Dès l'été 2019, les tickets de métro et le passe Navigo pourront être remplacés par un support sans contact sur les smartphones. Conformément à la promesse de 2016 de Valérie Pécresse, ce titre de support dématérialisé permettra d'ouvrir les portiques. La présidente du conseil régional s'est déjà engagée le 9 décembre dernier à ne pas augmenter le prix du pass Navigo.
Ce lundi 17 novembre, l'autorité organisatrice des transports franciliens, Île-de-France-Mobilités (IDFM), a annoncé avoir confié au groupement Wordline-Conduent la construction du "smart Navigo". Wordline, filiale du français Atos, est spécialisée dans la mobilité et les services numériques. Conduent serait, lui, le leader de la billettique en Europe. A eux deux, ils doivent intégrer ce nouveau système informatique aux systèmes actuels de distribution et de validation. "Le marché porte sur un volume de 60 millions d'euros", précise IDFM. A terme, sa présidente Valérie Pécresse veut aussi généraliser l'achat de titres de transport sur Internet et l'utilisation du smartphone comme support de rechargement du passe Navigo. Elle l'imagine également en "support de nouveaux services de mobilité" comme l'accès aux parkings-relais.
Toutefois, seuls les smartphones équipés d'Android (Google) pourront utiliser cette technologie. De fait, les iPhone, propriétés d'Apple, en seront exclus. En effet, la marque à la pomme "refuse d'ouvrir la fonctionnalité NFC (Near Field Communication) qui permet le paiement instantané par smartphone, la réservant pour Apple Pay", a confié un porte-parole d'Île-de-France Mobilités à l'AFP. De même, seul Orange est pour l'instant engagé dans l'opération.
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Avec ce nouvel outil, Île-de-France Mobilités prépare en effet à l'ouverture à la concurrence des transports en commun franciliens. A partir de 2021 pour les bus hors RATP, elle durera jusqu'en 2040 pour les métros ainsi que pour les RER A et B. L'autorité organisatrice l'admet elle-même : elle veut "établir une concurrence ouverte et effective" et "garantir le même accès à l'ensemble du réseau et aux mêmes services". La solution, écrit IDFM, est même "pensée pour être capable d'accueillir un nouvel opérateur et permettre aux transporteurs de déployer rapidement le Smart Navigo". Rendez-vous donc dans six mois pour une première mise en œuvre du service.
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