McDonald's : des encadrants et des prestataires condamnés pour corruption

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Trois encadrants travaillant dans des fast-food McDonald's ont été condamnés pour avoir mis en place un vaste système de corruption.
Trois encadrants travaillant dans des fast-food McDonald's ont été condamnés pour avoir mis en place un vaste système de corruption. (Crédits : Reuters)
Trois encadrants et onze prestataires de services de la société McDonald's ont été condamnés, vendredi 12 mai, pour avoir participé à un vaste système de corruption au sein de l'enseigne en région parisienne.

La procédure frauduleuse s'était mise en place à Paris et en banlieue parisienne au milieu des années 2000, à l'initiative du manager d'exploitation, principal instigateur du système de corruption.

Il avait passé sa carrière entière au sein de l'enseigne de restauration rapide, évoluant d'échelon en échelon jusqu'à que sa direction s'oppose à une nouvelle promotion.

Ayant ainsi projeté de démissionner pour reprendre avec un ami, qui deviendra son complice, une franchise Pizza Hut, l'individu avait décidé de s'emparer "d'un peu d'argent sur le dos de la société McDonald's" en mettant en place un système de surfacturations et de rétrocommissions.

Lors de la clôture du procès, l'ancien manager, qui désormais dirige un restaurant à son compte a indiqué: "Je me demande encore comment j'ai fait pour en arriver là."

"Je n'avais pas le choix si je voulais travailler"

L'ex-manager d'exploitation de plusieurs restaurants, et son complice, un franchisé installé à Aix-en-Provence, ont été condamnés à 30 mois d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis et à des amendes s'élevant, respectivement, à 30.000 et 50.000 euros.Le premier a reconnu les faits tandis que le second les a minimisés voir niés durant l'audience.

L'ex-directeur de deux restaurants sur les Champs-Elysées a également été condamné à un an de prison avec sursis et à 8.000 euros d'amende. Il jouait en effet les intermédiaires entre le manager et certains prestataires.

Les prestataires de services (entretien, sécurité, événementiel et nettoyage) ont écopé, pour leur part, de peines allant de deux à neuf mois de prison avec sursis assorties d'amendes. La plupart d'entre eux ont, en effet, reconnu avoir dû payer pour pouvoir conclure un marché ou garder un contrat avec l'enseigne.

 A la barre, plusieurs d'entre eux ont témoigné ne pas avoir eu "le choix s'ils voulaient travailler".

 (avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/05/2017 à 17:56 :
"Ça se passe comme ça !"
a écrit le 13/05/2017 à 23:50 :
Merci pour cet article qui m'explique pourquoi leur pauvre nourriture coûte aussi cher.
a écrit le 13/05/2017 à 13:05 :
"voir niés durant l'audience."
voire

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