Air France, le «oui mais» du SNPL à l'accord sur Transavia

Le nouveau bureau du SNPL est prêt à signer l'accord sur les conditions de transfert des pilotes d'Air France vers Transavia, qui à la compagnie low-cost du groupe de se développer, sous réserve que la direction s'engage, par écrit, sur le retrait du projet d'une low-cost paneuropéenne, retiré pendant la grève de septembre.
Fabrice Gliszczynski
(Crédits : reuters.com)

Seul point à l'ordre du jour du nouveau conseil syndical, fraîchement élu ce jeudi : la signature du SNPL du texte sur les conditions du détachement des pilotes d'Air France vers Transavia France, approuvé la veille par l'ensemble des pilotes d'Air France. Le conseil a mandaté le nouveau bureau du SNPL Air France pour signer le texte, sous réserve que la direction d'Air France-KLM signe une lettre dans laquelle elle s'engage sur le retrait du projet Transavia Europe, une low-cost paneuropéenne. Annoncé avant le début du conflit des pilotes en septembre, ce projet de créer des filiales low-cost à l'étranger employant du personnel aux conditions locaux avait été retiré pendant la grève.

Choix difficile

Que va faire Alexandre de Juniac, le président d'Air France-KLM. ? Va-t-il signer une telle lettre. Le choix est difficile. Car, en signant, il permet le développement de Transavia France. Mais il prend le risque de plomber toute remise en sur la table du projet européen à terme ou du moins de compliquer sa relance en donnant au SNPL une carte maîtresse dans la négociation de la rouverture de ce dossier, s'il devait rouvrir un jour.

Car si ce projet a été retiré pendant le conflit, la direction tient, depuis, un discours ambiguë. Le 1er octobre, lors de son audition devant la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale, le PDG d'Air France-KLM a envisagé que le projet puisse un jour revenir sur la table.

"Le projet est retiré et il sera rediscuté en temps utile quand les choses seront revenues à la normale", avait-il dit lors de sa présentation préalable au jeu des questions-réponses.

Le 18 novembre, lors d'une intervention à l'American European Press Club, il avait déclaré :

«si on peut discuter du développement de Transavia Europe avec les partenaires sociaux, discutons-en. Je pense qu'ils seront prêts assez vite. L'analyse objective montre que ce n'est pas un projet idiot qui consolide Transavia France et Transavia Europe. S'ils sont prêts, on le remet sur la table. S'ils ne le sont pas on ne le remet pas. Ce qui serait dommage car je pense que c'est très bon pour Air France-KLM, et très bon pour les pilotes et très bon pour les personnels. On ne le fera pas contre les personnels".

 Vote des pilotes de Transavia

Dans la mesure où il est clair que la direction a l'intention de remettre un jour ce dossier sur la table, Alexandre de Juniac peut-il dire aujourd'hui répondre à la demande des pilotes. La sémantique à employer va être subtile.

Autre inconnue. Le vote des 103 pilotes de Transavia sur le texte. Car pour être validé, l'accord doit être également approuvé par les pilotes de la compagnie low-cost. Un grand nombre d'entre eux déplorent le manque de réciprocité. « Si les pilotes de Transavia ne signent pas, il n'y aura pas d'accord », rappelle un cadre du SNPL.

Fabrice Gliszczynski

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Commentaires 3
à écrit le 05/12/2014 à 14:58
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Oui,oui, transférer les pilotes d'AF a la SNCF... Avec salaire SNCF bien sur.... Ouaf, ouaf, !!!

à écrit le 05/12/2014 à 8:01
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Remplacement des pilotes seigneurs (á l' image des politiques)par d autres pilotes qualifies sans la grosse tete...

le 05/12/2014 à 10:57
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Remplacer les contributeurs idiots par des plus intelligents?

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