Air France : les pilotes sèchent le grand oral anti low-cost

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L'assemblée générale du puissant SNPL présentant la riposte aux compagnies aériennes low-cost n'a pas attiré les foules.

Le fameux grand oral sur lequel devaient plancher, vendredi, les pilotes d'Air France s'est plutôt transformé en école buissonnière. L'assemblée générale du puissant SNPL (Syndicat national des pilotes de lignes), qui devait présenter les lignes du projet de reconquête d'Air France face aux compagnies à bas coûts (projet dit "bases provinces") n'a pas attiré les foules. Selon plusieurs participants, il y avait à peine 70 pilotes dans la salle (la compagnie en compte plus de 4000 et plus de 71 % d'entre eux ont voté pour le SNPL). Une déception alors que cette catégorie de personnel constitue la pierre angulaire de ce projet qui vise à baisser les coûts de 15 %, au départ des aéroports de Marseille, Nice, Toulouse et Bordeaux, par le biais notamment d'une hausse de productivité de 25 % des navigants. 

Cette faible participation est d'autant plus étonnante que les pilotes ont, en mars, autorisé le SNPL à négocier avec la direction les conditions de travail et de rémunération, mais aussi l'évolution de carrière liées à ce projet. "Les pilotes savent qu' in fine ils auront la possibilité de s'exprimer sur le projet, avec le référendum prévu par le SNPL une fois le projet négocié", tente de relativiser un membre du SNPL.

La question de la rémunération toujours pas tranchée

La question de la rémunération est au c?ur de ce projet. Les pilotes étant aujourd'hui payés à la tâche, la direction exige une augmentation de salaire largement inférieure à celle de la productivité demandée. Un autre sujet n'est pas tranché?: celui de la réalisation ou pas d'une cinquième étape de vols dans la journée. Par ailleurs, un certain nombre de question ont concerné les autres catégories de personnel (hôtesses et stewards d'un côté, et personnel au sol de l'autre), "Vont-ils faire les mêmes efforts??", ont demandé certains.

Pour l'heure, les syndicats de personnels de cabine ne sont pas très chauds sur ce dossier. Concernant le personnel au sol, les accords devraient se faire au niveau local, bases par bases. La CGT se montrerait assez coopérative mais refuserait le recours à la sous-traitance souhaité par la direction pour les pics d'activité. Mieux, des embauches pourraient même être réalisées...

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Commentaires
a écrit le 14/04/2011 à 14:27 :
Ne vous leurrez pas avec le low cost : s'il exite, ce n'est pas tant à cause de sa capacité à rogner sur les coûts superflus que grâce aux négociations avec les collectivités locales qui arrosent financièrement les compagnies pour qu'elles veuillent bien utiliser leurs aéroports de province notamment. Mais les collectivités étant amenées à voir leurs ressources financières se raréfier, je me demande si ce modèle "économique" est durable... et pense plutôt le contraire.
a écrit le 12/04/2011 à 5:16 :
l 'avenir c'est le low-cost, plutot facon easyjet que ryanair.
les pilotes ont certainement conscience que c'est la fin d'une epoque
a écrit le 11/04/2011 à 21:19 :
que faut-il en déduire ! qu'ils s'en f.... ou qu'ils n'ont rien compris du danger des low cost ! décidément il n'y a rien à attendre des syndicats français : ou plutôt si : la revendication et la contestation mais surtout pas la coopération, la recherche de solutions constructives ! désopilant !
a écrit le 11/04/2011 à 19:14 :
Heuh... j'ai pas tout compris ? ou quoi ? S'ils font une 5° étape, ça engendre qu'ils devront passer une nuit hors de leur base... Dès lors, quel est l'avantage qui permet de réduire les coûts ???
Réponse de le 16/04/2011 à 11:02 :
Pas Forcément Marseille-Marrakech-Marseille-Bordeaux-Paris-Marseille
Et voilà 5 étapes en une journée par contre attention à l'amplitude de telles rotations!!!!!

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