ADP et Vinci Airports accélèrent leur redressement mais restent loin de 2019
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Malgré la reprise, Roissy a récupéré à peine plus d'un tiers de son activité d'avant la crise.
Jouanneaux - Groupe ADP
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Malgré la reprise, Roissy a récupéré à peine plus d'un tiers de son activité d'avant la crise.
Jouanneaux - Groupe ADP
Une équipe est parfois plus performante à l'extérieur qu'à domicile. Si la métaphore sportive s'arrête là, force est de constater que la reprise du trafic du groupe ADP et de Vinci Airports en 2021 s'est largement appuyée sur leurs concessions internationales respectives. Un apport bienvenu alors que les aéroports nationaux restent fortement impactés par la crise du transport aérien.
Le groupe Aéroports de Paris a retrouvé un trafic de 160 millions de passagers l'an dernier. C'est une croissance de plus de 37 % par rapport à 2020, soit un gain de plus de 43 millions de passagers en un an. Malgré tout, cela représente toujours moins de la moitié de l'activité de 2019, 46 % pour être précis.
De son côté, Vinci Airports a accueilli environ 86 millions de passagers, ce qui représente une augmentation de 12 % par rapport à 2020. En dépit de cette croissance, l'opérateur aéroportuaire marque quelque peu le pas par rapport à son concurrent et ne récupère qu'un tiers de son activité de 2019.
Dans le détail, la situation est plus contrastée selon les plateformes. Sur 160 millions de passagers accueillis par le groupe ADP, à peine plus du quart l'a été en France. Avec près de 27 % de croissance par rapport à 2020, et 9 millions de passagers retrouvés, les deux plateformes parisiennes n'ont pas démérité. Rien que pour le mois de décembre, elles ont accueilli 3 millions de voyageurs de plus qu'en 2020 en dépit d'une 5e vague déjà bien présente. Elles ont ainsi atteint un total de 42 millions de passagers.
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A ce jeu, Orly s'est montré plus dynamique que Roissy. L'aéroport du sud parisien a accueilli près de 16 millions de passagers, soit une croissance de 46 %, tandis que celui du nord de la capitale a pris en charge 26 millions de voyageurs, pour une croissance de 18 %. Une différence qui se retrouve dans la répartition de la croissance entre les différents segments : le domestique et l'européen, qui représente l'essentiel du trafic d'Orly, ont crû respectivement de 27 et 35 %, quand le long-courrier est resté à 18,5 %.
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