Bristish Airways prévoit une perte pour son exercice 2008-09

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La compagnie aérienne britannique prévoit une perte d'exploitation de 150 millions de livres (environ 162 millions d'euros) sur l'année 2008/09 qui s'achèvera le 31 mars.

La compagnie aérienne britannique British Airways (BA) a lancé lundi un avertissement sur résultats, prévoyant une perte d'exploitation de 150 millions de livres (environ 162 millions d'euros) sur l'année 2008/09 qui s'achèvera le 31 mars, notamment à cause de la faiblesse de la livre. "La situation économique qui s'est aggravée en janvier et les perspectives pour février et mars, combinées à la baisse de la livre sterling, ont un impact sur nos perspectives pour l'année achevée le 31 mars", indique BA.

La compagnie prévient cependant que ses vues sur son chiffre d'affaires sont inchangées, anticipant toujours une hausse "d'au moins 4% sur l'année". Mais les coûts, "sur lesquels pèsent à la fois les problèmes de taux de change et les coûts non reliés au carburant, devraient désormais augmenter de 8% au lieu de l'estimation précédente de 5%", ajoute le groupe. La prévision de prix du carburant est "globalement inchangée autour de 3 milliards de livres".

Les résultats du troisième trimestre, qui seront publiés le 6 février, "devraient montrer une perte d'exploitation de 50 millions de livres environ, dont une charge de 56 millions de livres liée au taux de change. Une perte d'exploitation d'environ 150 millions de livres est désormais attendue sur l'année. BA avait connu au premier semestre une perte nette de 42 millions de livres, mais un bénéfice avant impôts de 52 millions de livres.

Cette annonce faisait plonger le titre BA à la Bourse de Londres, où il perdait 5,47% à 138,20 pence vers 15h20 GMT, alors que l'indice vedette Footsie-100 était globalement en hausse de 4,23% au même moment.

De quoi menacer un peu plus la fusion prévue entre BA et l'espagnole Iberia, alors que le directeur général de BA Willie Walsh a déjà prévenu dans le Financial Times de samedi que ses actionnaires n'accepteraient pas une fusion sur la base des capitalisations actuelles des deux compagnies, celle de BA étant tombée sous celle d'Iberia qui est, du point de vue de M. Walsh, "surévaluée".

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