Qantas prévoit de supprimer un millier d'emplois

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"Les défis auxquels nous faisons face sont immenses", a prévenu le PDG de Qantas, Alan Joyce. Le patron de la compagnie aérienne a annoncé ce jeudi qu'il comptait supprimer "au moins "1.000 emplois".
Confronté à "des circonstances extraordinaires", notamment des "coûts de carburant record", une devise élevée et la concurrence des transporteurs étrangers, le groupe australien a accumulé de lourdes pertes.
La compagnie prévoit une perte avant impôts comprise entre 250 et 300 millions de dollars australiens (166 et 200 millions d'euros) au cours de la période allant de juillet à décembre 2013. Le taux de remplissage des avions passagers a en outre reculé en novembre.
"Le marché international australien est le plus difficile au monde", a ajouté le PDG de Qantas. Ses avions consomment en moyenne plus de carburant que d'autres grandes compagnies étrangères en raison de l'éloignement géographique de l'Australie des destinations les plus courues, telles que les Etats-Unis et l'Europe.
Le groupe a pris d'autres mesures pour tenter de faire face à ses difficultés. Symboliquement, le salaire d'Alan Joyce sera baissé tout comme celui des membres du conseil de direction. Plus généralement, tous les salaires et bonus seront gelés. Les dépenses encourues avec les principaux fournisseurs seront révisées.
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Le patron de la compagnie a appelé le gouvernement australien au secours:
Concrètement, Alan Joyce réclame depuis plusieurs semaines que soit levée l'interdiction pour Qantas d'avoir son capital détenu à plus de 49% par des investisseurs étrangers.
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Il a enfin pointé les distorsions impliquées par des concurrents comme Virgin Australia, contrôlée par Singapore Airlines, Air New Zealand et Etihad (basée à Abou Dhabi). Trois compagnies dont il a souligné qu'elles étaient soutenues par les gouvernements de leurs pays d'origine respectifs.
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