E-commerce : entre les plateformes et les marques se cache un marché florissant
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La Fédération du e-commerce et de la vente en ligne (Fevad) chiffre le montant dépensé par les ménages français sur internet en 2018 à 92,6 milliards d'euros, soit 13,4% de plus que l'année précédente. Amazon concentre à lui seul 20,2% de ces ventes (Kantar/LSA). Mais presque n'importe quelle entreprise peut vendre sur sa marketplace. Le baromètre bisannuel Croissance et Digital de l'Association pour le commerce et les services en ligne (Acsel), présenté en mars à Bercy, a confirmé le retard des entreprises françaises dans le numérique.
Seulement 43 % des entreprises de commerce interrogées par l'Acsel disposent d'un site de vente. Surtout, elles ne sont que 8% à être présentes sur les marketplaces comme Amazon, Cdiscount ou encore Aliexpress.
Créée en 2016, la startup a pour ambition de devenir « la référence pour les marques qui veulent s'installer sur Amazon ». Lui-même ancien employé de l'entreprise de Jeff Bezos, Raphael Guedj Pignol accompagne des grands groupes comme Seb (électroménager), Bic (papeterie) ou Playmobil (jouet), mais aussi des PME comme Vilebrequin (textile). « Sur la marketplace, la concurrence est quasiment infinie. Bien connaître les règles de la plateforme et en suivre les évolutions demande une certaine expertise et un certain investissement », estime l'entrepreneur.
Seelk permet à ses plus petits clients d'externaliser la vente sur Amazon. Ainsi, le site de vente d'huiles essentielles Voshuiles paie un forfait mensuel pour que Seelk se charge de l'intégralité des démarches relatives à Amazon, de sorte qu'il n'a plus qu'à récolter les bénéfices. Voshuiles s'épargne le casse-tête administratif lié à l'inflammabilité de ses produits. Il réalise aujourd'hui 60% de son chiffre d'affaires sur la plateforme, et ses ventes ont plus que doublé en 2018.
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Pour les grands groupes, Seelk enfile plutôt le costume de consultant. Il fait monter en compétences les équipes de ses clients et organise des formations ou des audits. Avec plus de 40 marques clientes et 30 employés, la jeune pousse a prouvé la pertinence de son positionnement. Déjà rentable, elle prévoit de doubler de taille en 2019. Avec ses concurrents, elle lève plusieurs freins identifiés dans le baromètre de l'Acsel : le manque de temps, évoqué par 54% des PME et ETI interrogés, le manque de compétences (39%) ou encore la complexité de mise en œuvre (36%). Reste la question des coûts de la transition numérique, mentionnée par 49% des entreprises.
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