Indignation après l'expulsion musclée d'un passager d'United Airlines

La compagnie aérienne américaine United Airlines faisait l'objet lundi de nombreuses critiques et d'appels au boycott après l'expulsion musclée par des policiers d'un passager muni d'un ticket, qui refusait de sortir d'un vol surbooké aux Etats-Unis.

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Des internautes appelaient au boycott, juraient de ne plus jamais réserver sur cette ligne, ou dénonçaient la compagnie avec de nombreux montages photos.
Des internautes appelaient au boycott, juraient de ne plus jamais réserver sur cette ligne, ou dénonçaient la compagnie avec de nombreux montages photos. (Crédits : © Eduardo Munoz / Reuters)

Des cris indignés retentissent sur les vidéos mises en ligne par des passagers, montrant le moment où trois policiers de Chicago s'approchent d'un homme déjà installé dans son siège. Ce dernier commence à hurler lorsque l'un d'entre eux le saisit de force et se cogne apparemment sur le repose-bras avant d'être traîné au sol jusqu'à la sortie.

Une fois au sol, l'homme est tiré sur toute la longueur du couloir sous les yeux des passagers, ses lunettes déplacées par l'impact du choc.

Le "surbooking", une pratique courante des compagnies

La compagnie a expliqué avoir demandé à des volontaires de céder leurs sièges sur un vol dimanche soir en partance de Chicago, dans le nord des Etats-Unis, pour Louisville, dans le centre-est, pour cause de "surbooking". Il s'agissait de trouver des places pour des membres d'équipage, selon le Washington Post. Faute de volontaires, la compagnie a désigné d'office des passagers priés de quitter l'appareil.

"L'un des clients a refusé de quitter la cabine volontairement et la police a été appelée à la porte d'embarquement", a détaillé un porte-parole d'United, Charlie Hobart, cité par le Chicago Tribune.

"Nous nous excusons pour cette situation de surbooking", a-t-il ajouté.

Les images et le fait que la compagnie ne s'excuse pas pour cette intervention musclée suscitait une tempête sur les réseaux sociaux, le mot "United" figurant parmi les plus discutés lundi sur Twitter dans le monde.

Un "bad buzz" sur Twitter

"Je crois que United Airlines a solutionné son propre problème de surbooking", a ironisé Alastair Campbell, ancien chef de la communication de l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.

Des internautes appelaient au boycott, juraient de ne plus jamais réserver sur cette ligne, ou dénonçaient la compagnie avec de nombreux montages photos.

Les compagnies aériennes américaines sont autorisées à forcer des passagers à quitter des vols surbookés, en échange de dédommagements, si elles ne parviennent pas à trouver suffisamment de volontaires, selon le ministère américain des Transports.

Un des passagers ayant posté une vidéo des faits sur Twitter, Tyler Bridges, a commenté:

"Pas une bonne façon de traiter un docteur qui tente d'aller travailler parce qu'ils ont surbooké", en référence apparemment aux explications de l'homme expulsé.

"Les enfants pleuraient", a-t-il ajouté. Tyler Bridges a ensuite posté une autre vidéo montrant l'homme apparemment sonné et semblant saigner au visage.

(avec agences)

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Commentaires 3
à écrit le 29/10/2019 à 14:57
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United n'est pas la seule a pratiquer cela avec autant de désinvolture ! notre chère compagnie Air France agit de même et ne dédommage en rien les victimes de ce genre d' abus...!

à écrit le 11/04/2017 à 13:16
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Bien entendu il faut boycotter mais aussi s'indigner de ces actes d'agressions de la part de vulgaires commerçants. Finalement, le capitalisme libéral c'est du fascisme.

à écrit le 11/04/2017 à 9:42
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Hé oui on veut gagner du fric par tous les moyens possibles or certains de ses moyens ne servent pas à ça. Étonnant pour une société civilisée mais pas sous néolibéralisme.

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