Decathlon teste la location de matériel sportif pour un "usage à la demande"
Patrick Cappelli
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Regis Duvignau
Patrick Cappelli
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Regis Duvignau
La data sert à tout. La preuve avec Decathlon Belgique qui teste un service à la Netflix de location de matériel sportif en se basant sur l'analyse des données de 70 familles qui participent à une expérience de location d'équipements come alternative à l'achat. C'est la structure interne We Play Circular dirigée par Luc Teerlink, qui imagine des solutions fondées sur l'économie circulaire, qui a mis au point ce concept fondé sur l'usage : « nous pensons que la voie vers une industrie sportive durable passe par une modification du comportement de consommation en allant de la possession à l'usage. En n'utilisant que ce dont vous avez besoin, quand vous en avez besoin, nous espérons, avec vous, réduire la consommation et notre empreinte ».
Un modèle qui serait win win win : pour les usagers qui payent moins cher, pour les équipementiers qui pourraient investir dans des matériels durables et pour les entreprises de reconditionnement. Et l'enseigne, qu'en retire-t-elle ? « En mettant à disposition des produits sur des durées de plus en plus longues, la rentabilité peut dépasser celle d'une vente » expliquait Luc Teerlink lors de l'événement « Permis de conduire ma data » organisé par PetitWeb le 6 avril dernier. Arrivé chez Decathlon il y a deux ans et demi, il a eu « une énorme révélation », celle de l'économie d'usage : « c'est un modèle où nous permettons aux consommateurs d'utiliser nos produits plutôt que de les acheter. Il est vertueux pour toutes les parties prenantes : les clients, les partenaires, Decathlon, la planète ».
À lire également
D'après une étude interne récente de Decathlon France, 9 % des Français seraient attirés par ce système d'abonnement. Un budget a été dégagé par Decathlon Belgique pour tester ce nouveau format sur 70 familles. Trois formules d'abonnement, avec un plafond correspondant à la valeur des produits loués, leurs ont été proposées : 20 euros par mois pour un plafond de 400 euros, 40 euros pour un plafond de mille, 80 euros pour un plafond de 2000. Les produits sont échangeables à tout moment en respectant la valeur de chacun. Pour l'instant, les clients peuvent retirer leurs équipements dans deux magasins, ceux d'Anvers et d'Evere (Bruxelles)
Patrick Cappelli
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États
Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries