux qui donne du travail, .. en fait les entreprises et les travaileurs devraient avoir les memes buts mais en fait ce code de l'intravail est au départ pour proteger mais maintenant pour conforter les situations acquises et pour faire mourir les entreprises...les comité d'entreprises sont controlés une poignée de protégés, qui ne travaillent plus qui oblignt à payer des études bidons à des sociétés abreuvant les syndicats alros que dans les entreprises privées le taux de syndicalisation est presque nul, commencons par démolir cette représentativité anormales des syndicats (meme parfois patronaix d'ailleurs) et revenons a des régles genre celles de l'allemagne et boutons le politique des grands problmes pétroplus il fallait la fermer il y a 12 mois plus de travail??
Réponse de le 21/04/2013 à 12:43 :
Excellente idée ... pourquoi pas aller plus loin ...un petit retour vers l'esclavagisme ça serait sympa ! Je suggère à Monsieur Mittal d'aller encore plus loin dans son analyse ... pourquoi comparer les coûts français avec ceux de l'Espagne alors qu'on pourrait les comparer avec ceux de la Pologne (-40%)
Réponse de le 21/04/2013 à 20:11 :
+++100000
a écrit le 21/04/2013 à 12:08 :
Rebellion ! Sans les travailleurs il serait où Mittal ?
Réponse de le 21/04/2013 à 13:40 :
et sans Mittal, vous êtes au chômage !!!!
Réponse de le 21/04/2013 à 13:43 :
les salariés ont manqué une bonne occasion, tant avec Florange qu'avec Mittal de montrer qu'ils pouvaient se débrouiller tout seuls !
un PDG et si possible avec beaucoup d'argent reste toujours indispensable. Autant pour donner une direction à l'entreprise qu'à financer !!!!
a écrit le 21/04/2013 à 11:38 :
Houps ! Désolé d'avoir aboli l'esclavage et donné des droits aux salariés.
a écrit le 21/04/2013 à 11:36 :
Il a parfaitement raison ! Nous n'en serions pas là si les travailleurs n'étaient pas assis sur leurs "avantages acquis" ! Les "lois sociales" eurent certes leur utilité... il y a longtemps. Maintenant,ce sont des boulets (au mieux) et même souvent carrément des blocages. Nombre de travailleurs le comprennent, mais les syndicats sont là (ils ont tellement peur de perdre le peu d'audience qui leur reste) !
Réponse de le 21/04/2013 à 12:02 :
C'est vrai qu'une société sans droits c'est mieux. Et bien vous avez du pain sur la planche pour combler vos connaissance sociologiques et économiques. Et si les syndicats ont peu d'audience comment expliquez vous qu'ils soient puissants au point de bloquer l'économie française voire mondiale ?
a écrit le 21/04/2013 à 11:32 :
On parle de l'Allemagne, de l'Espagne ou encore des États Unis et non de l'Inde. Il est plus facile d'avoir recours à des comparaisons sans intérêt plutôt que d'admettre que le coût du travail en France est énorme, associé au pouvoir syndical démesuré puant l'idéologie communiste.
Réponse de le 21/04/2013 à 11:43 :
ben rien t'interdit d'aller bosser pour queudal !
Réponse de le 21/04/2013 à 11:45 :
Donc vous prônez le tatchérisme, bah depuis c'est crises économiques sur crises économiques. Et où avez vous des politiques économiques communistes en France ? Pratiquement tout est privatisé et à l'évidence ça ne marche pas, c'est juste plus cher. Vous avez des laboratoires en ce moment de ce à quoi conduit l'ultralibéralisme (l'espagne, la GB, la grèce, l'Irlande, dans une moindre mesure l'italie et demain l'allemagne).
Réponse de le 21/04/2013 à 12:45 :
Mais allez bosser en Inde !
a écrit le 21/04/2013 à 11:30 :
Les investissements industriels dans la sidérurgie sont lourds et la délocalisation des usines et des savoir-faire coûtent chers. Mittal est, de plus, très endetté. Pour qu'il ferme une usine, c'est qu'il n'a pas le choix financier. Il faut arrêter de penser que les groupes , même avec un actionnaire riche, peut faire ce qu'ils veulent. Si l?entreprise Mittal était mal gérée, Mittal sera dépossédé de son entreprise (côté en bourse), au pire, au mieux renvoyé. Il n'est pas dans le besoin et ne serait pas à la rue. Mais Arnault non plus, qui a , en son temps, racheté Boussac et fermé ou revendu TOUT par appartement avec profit et gardé seulement la marque Dior. Au vu de leurs résultats, les 2 ont eu raison.
Pour le coût de l'énergie, je suis surpris, car le marché de la fourniture d'énergie à l'entreprise est ouvert à la pleine concurrence depuis longtemps.
a écrit le 21/04/2013 à 10:52 :
Forcement face aux droits inexistants en inde....Sacre mittal,et ses marges elles ne sont pas trop rigides,il pourrait peut etre les assouplir pour favoriser l'emploi?! Non! Bon ok,le boys il est juste la pour proclamer l'esclavage pour beaucoup,sauf pour lui et les membres de sa caste
Réponse de le 21/04/2013 à 11:21 :
Si au lieu d'investir dans la pierre, les Français avaient investit dans l'industrie pour être propriétaires de leurs outils de production, on ne serait pas à genoux en train de supplier M.Mittal. L'industrie Française est aux mains de propriétaires étrangers parce que les Français ne veulent pas prendre de risques, et ensuite ils trouvent anormal que les dividendes vont ailleurs que dans leurs poches, et que le propriétaire puisse décider de l'avenir de son bien. Si l'on ne change pas ce travers, tous les Sarkosy ou Hollande n'y pourront rien.
Réponse de le 21/04/2013 à 11:38 :
Dis-donc rb, si t'allais bosser au lieu de lire le journal.
Yours sincerely, L.M.
Réponse de le 21/04/2013 à 11:40 :
Jeannot Lapin, +1...
Réponse de le 21/04/2013 à 11:41 :
Ce n'est pas que le Français ne veut pas prendre de risque, c'est que tout a été fait pour qu'une minorité gagne rapidement de l'argent dans la finance au détriment de l'industrie. Combien de SCOPs n'ont pas vu le jour parce que ça ne se fait pas, à combien de jeunes sortant d'études économiques a t'on dit que l'avenir c'est les services et la finance, pas l'industrie.
Réponse de le 21/04/2013 à 11:46 :
tout à fait d'accord avec jeannot lapin à une exception près c'est que les français en plus d'investir dans la pierre ils investissent dans des banques en suisse et dans des sociétés étrangères...
Réponse de le 21/04/2013 à 12:13 :
@ Jeannot Lapin: PEA ouvert en 2005: - 50%, petit portefeuille boursier: - 20%. Donc allergie au risque, oui
Réponse de le 21/04/2013 à 12:49 :
@ Jeannot Lapin : C'est marrant mais je crois me rappeler qu'Arcelor était une société Franco-Luxembourgeoise et qu'elle a fait tout ce qu'elle a pu pour ne pas être rachetée par une OPA hostile de Mittal ... Le gouvernement français de l'époque ayant donné son aval sous condition de maintien des investissements, de l'emploi, R&D, ... oups M. Mittal doit avoir une mémoire sélective.
Réponse de le 21/04/2013 à 20:29 :
+10000 equite,les scops sont toujours misent de cote volontairement,et le nbs de polytechnicien qui se barrent pour créer des produits toujours plus complexe dans les banques est une tragedie.

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