Dara Khosrowshahi, l’homme de la rentabilité d'Uber
Marie-Pierre Gröndahl
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À gauche, Dara Khosrowshahi, PDG d’Uber, examine une moto électrique.
© LTD / ANINDITO MUKHERJEE/BLOOMBERG
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À gauche, Dara Khosrowshahi, PDG d’Uber, examine une moto électrique.
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Le 7 février 2024 a été une date historique pour l'ex-start-up de San Francisco. Pour la première fois depuis sa création, en 2009, l'entreprise a réalisé un exercice annuel bénéficiaire : 1,9 milliard de dollars. Un contraste absolu avec les 9 milliards de dollars de pertes de 2022 et les 30 milliards de pertes cumulées depuis son lancement. Un « point de bascule » pour son PDG, Dara Khosrowshahi, 54 ans, qui a succédé au très controversé fondateur, Travis Kalanick, en 2017 et avait annoncé dès janvier 2023 un objectif de rentabilité dans l'année.
Souvent décrit comme « l'adulte responsable » (celui qui reste sobre pour conduire ses amis après une fête arrosée), cet ingénieur en bioélectricité et ancien patron d'Expedia - à l'époque l'un des mieux payés des États-Unis - a pris les mesures nécessaires pour transformer radicalement la plateforme de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) et de livraison de repas à domicile. Outre un travail méthodique en interne pour rompre avec la culture toxique de misogynie et de harcèlement sexuel des premières années, les choix stratégiques ont permis de surmonter le plongeon de l'activité dû à la crise sanitaire.
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En quelques années, Uber s'est retiré de la Chine, s'est développé en Amérique latine et dans la zone Asie-Pacifique, a introduit la publicité sur ses applications, lancé un programme de fidélité (Uber One) et partiellement résolu les difficultés posées par les réglementations des différents pays en matière de droit du travail. Y compris en incluant désormais les taxis dans sa plateforme sur de multiples marchés, dont la France.
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