Easyjet répond à l'offensive de Transavia à Nantes

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Avec cette nouvelle base à Nantes, Easyjet répond à la montée en puissance de Transavia, qui a augmenté là-bas ses capacités de 40% cet été.
Avec cette nouvelle base à Nantes, Easyjet répond à la montée en puissance de Transavia, qui a augmenté là-bas ses capacités de 40% cet été. (Crédits : DENIS BALIBOUSE)
La compagnie low-cost britannique va ouvrir une base d'exploitation à Nantes au printemps 2019. Trois Airbus A320 et une centaine d'employés y seront basés. Ils permettront d'opérer une dizaine de nouvelles destinations.

Pendant qu'Air France attend l'arrivée du nouveau directeur général d'Air France-KLM, Easyjet continue sa croissance dans l'Hexagone. Après avoir ouvert une base d'exploitation à Bordeaux au printemps puis renforcé celle de Nice cet été, la compagnie  low-cost britannique a annoncé ce 4 septembre l'ouverture au printemps prochain d'une base à Nantes, sa 7e en France après celles de Roissy-Charles-de-Gaulle, Orly, Nice, Toulouse, Lyon, Bâle-Mulhouse et Bordeaux.

Offensive de Transavia à Nantes

Trois A320 et une centaine de personnels seront basés à l'aéroport de Nantes-Atlantique pour assurer non seulement une dizaine de nouvelles destinations mais aussi un renforcement de fréquences sur des routes existantes (13 à ce jour) avec des départs tôt le matin pour répondre aux demandes de la clientèle affaires. Celle-ci est importante à Nantes puisqu'elle représente déjà 27% des passagers sur les routes intérieures au départ de l'aéroport nantais, contre 22% à 23% en moyenne en France.

Avec cette nouvelle base, Easyjet répond à la montée en puissance de Transavia, qui a augmenté ses capacités à Nantes de 40% cet été. La compagnie britannique a, en effet, intérêt à accroître ses positions en région, déjà très fortes, pour rendre encore plus compliqué l'éventuel développement à grande échelle de Transavia en région dans quelques années. Aujourd'hui, la compagnie française n'est présente qu'à Lyon et Nantes.

On en est pas encore là, puisqu'une telle perspective s'inscrira probablement dans le cadre d'un accord avec les pilotes d'Air France. Un tel accord, dont l'enjeu fondamental sera le périmètre de Transavia (la flotte de la compagnie ne peut dépasser 40 avions aujourd'hui), sera l'une des priorités de Ben Smith, le nouveau DG d'Air France-KLM.

HOP sera l'une des priorités du nouveau DG

En revanche, sur les lignes intérieures, Easyjet profite des problèmes d'exploitation de HOP, la filiale régionale d'Air France. Cette dernière a diminué son offre en siège cet été et multiplie les affrètements auprès d'autres compagnies aériennes dont la qualité de service et le manque de ponctualité de certaines irritent les passagers. Comme pour Transavia, la restructuration et le positionnement de HOP (lié à celui qui sera pris pour Transavia) seront une autre priorité pour Benjamin Smith.

Près de 40 avions basés en France pour Easyjet

Avec Nantes et sans compter une hausse de capacités sur les bases existantes, Easyjet comptera l'an prochain 37 avions basés en France. Après la Grande-Bretagne où près de la moitié de sa flotte d'Easyjet est basée, c'est donc en France que la présence de la compagnie est la plus forte. Avec 22 millions de passagers prévus en 2018, la France représentera le quart des passagers que la compagnie low-cost transportera cette année en Europe.

Et la compagnie en a encore sous le pied puisque son directeur général France, François Bacchetta estime dans un entretien à l'AFP que ce marché reste encore "sous-servi".

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Commentaires
a écrit le 04/09/2018 à 15:36 :
Comme quoi l'excuse de la construction de NDDL vole en éclat. Il reste possible d'augmenter le trafic de l'actuel aéroport Nantes Atlantique.
Réponse de le 07/09/2018 à 13:43 :
Je ne vois pas en quoi cette « excuse » comme vous dites vole en éclats. EasyJet devait se positionner très vite car cette compagnie sait que les places deviennnent rares, donc risquent de devenir chères à terme, à l’aéroport de Nantes. Déjà 3 bases créers sur NA et il n’y a plus beaucoup de place désormais pour un éventuel 4ème opérateur qui souhaiterait y positionner ses avions. C’est pour cela qu’easyjet est intervenue dès cette année sur Nantes. Mais désormais il faudra voir comment on organise tout cela, avec quelles infrastructures pour les passagers et les parkings avions ? On ne peut pas agrandir le site actuel de NA donc on arrive aux limites de ce qu’il est possible de faire. Maintenant la balle est dans le camp du gouvernement et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne respecte pas les promesses faites le 17 janvier. Le projet de reconfiguration de NA n’avance pas, il n’y a même pas de dialogue entre l’Etat et Vinci sur ce sujet. Le gouvernement n’est pas à la hauteur de l’enjeu, après voir tué le projet NDDL il ne propose rien de concret, que de perte de temps !!

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