Carrefour : la suppression de 500 à 600 postes confirmée

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La direction de Carrefour a confirmé devant le comité central d'entreprise qui s'est ouvert en cette fin d'après-midi la suppression de 500 à 600 postes administratifs, selon des sources syndicales.

Avant les annonces officielles prévues jeudi lors de la présentation des résultats semestriels, la direction de Carrefour a confirmé lors du comité central d'entreprise qui a débuté ce mercredi à 17h30 son projet de supprimer entre 500 et 600 postes administratifs, selon des sources syndicales. Ce projet, dévoilé vendredi dernier par les syndicats qui évoquaient jusqu'à 1000 postes concernés, couvre les neuf différents sièges du groupe.

La direction a maintenu son engagement à s'en tenir à des départs volontaires. "Il est évident pour nous, que s'il n'y a pas suffisamment de gens qui acceptent de partir, on ira vers un plan social", s'inquiète la CFDT du groupe. Outre son programme de réduction des coûts, notamment via ces suppressions de postes, le nouveau PDG de Carrefour Georges Plassat devrait dévoiler jeudi sa stratégie pour relancer le groupe et reconquérir des parts de marché en France.

Réduction de coûts et reconquête de parts de marché en France
A l'occasion de la présentation des résultats semestriels, "ce qui retiendra l'attention, ce sont les projets de Georges Plassat pour redresser le groupe et les progrès en France un an après le changement de stratégie sur les prix", notent les analystes de Deutsche Bank.
Le nouveau PDG du géant de la distribution, en difficulté en France, avait donné quelques pistes stratégiques lors de sa première prise de parole devant les actionnaires en juin, évoquant une réduction des frais généraux et des coûts liés aux structures centrales, et des arbitrages à l'international.

Numéro deux mondial de la distribution, Carrefour est le premier employeur privé de France où il compte 115.000 salariés sur 410.000 dans le monde, ce qui fait dire aux analystes de Barclays que tout plan social sera "particulièrement sensible" et "scruté par le nouveau gouvernement socialiste".
Carrefour doit s'atteler en outre à redresser ses parts de marché en France, fortement attaquées par les groupements indépendants, Leclerc en tête, estiment les analystes. "On attend de voir ce que Georges Plassat compte faire de l'image prix de Carrefour, négative depuis des années et qui lui joue des tours en période de crise", indique Yves Marin, consultant spécialisé en grande distribution chez Kurt Salmon.
Il évoque comme possibilités "la baisse des dépenses de publicité pour réinvestir dans les points de vente et sur du marketing plus proche du terrain" et la relance de la carte de fidélité "avec un dispositif plus simple et plus immédiat". L'avenir des rayons non-alimentaires, "secteur qui souffre beaucoup en hypermarché, avec des tendances de -15% en chiffres" pourrait aussi être examiné, selon lui.

Cessions d'actifs possibles
"Le niveau de trésorerie devrait être relativement faible sur le semestre, le groupe va avoir des besoins de financement", pointe par ailleurs un analyste souhaitant garder l'anonymat. Des cessions d'actifs "pourraient être une source de financement qui permettrait à Carrefour de faire face à quelques échéances, et à financer en partie le redressement", poursuit-il, estimant qu'"un appel au marché semble suicidaire".
Mardi, le groupe a annoncé la fermeture de ses deux magasins de Singapour, faute de perspectives. En outre, il est sorti du marché grec en juin, dit "réfléchir à l'avenir stratégique" de sa coentreprise turque et pourrait, selon les analystes de Barclays, se désengager d'Indonésie.
Selon les calculs de Barclays, Carrefour pourrait dégager 1,3 milliard d'euros en se séparant d'actifs non stratégiques, tandis que la cotation de 25% de Carrefour au Brésil pourrait permettre au groupe de lever 1,2 milliard d'euros.
Le distributeur, qui a publié en juillet des ventes en baisse de 0,3% à 21,71 milliards d'euros pour le deuxième trimestre, pense pouvoir réaliser un résultat opérationnel courant (Ebit) compris entre 2,03 et 2,09 milliards d'euros en 2012, conformément aux attentes des analystes. Si depuis janvier le titre Carrefour a perdu plus de 9%, la tendance s'est redressée à l'arrivée de Georges Plassat, l'action gagnant plus de 12% en trois mois.

 

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a écrit le 30/08/2012 à 9:06 :
Carrefour a parfaitement compris que comme les banques, il doit se faire refinancer de 3 milliards d'€. Le contribuable devra -t-il passer au bassinet ? En combien d'heures ou jours, Carrefour réalise-t-il ce chiffre? Par ailleurs, combien de magasins Champion ,Carrefour a-t-il abandonné pour refaire des CMarkets quelques centaines de mêtres plus loin. Pourquoi ne pas les revendre au lieu de les laisser se décrépir ??? Qui est leur haut responsable à l'origine de ce gâchis??? Est-ce lui que l'on devrait mettre à pied dans l'immédiat???
a écrit le 30/08/2012 à 6:34 :
Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. (extrait du Cid)
Réponse de le 30/08/2012 à 9:07 :
;-)
de bon matin ....c'est beau . ..
a écrit le 30/08/2012 à 6:06 :
À rechercher le prix, à acheter au moindre coût au détriment des entreprises françaises, à favoriser l'importation de pays à bas salaires, nous en sommes arrivés au "chat qui se mord la queue"....plus d'argent, plus d'achat et plus de profit... Et encore des pertes d'emplois.
On se décide quand à taxer les produits à bas coûts de main-d'œuvre ??? On a tellement peur de ne pas vendre nos avions? Nos armes? Nos trains ?
Ridicule. Nous avons la plus grande richesse: notre agriculture...
a écrit le 29/08/2012 à 20:04 :
cela ne m'étonne pas, il faut bien en premier lieu payer le meilleur grimpeur du tour de France, au détriment des employés et je sais de quoi je parle, car j'ai travaillé pendant dix huit ans dans le groupe Promodès et se sont des chacals.
Monsieur Pau Louis Halley doit se retourner dans sa tombe.
a écrit le 29/08/2012 à 19:22 :
tout pendant que l'on aura pas résolu le coût du travail en France, on aura de gros ennuis, tout le reste n'est que du replatrage...
Réponse de le 29/08/2012 à 22:01 :
Cela n s rien a voir ....
Réponse de le 30/08/2012 à 13:38 :
Pardon de l'intervention mais les hypers sont aussi puissants sinon plus que les banques et les états à l'image des pétroliers. De plus, ce sont les plus gros employeurs dans un pays comme la France et le sont simplement parce que nous devons manger tous les jours à l'image de l'électroménager.Pire encore, ces gens gèrent le monde depuis des décades sans oublier les producteurs de tout bord qui sont à leur botte.J'en ai fait les frais en Bricolage!!!
a écrit le 29/08/2012 à 19:00 :
"postes administratifs" pour commencer...ensuite ce sera tout doucement les caissières, les unes après les autres, pour que nous ayons "à faire " à des machines sans état d'âme....il est beau notre monde, ainsi que notre avenir....Quant à celui de nos enfants...No Comment!...
Réponse de le 29/08/2012 à 19:42 :
150000 embauches de pre fonctionnaires ..pas .. si mal

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