Grand Prix de Formule E : une vitrine pour la mobilité propre ?
Benjamin Hay - Article partenaire Enedis
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On n'avait plus vu de course automobile officielle dans Paris depuis la Libération. Le 23 avril prochain, ce sont dix-huit monoplaces 100% électriques qui s'y affronteront dans le cadre de la septième manche (sur dix) du championnat du monde de Formule E. Le tracé du circuit, long de 2,3 kilomètres, s'étirera autour des Invalides (VIIe arr.).
L'organisation de l'évènement a été confirmée mi-janvier. Elle revêt une double symbolique pour l'homme d'affaires espagnol Alejandro Agag, patron de la Formule E : « Organiser une course en plein Paris est un accomplissement dans le développement de notre championnat, glissait-il lors de la conférence de presse du début d'année. Je suis particulièrement satisfait qu'une ville si impliquée dans la transition énergétique et le développement durable organise une manche. »
L'image n'est pas anodine, dans une ville tentée par la chasse aux voitures, où 40% des habitants respirent un air dont la teneur en particules PM10 dépasse les normes européennes (50 microgrammes par mètre cube, plus de 35 jours par an). Mais où la voiture électrique, qui représente à peine 1% des ventes de voitures neuves en France, a su se faire une place (36 400 abonnés parisiens intra-muros au service d'auto partage Autolib').
Côté (grand) public pas moins de 15.000 spectateurs devraient assister à l'évènement. Pour voir ces bolides -à l'allure semblable à celle des F1 classiques- davantage que pour les entendre : la Formule E fait presque deux fois moins de bruit que sa cousine thermique (80 décibels contre près de 150 décibels).
La compétition, lancée par la Fédération internationale l'automobile (FIA) l'an dernier, met aux prises des voitures capables d'atteindre les 100km/h en trois secondes. En course, c'est un moteur de 170 kilowatt qui les propulse (un peu plus de 220 chevaux, l'équivalent de trois Clio de série). Vitesse maximale : 225 km/h.
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Le temps d'une trentaine de tours, Parisiens et touristes verront peut-être l'un des cinq Français engagés (Jean-Eric Vergne, Stéphane Sarrazin, Loïc Duval, Nicolas Prost et Nathanaël Berthon) ou l'une des deux écuries tricolores (Renault e-DAMS et DS Virgin Racing) passer en premier sous le drapeau à damier. « Nous attendons une activité touristique importante autour de cet évènement », déclarait Anne Hidalgo en janvier. De quoi, peut-être, faire du Grand Prix de Paris « la course la plus belle du calendrier » de la saison, selon le souhait d'Alejandro Agag.
Eléments de réponse le 23 avril, lors du départ, donné à 16h.
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