Contrefaçon : Jack Ma (Ali Baba) vole au secours de Taobao

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Jack Ma monte au créneau. Le dirigeant du géant de l'e-commerce chinois, en visite à Hong Kong lundi soir a défendu son entreprise en ces termes:
Lors d'une inspection menée par l'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (AEIC) chinois, il est apparu que seuls 37,3% des produits étaient "authentiques" sur Taobao, l'un des sites de son groupe. La présence en grande quantité d'objets contrefaits a également été détectée sur Tmall.
Le score d'Alibaba s'est révélé largement inférieur aux quelques 58% obtenus en moyenne par les autres sites. Et largement inférieur aux 90% de son grand rival, JD.com, détenu à 15% par le géant du web chinois Tencent. Après la publication du rapport de l'administration chinoise, Joseph Tsai (Cai Chongxin), le vice-président d'Alibaba en a réfuté le contenu.
Le président de l'entreprise récemment introduite en Bourse aux Etats-Unis a également tenté de balayer un début de controverse sur sa transparence au moment de ce lancement à Wall Street. Il nie avoir caché une réunion avec l'AEIC deux mois avant son introduction en Bourse, ce qui fait partie des éléments qui sont reprochés à l'entreprise.
Outre-Atlantique, un cabinet d'avocats new-yorkais à lancé le 30 janvier une procédure d'action de groupe au nom des investisseurs ayant acquis des actions entre le 21 octobre et le 28 janvier 2015 à l'encontre de l'entreprise. Elle dénonce la diffusion d'affirmations "fausses et trompeuses sur la régularité des opérations de la compagnie". Une action dont les "avocats [d'Alibaba] vont se charger" et qui lui donnera "l'opportunité de mieux se faire comprendre dans le monde et en Chine", a assuré lundi le co-fondateur du groupe.
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Ces soupçons de tromperie à l'égard des investisseurs "ne seraient pas soutenus par certains membres du gouvernement", a affirmé le milliardaire le 2 février, lors d'une visite au cours de laquelle il a promis 129 millions d'euros à une fondation de soutien aux start-up de Hong Kong.
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Signe d'apaisement entre Alibaba et les autorités chinoises, Jack Ma a rencontré deux jours plus tôt le responsable de l'AEIC. A l'issue de cette rencontre, un porte-parole du régulateur a fait savoir que les deux hommes se sont accordés pour limiter la contrefaçon dans le pays, selon l'agence officielle Xinhua.
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