Les "low cost" continuent leur irrésistible ascension dans le ciel français

Les compagnies à bas coûts ont transporté 19% des passagers français et près de 30% en régions. Leur trafic a bondi de 5,75% en 2010, à 28 millions de passagers. Elles pourraient représenter 35% du trafic des aéroports régionaux dans cinq ou six ans.
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Rien n'arrête l'ascension des compagnies à bas coûts dans l'Hexagone, en particulier sur les aéroports régionaux, où l'emprise d'Air France est moins forte qu'à Paris. Alors que ces compagnies représentent aujourd'hui 19,6% du trafic français, elles pèsent près de 30% en régions (29,2%). "Nous sommes pas au bout du système car les "low cost" représentent une forme d'économie acceptée", a indiqué ce lundi Jacques Sabourin, délégué général de l'Union des aéroports français (UAF) lors de la présentation des résultats du secteur en 2010. Et d'ajouter : "les "low cost" devraient représenter 35% d'ici à cinq à six ans sur les aéroports régionaux".

En 2010, les Ryanair, Easyjet ou autres Vueling ont transporté plus de 28 millions de passagers au départ (ou à destination) de France, en hausse de 5,75% par rapport à 2009. Un rythme supérieur à la croissance globale du trafic (+1,3%), à 151,8 millions de passagers.

Par rapport à 2006, les "low cost" ont transporté 11 millions de passagers supplémentaires.

En province, les aéroports de Nice et Beauvais sont au coude à coude pour la place du premier aéroport "low cost" français (2,9 millions de passagers chacun). Mais le premier voit son trafic baisser de 6,22%, quand le second, tiré par Ryanair, poursuit sa croissance de manière effrénée (+13%), qui le propulse au huitième rang des aéroports français. Derrière eux, Lyon (+10,8%), Bordeaux (en raison de l'ouverture d'un terminal à services simplifiés, dit à bas coûts), avec une hausse de 57%, à Nantes (+69%) ou à La Rochelle (+15%) enregistrent de belles croissances.

Il est à noter que les "low cost" sont très présentes à Paris, en particulier à Orly (+7,44%), où elles représentent environ un quart du trafic.

Interrogé sur le poids des subventions déboursées par les collectivités pour attirer les compagnies à bas coûts, Claude Terrrazzoni, président de l'UAF, dit ne pas pouvoir répondre. Il précise : "il y a deux sortes de compagnies "low cost". Ryanair et les autres ; Easyjet, Flybe, Vueling... payent les mêmes tarifs aéroportuaires que les autres compagnies". Concernant Ryanair, les prix différent selon les aéroports. Ceux avec qui Ryanair négocie depuis longtemps payent plus que les nouveaux aéroports. Ces subventions accordées à Ryanair en contrepartie d'une desserte de l'aéroport ont été dénoncées par deux aéroports : Angoulême et Pau.

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Commentaires 22
à écrit le 08/03/2011 à 8:27
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Bravo, j'espere que dans tout ces beaux parleurs il n'y a aucun employé de l'état beneficiant de la sécurité de l'emploi, voyager low cost ne signifie rien d'autre que d'affirmer : il y a trop d'hotesses dans les avions et les pilotes sont trop bien ...

le 08/03/2011 à 10:44
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Et vous trouvez ça normal que ce soit les contribuables qui payent de leurs impôts la venue des low-costs ? Sans impôts pas d'aides publiques pour les aéroports d'Etat. Et sans subventions, pas de Ryanair... A ce rythme là, l'Etat low-cost n'a pas ...

le 08/03/2011 à 12:53
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je croyais avoir lu que la venue de ces compagnies sur les aéroports de province representait, de par l'activitée qu'elle engendrent un bénéfice considérable pour les régions concernées, quand subvention egale retour sur investissement et benefice po...

le 08/03/2011 à 14:36
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ça c'est ce que pense 95% des français, mais suffit de s'informer un minimum, les aéroports français régionnaux sont pour la plupart déficitaires, notamment parce qu'il ne font payer quasiement aucune charge a Ryanair en plus de leur verser des subve...

le 08/03/2011 à 17:15
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@ vince: exactement, ils sont tous capitalistes avec l'argent du contribuable, mais ne manquent pas de critiquer les avantages sociaux. Une entreprise, c'est fait pour gagner de l'argent, pas pour pomper l'argent public !!!!

le 08/03/2011 à 21:36
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@ patrickb. Problème pour la plupart de ces aéroports, c'est qu'ils sont délaissés par AF. S'ils veulent exister, et leur région avec, ils leur faut des lignes. Et sans low-cost, il n'y aura rien. Donc il faut comprendre qu'elles subventionnent.

le 09/03/2011 à 8:30
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Le problème tient surtout à ce que les aéroports de province sont trop nombreux. Les régions sont déjà attractives, et il y a une demande pour des connexions aériennes. Si les low-costs disparaissaient du ciel français, les aéroports les moins rentab...

à écrit le 07/03/2011 à 20:12
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Très franchement, je préfère payer moins cher et partir plus souvent. Peu importe si je dois payer mon café ou si je dois payer pour une valise en soute. Le vrai scandale est davantage du côté des taxes d'aéroport et notamment avec le monopole d'ADP...

le 08/03/2011 à 10:55
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Ryanair ne coute pas moins cher, il se finance différemment c?est tout. Quand AF mise sur le prix des billets pour générer des bénéfices, Ryanair compte sur les subventions publiques. Les irlandais font des bénéfices de 500 millions d?euros et engran...

à écrit le 07/03/2011 à 19:54
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aserty33 a raison. Pourquoi payer plus pour le même confort? Car l'offre des compagnies classiques ne justifie pas une telle différence de prix

le 07/03/2011 à 21:10
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@ bill: l'idéal serait de ne plus avoir de sièges et de faire payer les toilettes, enregistrement sur Internet et amende (prix de 10 sièges) pour les no show, bagage payable en sus. On va rire quand un avion va se cracher, parce que pendant qu'on y e...

le 08/03/2011 à 8:52
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Je te vois venir et les media aussi. Effectivement, le jour où ryanair ou easy auront un crash, tout le monde va leur tomber sur le dos en disaant qu'ils rognent sur la sécurité. Ils sont pourtant très pointus sur le sujet. Des grands CEO de grandes ...

à écrit le 07/03/2011 à 19:37
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La différence principale entre les anciens, et les "low cost", c'est la durée. Ryanair, n'ayant pas réussi son racket à Pau, s'en va. Air Inter (France) y dessert depuis (au moins) un demi siècle; plusieurs vols par jour; et relie les 2 aéroports par...

le 07/03/2011 à 20:05
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Oui Air France est loin de perdre des parts de marché d'autant que dans beaucoup de cas cela devient la référence (en terme de qualité) quand on cherche un vol

à écrit le 07/03/2011 à 17:50
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c'est vrai que Air Inter c'était le grand confort. La Navette aussi.

le 07/03/2011 à 18:08
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Air Inter, l'époque où pour prendre l'avion il fallait économiser des mois...

le 07/03/2011 à 18:34
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po a raison, c'est le service qui se perd ...

le 07/03/2011 à 19:19
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le seul truc c'est à combien ?

le 07/03/2011 à 19:51
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Mais à quel prix ?

à écrit le 07/03/2011 à 16:34
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Et quand la SNCF aura ses concurrents "low cost", les gens voyageront dans des wagons à bestiaux :-) Le plus drôle, c'est que par exemple, être condamné aux galères sous les Romains, c'était une punition, aujourd'hui c'est un sport qui se paie cher. ...

le 07/03/2011 à 17:29
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oui , mais un bordeaux Genève pour 18? sa peut faire accepter peut de place pour les jambes pendant 40 minute

le 08/03/2011 à 15:11
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@ azerty: innocents ceux qui croient qu'on va leur donner une Rolls pour le prix d'un vélo :-) Les coûts fixes des compagnies sont sensiblement les mêmes pour tous. Ce qui fait la différence, c'est le financement et Ryanair est financé par le contrib...

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