Costa Croisières se remet à l'eau avec l'espoir d'une relance cet été

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Costa Croisières a remis à l'eau un paquebot samedi soir, en Italie, après quatre mois de pause forcée.
Costa Croisières a remis à l'eau un paquebot samedi soir, en Italie, après quatre mois de pause forcée. (Crédits : Reuters)
Costa Croisières, leader du marché en Europe, a repris la mer samedi soir depuis l'Italie avec son navire amiral, le Costa Smeralda. Alors que le secteur a été paralysé depuis un an à cause de la pandémie, les croisiéristes remettent timidement à l'eau quelques paquebots et adaptent leur protocole sanitaire pour espérer profiter d'une reprise cet été.

Après un an de paralysie liée à la pandémie, les croisières ne s'amusent toujours pas mais elles commencent à apercevoir le bout du tunnel. Le groupe italien Costa Croisières (groupe Carnival), leader du marché en Europe, a remis en service samedi soir son navire amiral, le Costa Smeralda, après plus de quatre mois de pause forcée. Un symbole de reprise très attendu par le secteur, fortement impacté par la crise depuis un an.

Nombre de passagers limité

Le paquebot a pris le large au départ du port de Savone (nord-ouest de l'Italie) pour un périple en Méditerranée de trois à sept jours, selon les formules retenues par les passagers, avec des escales sur la côte italienne à La Spezia, Civitavecchia, Naples, Messine et Cagliari. A son bord environ 1.500 passagers, soit un quart de sa capacité d'accueil théorique.

La reprise s'accompagne en effet du respect d'un strict protocole sanitaire, avec un nombre de passagers limité, des tests Covid pour l'ensemble des passagers et membres d'équipage, des prises de température et le port du masque obligatoire. Objectif : effacer l'image des paquebots errant de port en port, interdits d'accoster par peur du Covid-19.

Le groupe, qui possède 15 bateaux, doit faire partir prochainement trois autres navires avec des départs d'Italie, de Marseille et de Barcelone et "un protocole sanitaire renforcé", selon le président de Costa Mario Zanetti, cité dans un communiqué.

Un manque à gagner de 77 milliards de dollars pour les croisiéristes

Costa Croisières n'est pas le seul à se remettre progressivement à flot. Son concurrent MSC, dont le Seaside également parti samedi de Gênes (nord-ouest de l'Italie), avait repris les croisières en août 2020. Il a depuis fait voyager "sur une trentaine de croisières plus de 60.000 passagers, en toute sérénité", avec deux navires sur 18, selon Patrick Pourbaix, directeur général de MSC France.

Avec la levée progressive des restrictions sanitaires couplée à la campagne vaccinale, le secteur espère sentir les effets de la reprise dès cette année pour retrouver le marché florissant d'avant la pandémie. Le Covid-19 a stoppé brutalement une croissance continue depuis 10 ans dans le secteur, après un pic en 2019 à 29,7 millions de passagers dans le monde dont 15,4 millions de Nord-américains et 7,7 millions d'Européens, selon un rapport de la Cruise Line International Association (CLIA), l'association des croisiéristes.

Mais entre mi-mars et septembre 2020, le monde de la croisière a subi un manque à gagner de 77 milliards de dollars et la perte de 518.000 emplois, toujours selon la CLIA.

Vers une reprise progressive d'ici l'été

Alors que la situation sanitaire reste toujours incertaine, les compagnies relancent timidement quelques navires et adaptent leur protocole sanitaire, en prônant vaccinations et tests. Par exemple, l'américaine Norwegian Cruise Line engage cet été trois de ses 17 bateaux sur des itinéraires au départ de Grèce et des Caraïbes, mais elle n'embarquera que des personnes "entièrement vaccinées". Si les ports américains sont actuellement fermés, les croisières pourraient reprendre en Floride mi-juillet, où se trouvent les sièges de la Norwegian Cruise Line, Carnival et Royal Caribbean.

Les bateaux seront autorisés à naviguer s'ils certifient que 98% des membres de leur équipage et 85% des passagers sont vaccinés, selon un courrier obtenu par l'AFP des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays. Si ces conditions sont remplies, les navires n'auront pas à exiger des tests PCR pour l'équipage et les touristes, mais simplement des tests antigéniques avant l'embarquement, ont indiqué les autorités sanitaires.

Elles demandent par ailleurs aux entreprises de transmettre leurs itinéraires de voyage le plus rapidement possible "afin de garantir un calendrier de retour des croisières avec passagers vers la mi-juillet".

Au Royaume-Uni, le ministère des transports impose pour les croisières autorisées à partir du 17 mai une jauge pour le nombre de passagers, obligatoirement résidents du Royaume-Uni, de 50% avec un maximum de 1.000 passagers. A bord, il est interdit de se réunir à plus de 6 personnes et les bateaux devront se contenter des eaux du Royaume-Uni.

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Commentaires
a écrit le 03/05/2021 à 14:35 :
En quelques sortes, Costa met le paquet.
ah ah ah!
a écrit le 03/05/2021 à 13:34 :
Désolé je reste sur ce chiffre duquel je ne reviens toujours pas mais vous croyant sans problème c'est juste que je pensais à 1500 ou 2000 personnes maximum trouvant déjà cela énorme, mais 6000 au final, est-ce que quelque part il ne vaut mieux pas enfermer 6000 touristes aux cerveaux très peu irrigués pendant une semaine, même sur un paquebot ultra polluant par définition, plutôt que de les laisser chacun de leur côté qui vu leur potentiel pourraient polluer et détruire encore plus s'ils étaient libres ?
a écrit le 03/05/2021 à 12:33 :
Passer ses vacances sur un truc pareil, faut avoir le cerveau a l'envers.
a écrit le 03/05/2021 à 9:04 :
mais evidemment!
le pb du virus n'est pas regle, alors on va aller entasser des milliers de gens dans les poulaillliers des mers, histoire de repartir pour un tour!
et si le bateau n'est pas plein, les pertes sont colossales pour l'exploitant
quand on verra les comportements des gens post confinement, on se dira que dans 2 mois ca sera reparti pour un tour
a écrit le 03/05/2021 à 8:29 :
Bétonnière des mers jamais je n ´ irai dans ce type de bateau ... j aurai il impression de revivre en hlm tasse les uns sur les autres dans la promiscuité ... pas étonnant les cas de covid qui ont defraye la chronique en début d épidémie sans compter l impact écologique de ces mastodontes ... au dessus d’un certain tonnage ça devrait être interdit en Europe ....
Les mesures mise en œuvre se veulent plus pour rassurer les passagers qu efficacent : ce n est parce que vous être vacciné ou testé que vous n êtes pas porteur du virus ... faut pas se tromper de sujet : la vaccination protège des effets les plus délétères du covid mais ne vous empêche pas de l avoir . Les tes ne sont qu une photo mais ne garantissent pas que quelques jours plus tard vous ayez le covid ( il faudrait plusieurs test sur une période donnée pour ne pas « sortir du radar » ) bref tout cela n est pas sérieux ni de l la nier des croisiéristes ni des états concernés .
a écrit le 02/05/2021 à 20:01 :
au cas ou y a de 'oseille, le maire il a dit, et alexis sans doute aussi !
a écrit le 02/05/2021 à 19:43 :
"A son bord environ 1.500 passagers, soit un quart de sa capacité d'accueil théorique."

Vous voulez dire qu'il y a 6000 personnes qui d'habitude partaient en "vacances" là dedans !? La vache c'est énorme !
a écrit le 02/05/2021 à 18:45 :
Surtout qu'ils prennent un nouvel élan en évitant notamment de vouloir à tout prix entrer dans les canaux à Venise. C'est intolérable.
a écrit le 02/05/2021 à 18:14 :
beaucoup de risques pour une ballade en mer on est encore bien loin de la disparition du ou plutot des virus meme vaccines vous n'etes pas a l'abri d'un mechant mutant
a écrit le 02/05/2021 à 17:57 :
En parlant de bateau.

Un cluster de contaminations au coronavirus a été détecté en Seine-Maritime. Seize marins d'un navire amarré au Havre ont été testés positifs au Covid-19 et des analyses sont en cours pour déterminer s'ils sont touchés par le variant indien, a-t-on appris samedi 1er mai auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie.

"Les personnes concernées sont les marins d’un navire, où des cas positifs avaient été identifiés alors qu’ils étaient en mer. Tous les marins avaient alors été mis à l'isolement dès le 18 avril avant leur arrivée au Havre (cas positifs et contacts à risque)", a indiqué l'ARS à l'AFP.

Une fois à quai, l’isolement s’est poursuivi en hôtel dédié, "accompagné d'un contrôle strict". Sur la totalité de l’équipage, deux marins finissent actuellement leur isolement qui s’achèvera ce week-end. L’ensemble des membres de l’équipage a observé un isolement strict sur la durée requise, d'après la même source.

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