Monoprix : Casino ne semble pas pressé de trancher
Michel Cabirol
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Que va faire Casino sur le dossier Monoprix cinq jours après la tenue du conseil d?administration où il a été au c?ur des discussions ? Pour l'heure, l?enseigne stéphanoise joue profil bas, voire l?apaisement dans ses relations avec les Galeries Lafayette (GL). Sans pour autant céder d'un pouce sur ses exigences. Casino veut payer le juste prix, situé quelque part entre 700 millions (valorisation de Monoprix par Casino conseillé la banque Rothschild) et 1,35 milliard d'euros (celle de GL conseillée par la Société Générale)... mais en toute logique plus près des 700 millions que des 1,35 milliard. Même si à lui seul le patrimoine immobilier de Monoprix est estimé par les Galeries Lafayette à 1,3 milliard d'euros environ.
"Il n?y a pas de tension mais plutôt un désaccord sur la valorisation de Monoprix", explique à "latribune.fr" un bon connaisseur du dossier. Du style, il est courant dans les affaires de négocier âprement un prix. Ni plus, ni moins. Dans cet esprit, le conseil de lundi se serait déroulé dans une "ambiance sereine" entre gentlemen. Ainsi, le président du directoire des Galeries Lafayette, Philippe Houzé, est sorti de la salle de réunion, pour cause de conflit d?intérêt, au moment des échanges entre les administrateurs sur le dossier Monoprix, détenu à parité entre Casino et GL, précise ce bon connaisseur.
Jean-Charles Naouri n'a rien décidé
Pourtant, le déclenchement des hostilités a laissé un goût amer chez Casino. "nous avons été beaucoup surpris par Galerie Lafayette mais nous sommes sûrs de notre bon droit car nous avons des accords très précis". Le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, détient plusieurs armes à son arsenal pour faire valoir son droit. Car le protocole signé avec Galerie Lafayette est, rappelle-t-on, "asymétrique".
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En clair, il dispose depuis le 1er janvier dernier d?un « call » (option d?achat) de 10 % sur les 50 % détenus par les Galeries Lafayette? tout comme cette dernière détient un « put » (option de vente) de 10 % de Monoprix, que Casino est tenu de racheter avec une majoration de 20 % compte tenu de la prise de contrôle de l'enseigne des centres-villes.Cette disposition avait été gelée entre 2008 et 2011 à la demande de Galeries Lafayette en accord avec Casino. Enfin, les Galeries disposent parallèlement d'une option de vente de 50 % sans prime.
Michel Cabirol
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