Confrefaçon : le français Kering attaque de nouveau Alibaba en justice

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Alibaba est régulièrement accusé de favoriser la contrefaçon, notamment par le biais de son site de vente en ligne Taobao.
Alibaba est régulièrement accusé de favoriser la contrefaçon, notamment par le biais de son site de vente en ligne Taobao. (Crédits : © Aly Song / Reuters)
Plusieurs marques du groupe français de luxe ont engagé des poursuites aux Etats-Unis contre le géant chinois de la vente en ligne, estimant que ce dernier encourage la vente de produits contrefaits et en profite. Alibaba assure que la plainte n'a aucun fondement.

Le français Kering, un des plus grands groupes de luxe mondiaux, revient à la charge contre Alibaba. Selon le Wall Street Journal, dimanche 17 mai, Gucci, Yves Saint Laurent et d'autres marques du groupe français de luxe ont engagé des poursuites aux Etats-Unis contre le géant chinois de la vente en ligne.

Dans leur dossier déposé à la cour fédérale de Manhattan, les marques françaises expliquent qu'elles sont  "insatisfaites" par l'action d'Alibaba pour résoudre les problèmes autour de la contrefaçon de leur marque.  Elles estiment même qu'Alibaba "encourage, aide et exploite la vente de produits contrefaits en toute connaissance de cause". Elles réclament des dommages et intérêts ainsi qu'une injonction à l'encontre d'Alibaba pour infraction à la loi sur les marques déposées.

C'est la deuxième fois que des marques de Kering attaquent Alibaba en justice. En juillet 2014, elles avaient déposé une plainte similaire, mais l'avaient retirée deux semaines plus tard.

Alibaba assure être exemplaire

"Malheureusement, Kering Groupe a choisi la voie du contentieux inutile plutôt que celle de la coopération constructive. Nous croyons que cette plainte n'a aucun fondement et nous la combattrons vigoureusement", a déclaré un porte-parole d'Alibaba.

Pour rappel, Alibaba est régulièrement accusé de favoriser la contrefaçon, notamment par le biais de son site de vente en ligne Taobao. Les Etats-Unis ont cependant retiré Taobao de leur liste des sites les plus suspects en 2012, estimant que le site avait fait des progrès en la matière. Au début de l'année 2015, les autorités chinoises avaient toutefois détecté une grande quantité d'objets contrefaits sur certains sites d'Alibaba.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2015 à 8:04 :
Mais attention aux 40 voleurs !!!

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