À Saint-Etienne, l'ambiance est maussade. Si la perspective d'un retour en Ligue 1 de l'AS Saint-Etienne dope le moral des Stéphanois, les déboires de Casino inquiètent malgré la reprise du groupe il y a une dizaine de jours. Certes, le trio de repreneurs, composé du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, de Marc Ladreit de Lacharrière et du fonds d'investissement Attestor, a promis de conserver le siège social dans la capitale du Forez, mais la menace d'un plan de suppressions de postes massif plane sur le groupe de distribution. Le groupe n'est pas sauvé. Le nouveau directeur général, Philippe Palazzi, l'a rappelé vendredi dernier aux salariés du siège. Dans quelques jours, « courant avril », il dévoilera un plan social de grande ampleur pour ajuster les effectifs au nouveau périmètre du groupe qui va se concentrer sur le commerce de proximité (Monoprix, Franprix, Spar, Vival, Le Petit Casino, Naturalia) et l'e-commerçant C-Discount.
Le groupe sera en effet lesté de la quasi-totalité de ses 314 hyper et supermarchés après leur vente à Intermarché, Auchan et Carrefour. La trentaine de magasins qui ne trouveront pas preneurs mais aussi toutes les activités qui y sont rattachés (certains entrepôts, des postes administratifs...) seront fermés.