La réforme à haut risque de la SNCF est lancée pour résister à l’ouverture à la concurrence

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Le projet de loi comprend huit articles, énumérant sur quatre pages les points à réformer. L'article 1 autorise le gouvernement à modifier les missions, l'organisation, la gouvernance et la forme juridique de la SNCF sans toutefois remettre en question son caractère public.
Le projet de loi comprend huit articles, énumérant sur quatre pages les points à réformer. L'article 1 autorise le gouvernement à "modifier les missions, l'organisation, la gouvernance et la forme juridique" de la SNCF sans toutefois remettre en question son "caractère public". (Crédits : Regis Duvignau)
Le projet de loi de réforme de la SNCF, qui permet de légiférer par ordonnances, a été présenté en conseil des ministres. Ce jeudi, la direction de la SNCF doit présenter la feuille de route d'un plan stratégique présenté cet été. Les syndicats se prononceront demain également sur le lancement ou pas d'une grève dure.

Ça y est. Le coup d'envoi législatif de la réforme de la SNCF est donné. Il vise à préparer la société ferroviaire à l'ouverture de la concurrence, alors qu'elle présente des coûts de production supérieurs de 30% à ceux des entreprises ferroviaires européennes comparables. Elisabeth Borne, la ministre des Transports a présenté, ce mercredi en conseil des ministres, le projet de loi d'habilitation qui permettra de légiférer par ordonnances afin de finaliser rapidement de  dossier ultra sensible.

Loi avant l'été

Reprenant les directions annoncées par Edouard Philippe fin février, le texte doit être débattu à la mi-avril  à l'Assemblée nationale et en mai au Sénat. L'idée du gouvernement est de poursuivre en parallèle les discussions avec les partenaires sociaux et le débat parlementaire, pour remplacer au fur et à mesure les ordonnances par des amendements législatifs, avec pour objectif l'adoption de la "loi pour un nouveau pacte ferroviaire" avant l'été. Le gouvernement a toutefois prévenu qu'il garderait sans doute les ordonnances pour les "seuls aspects techniques".

En présentant le projet de loi lors du compte rendu du conseil des ministres, Elisabeth Borne a déclaré :

"Cette méthode est celle qui donne le plus de place à la concertation." (...) "La situation nous impose d'agir rapidement et que cette réforme soit votée dès l'été", a-t-elle ajouté.

Pas de modification du caractère public de la SNCF

Le projet de loi comprend huit articles, énumérant sur quatre pages les points à réformer. L'article 1 autorise le gouvernement à "modifier les missions, l'organisation, la gouvernance et la forme juridique"  de la SNCF sans toutefois remettre en question son "caractère public". Il autorise également  à modifier "le cadre de la négociation sociale d'entreprise, ainsi que les conditions de recrutement et de gestion des emplois des salariés du groupe public ferroviaire". L'exposé des motifs évoque directement "l'arrêt des recrutements au statut (de cheminot) des nouveaux agents", un point très sensible.

Fin du monopole

Le texte prévoit aussi la transposition dans la loi française du "quatrième paquet ferroviaire", l'ensemble de textes européens régissant l'arrivée de la concurrence.

"Il s'agit de déterminer le calendrier d'ouverture de ces services, les modalités de la période de transition ainsi que les conditions dans lesquelles il pourra être dérogé, le cas échéant, aux obligations de mise en concurrence", explique la ministre dans son exposé des motifs.

Dans une interview aux Echos mercredi, Elisabeth Borne a dit en particulier ne pas vouloir attendre 2023 pour l'ouverture des TER à la concurrence, quand bien même cet aspect doit encore être discuté avec les syndicats.

Il faudra également prévoir comment transférer des salariés de la SNCF si un service de transport est attribué à un autre opérateur - "l'ordonnance définira la liste des éléments fondamentaux constitutifs du pacte social existant qui seront garantis".

Partage des efforts

Sujet connexe à cette réforme, le transfert à l'Etat d'une partie de la dette de SNCF Réseau (environ 46 milliards d'euros) est omniprésent. Ce point est une sorte de monnaie d'échange à une amélioration de la performance interne de la SNCF. Edouard Philippe avait en effet annoncé que les efforts devaient "être partagés" et que la SNCF présenterait un plan de compétitivité.

"Dès lors que la SNCF y aura contribué, l'Etat prendra sa part de responsabilités avant la fin du quinquennat pour assurer la viabilité économique du système ferroviaire", avait-il ajouté.

La SNCF remet ce jeudi la feuille de route d'un plan stratégique présenté cet été

Interrogée mercredi sur ce point, la ministre des Transports a répété ces propos du chef du gouvernement. La SNCF remettra jeudi 15 mars à Elisabeth Borne sa feuille de route pour parvenir à établir d'ici l'été un plan de transformation de l'entreprise, a-t-elle précisé.. En début d'année, sa direction déclarait qu'elle planchait sur une refonte du modèle d'exploitation du TGV qui  lui permettrait de baisser ses coûts de 20 à 30%.

Grève dure en vue

Les syndicats auront donc toutes les cartes en mains pour se prononcer sur le lancement ou non d'une grève dure.

"La grève s'annonce dure car nous sommes à tort ou à raison dans une ambiance très cheminots bashing avec les incidents techniques, le discours fin février d'Edouard Philippe. Beaucoup de cadres sont remontés. Un esprit de corps qui s'est créé récemment en disant on nous attaque, on va réagir", explique un e source haut placée à la SNCF.

Les quatre organisations représentatives --CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT-- ont en effet choisi d'attendre jeudi soir avant de décider ou pas d'un tel mouvement. Personne ne doute d'une grève reconductible.

"Il est très probable qu'on ressorte avec une annonce de grève reconductible", a confirmé mardi soir le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun.

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Commentaires
a écrit le 17/03/2018 à 18:24 :
Bon, si la SNCF ne peut vraiment pas être réformée, elle sera liquidée ? Parce qu'au titre des mesures compensatoires de revitalisation des territoires, on pourrait alors imaginer de lancer quelques "Communist Parcs" pour servir de parcs d'attraction et créer des emplois locaux. Il faudra néanmoins faire attention à ce que, contrairement à Jurassic Parc, les pensionnaires ne s'évadent pas...
a écrit le 17/03/2018 à 15:00 :
La France a déjà perdu dans la concurrence des nations par son suicide! Mais personne n'a l'air de son apercevoir!
a écrit le 16/03/2018 à 7:56 :
Nous sommes en 2023, je veux voyager de Strasbourg à Bordeaux par le train: sur différents tronçons de ce trajet, il y a plusieurs offres de compagnies , quel sera le site internet qui me présentera ces différentes offres en mixant les différents prix ? un site indépendant de OuiSNCF ou un site privé totalement indépendant? c'est la seule question que l'usager de l'avenir de la concurrence va se poser. Les questions relatives à l'avenir de la SNCF n'intéresse que les cheminots qui, eux, doivent réellement s'en intéresser et s'en occuper.
Réponse de le 16/03/2018 à 23:47 :
Bien dit , on veut juste un comparateur de prix , on s'en tamponne de l'antique cheminot, ce n'est plus la bataille du rail . D'ailleurs le freluquet encravaté génial imagine déjà des trains automatisés, une gestion centralisée des différentes sociétés internationales de trains sur le modèle des aéroports .
Plus de syndicats , plus de grèves " qui prennent les voyageurs en otage " .
a écrit le 15/03/2018 à 22:15 :
Aucune des mesures présentées dans le rapport du type qui n'y connaît rien en chemin de fer, et encore moins dans les mesures du gouvernement n'est susceptible de préparer la SNCF à affronter la concurrence.

Le "surcoût" évoqué par les tenants du cheminot bashing est une blague. Prenez un prestataire étranger et mettez le dans les conditions françaises sociales, économiques, fiscales et techniques, il aura les mêmes coûts.... sauf si l'Europe l'autorise à pratiquer un dumping et technique social éhonté avec des chauffeurs polonais, des contrôleuses roumaines et des standards de sécurité bulgares.

Ensuite, s'il y a un énorme point noir, c'est l'état du réseau ferré qui a trente ans de modernisation en retard. Mettez un train allemand tout neuf sur des voies pourries et il ira tout aussi lentement que son homologue français et sera soumis aux mêmes pannes de réseau.
On ne trouvera personne pour reprendre la gestion du réseau, c'est RFF qui devra faire le boulot et la tache du gouvernement est de faire en sorte que RFF ait les moyens financiers de rénover le réseau, soit une dizaine de milliards d'€ par ans pendant les 10 ans à venir.

Bon, ben ça, c'est pas dans les propositions du gouvernement.
a écrit le 15/03/2018 à 17:04 :
Je vois les réactions de certains archétype du fonctionnaire accroché ses zaquis... Mais le compte n'y est pas, cette réforme n'est qu'une réformette comme toutes les réformes de Macron. Cela fait 50 ans que l'on ne bouge rien en France et ce ne sont pas des réformes qu'il faut c'est une révolution libérale. Et que l'on arrête d'utiliser le mot "usager", nous ne sommes pas des usagers nous sommes des clients d'ailleurs nous avons le choix de prendre d'autres moyens de transport. Quand le choix n'existe pas, c'est parce que l'on a concédé un monopole. C'est à dire une privation de liberté.
Réponse de le 15/03/2018 à 19:18 :
Vous devriez participer plus souvent à ces discussions... vos propos sont non seulement vrais mais ils vont directement au but, et sans tergiverser.
a écrit le 15/03/2018 à 14:18 :
Que la force soit avec toi Macron et ton fervent chevalier Philippe ton peuple le privé vous soutiennent pour en terminer avec cette minorité d'assistés, qui vive au crochet de l'état en le ruinant, une fois pour toute avec cette caste de nababs SNCF, AIR FRANCE, ÉDUCATION NATIONALE, EDF, CHU, RATP... qui empoisonnent notre société par leur égoïsme, leur individualisme et leur corporatisme. Liberté, ÉGALITÉ, fraternité Vive la République !
Réponse de le 15/03/2018 à 15:33 :
" ton peuple le privé vous soutiennent pour en terminer avec cette minorité d'assistés"

Non, non, je suis dans le privé et je ne le soutiens pas.Au fait, tu fais quoi dans le privé car c'est vaste.
a écrit le 15/03/2018 à 14:13 :
tout cela uniquement pour l ouverture aux marchés ! ! et a BRUXELLES ! seul enjeu !
les français dupés
a écrit le 15/03/2018 à 13:19 :
Tout cela me donne envie de poser des bougies place Colonel Fabien.
Et quand on pense que c’est la peluche Martinez qui a appelé à voter Macron...
Un petit pas pour l’usager, un grand pas pour le client.
a écrit le 15/03/2018 à 12:44 :
Devant chez moi, ça bosse toute la nuit dans un tunnel ferroviaire, tous les gars parlent apparemment le polonais ou le slovaque, aucune crainte il n'y aura aucune grève de ces gens la, travailleurs détachés payé une misère.
Et concernant les cheminots dans les bureaux ?
a écrit le 15/03/2018 à 12:22 :
Il est connu que pôle emploi regorge de mécaniciens spécialisés dans les trains et ainsi que de conducteurs. Mais ce n'est pas grave, comme les médecins, ils sont certainement disponibles à Varsovie ou à Ouagadougou. Le privé saurait d'ailleurs certainement les trouver. Et vogue le train... (pardon la galère !).
a écrit le 15/03/2018 à 10:44 :
Si la SNCF change de statut, je reprends ma Trabant car il est inacceptable que le syndicat ne gère plus cette institution bientôt centenaire.
C’est plus qu’une réforme du ferroviaire, c’est un symbole de la lutte des classes.
a écrit le 15/03/2018 à 6:29 :
"L'esprit de corps". Un truc tres franchouillard. Ca date un peu. Le fonctionnariat dans sa splendeur. Le client, on s'en fout. On s'accroche coute que coute a son fromage. Triste pays.
Réponse de le 15/03/2018 à 9:52 :
Un usager est une personne qui utilise un service public, par opposition au client, celui qui utilise les services d'une entreprise privée,
Réponse de le 15/03/2018 à 14:39 :
Vous seriez salarié de la Sncf, vous en feriez autant...
N'oubliez pas que la situation de la dette est la conséquence majoritairement des renoncements, lâchetés , arrangements du personnel politique Français de ces 30-40 dernières années..sans compter les contrats que des boites privées ont bien profité fine qui va payer : le cheminot, le contribuable et le client
au fait bonne nouvelle en idf la Sncf recherche à recruter depuis 2 ans 400 conducteurs.... apparemment les "privilèges" du personnel Sncf ca fait pas réver ....intéressé?
a écrit le 15/03/2018 à 4:51 :
Comme pour les autoroutes ? 😎 Tous les jpurs ceux qui les prennent mesurent l'apport du passage au privée....😂 Quant on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage.....n'est-il pas?
a écrit le 15/03/2018 à 0:33 :
Il faut fixer un certain nombre de lignes rouges aux entreprises qui souhaiteront faire rouler leurs trains en France.
Les usagers ne veulent pas perdre en qualité et déjà, on peut exiger :
- un nombre de journées de grève minimales pour défendre les services publics, l’égalité homme-femme, la COP21, l’interdiction du glyphosate....bref tous les acquis exigibles en France.
- un état de vétusté des rames supérieures à 30 ans. Les français aiment les rames rétro où les banquettes sont lacérées et les chewing-gums solidement fixés.
- des annulations de trains minimales chaque jour
- des tarifs transparents qui ne varient pas du simple au triple
- ...
En tant qu’usager, je serai très attentif à cela car sinon je n’aurai plus de plaisir à prendre le train et je reprendrai ma voiture.
a écrit le 15/03/2018 à 0:17 :
C’est abominable.
C’est affreux car la France va perdre à nouveau un champion après Areva, la SNCM...
Tant de poids lourds hexagonaux dévorés par des capitalistes carnaciers qui ne s’interessent qu’aux bilans où le résultat net est positif.
Je suis révolté qu’une entreprise peu endettée, à vocation sociale, humaine, écologique, planétaire, universelle, avec la justice sociale et le partage du temps de travail soit démantelée aussi facilement.
Que vont devenir les usagers de la SNCF ?
Avec la concurrence, ils vont subir quotidiennement retards, annulations de trains, insécurité, rames datant de plus de 40 ans (coucou Brejnev), tarifs élevés...

Il faut supposer à ce projet funeste en mobilisant les masses. Plusieurs défilés sous les drapeaux rouges sont déjà prévus. Il faut montrer au monde entier que la France résiste au capitalisme et que la SCNF n’est pas à vendre car elle est hors de prix.
Réponse de le 15/03/2018 à 6:31 :
Vous avez raison. Allez manifester. Ca va enfoncer encore votre cher pays.
Réponse de le 15/03/2018 à 9:04 :
@L’ouverture à la concurrence, c’est l’enfer.

"Je suis révolté qu’une entreprise peu endettée"
L"endettement de la SNCF, c'est plus de 45 milliards !!!!Et ne parlons pas des autres sociétés gérées par l'état..telles Aréva (15 milliards), le Crédit Lyonnais( 14 milliards avant le renflouement ) etc...
Raz le bol...ne vous plaignez plus de toujours payer plus d'impôts !!!!!!!!
a écrit le 14/03/2018 à 23:06 :
A mon sens, il ne faudrait pas inverser les rôle !... Ne pensez-vous pas que c'est en faisant perdurer des privilèges que ceux qui les ont sont ceux-là même qui s'opposent à ceux qui ne les ont pas. C'est ce qui me choque !... Question d'égalité toute simple sans agressivité....

Mon propos porte uniquement sur le respect de l'ordre républicain qui doit s'appliquer à l'ensemble des citoyens.

Maintenant, il est de votre droit le plus strict de ne pas adhérer à mon propos, chose que je ne vous demande pas.
Réponse de le 15/03/2018 à 15:24 :
J'ai rien compris à votre propos.
a écrit le 14/03/2018 à 22:34 :
Il me tarde l'ouverture à la concurrence, car en l'état le train c'est beaucoup beaucoup trop cher, alors je ne le prends pas, mais je paye quand même une blinde par mes impôts.
Leur souhaite bien du courage à ces grévistes pour m'expliquer que c 'est important pour moi que des nouveaux entrants à la SNCF n'est pas le même statut qu eux. D'ailleurs bon courage aux syndicats pour mobiliser des gars et leur expliquer qu'ils vont perdre des jours de salaire, pour un truc qui ne les touchent même pas...En somme, quelques barbecue et merguez/baguette et puis c'est tout...
a écrit le 14/03/2018 à 22:10 :
Dans tous ces commentaires mettant en avant l'abandon du service public, la main mise du privé, pire, des banques, de l'Europe honnie, les non vérités style " il y a plus d'accidents ferroviaires en G.B. qu'en France ( en fait moitié moins de 2009 à 2011 : IFRAP ) " ,etc....je ne vois pas grand monde pour rappeler que service public signifie au service du consommateur et pas au service d'un groupe de syndicalistes qui maintient depuis des décennies à coups de grèves une inégalité de traitement qu'il dénonce par ailleurs à tout bout de champs. Il n'y a pas à attaquer les cheminots, ils n'y sont pour rien, ne sont pas responsables des contrats SNCF, et font leur travail généralement avec passion. Il faut attaquer tous ces politiciens qui n'ont jamais eu le courage de dire qu'on ne peut durablement subventionner sans contrepartie les avantages accordés à une profession, qui ont acheté la paix sociale, en le faisant payer par la France entière et en construisant une dette ( non elle n'est pas due au sous investissement !) que nos enfants retrouveront tôt ou tard dans nos taxes et nos impôts. Maintenir intact ce bastion de l'inégalité française c'est se moquer ouvertement du reste de la population et, malheureusement pour eux, aux dépends des cheminots.
a écrit le 14/03/2018 à 21:10 :
Je vous prie de m'excuser pour les deux erreurs dans le flux de l'écriture :

- un lapsus : "De mon point de vue, tous les services spéciaux, ....", il faut lire régimes spéciaux !...

- Les mains ne suivent pas la pensées ; "Mais comme ce sont ces derniers qui font les lois, ....", il faut lire ces premiers car il s'agit des élus et gouvernants bien entendu et non des contribuables !...

Merci d'avance, pour votre indulgence !...
a écrit le 14/03/2018 à 20:58 :
..... peu m'importe que la SNCF et tout autre domaine soumis aux régimes spéciaux soient ou non privatisés; Ce que je réclame c'est la fidélité à la devise de notre République, "LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ" :

1°) - la LIBERTÉ de chacun s'arrête au moment où commence celle d'autrui. Soumise à des régimes spéciaux, c'est le contribuable qui finance ce privilège qui date d'après la guerre, bien loin maintenant pour continuer injustement à perdurer,

2°- Le fait que la SNCF et autres soient soumis aux régimes spéciaux veut dire que l'INÉGALITÉ est inscrite dans leur statut et les syndicats veulent que ce soit gravé dans le marbre, ce qui est une entorse à la devise républicaine

3°)- La FRATERNITÉ incite à ce que chacun soit impliqué par solidarité dans la vie d'autrui dans les limites de la LIBERTÉ. Or, durant mon activité, je n'ai jamais vu les syndicats de cheminots s'impliquer sérieusement, à part pour la forme, dans un soutien soutenu et efficace de la défense de certains droits du privé, je dis bien certains droits, car un acquis donné à une certaine époque n'a pas vocation à perdurer des dizaines d'années après et peut donc légitimement être remis en cause. Par contre, l'abus de pouvoir est dans leurs gênes pour bloquer sans vergogne l'économie d'un pays chose impossible à pratiquer par une grande part d'autres secteurs.

De mon point de vue, tous les services spéciaux, ("https://www.previssima.fr/question-pratique/quels-sont-les-regimes-speciaux-de-retraite.html"), une anomalie, doivent être supprimés au nom de l'égalité des citoyens en commençant en TOUT PREMIER LIEU par celui de nos élus et gouvernants qui s'octroient après quelques mois d'activité des privilèges à vie et cumulables financés par le contribuables. Mais comme ce sont ces derniers qui font les lois, je reste très sceptique sur leur volonté profonde de remettre en cause leurs acquis.

Personnellement, je crois que lorsque l'on se contente de rester juste dans les limites de ses attributions pour lesquelles on est rémunéré, on n'a droit à rien d'autre sinon c'est de l'assistanat.
Réponse de le 14/03/2018 à 22:26 :
Ce n' est pas en opposant les français aux uns aux autres que vous réglerez le problème de la GOPEodépendance de Macron et des ultimatums bruxellois de la grosse commission ...
a écrit le 14/03/2018 à 20:31 :
Macron suit les GOPE de Bruxelles ou feuille de route adressée une fois l' an à la France pompeusement rhabillée réformes en ..novlangue.
Il ne reforme rien -la réforme est qqe chose qui présuppose du qualitatif-, il bouleverse la structure publique aux seuls intérêts du privé ..
Je citerai deux exemples criants de ce qui arrive lorsqu' on commet l' ENORME erreur de remettre au privé.
https://www.upr.fr/gope-grandes-orientations-de-politique-economique

Retenez que Macron n' a pas l' initiative, elle appartient à Bruxelles et que dès lors il n' en est que l' exécutant.

Réformer pour répondre au seul intérêt du privé et à l' Ue qui impose d' ouvrir à la concurrence du ..privé..
On a parfaitement vu ce qu' ont obtenus les français lors de la remise des autoroutes au privé -Eiffage, Vinci-, de l' eau au privé -Veolia, Suez-, des transports urbains au privé -Kéolis, Transdev-, des hausses tarifaires surréalistes pour engraisser le CAC et qui amènent des villes à reconstituer sur ces deux derniers points, des régies publiques !

Par ailleurs, continuez de vider les campagnes en les désindustrialisant à l' est pour 400 euros, d' éteindre les agriculteurs en les confrontant au moins disant salarial, sanitaire et social et vous n' aurez plus de campagne, ni de trains, ni d' hôpitaux, ni de France ..
https://www.upr.fr/actualite/ne-trompons-de-combat-mise-concurrence-destruction-de-sncf-consequence-directe-de-appartenance-a-lunion-europeenne
Réponse de le 14/03/2018 à 21:08 :
Excellent, véritablement excellent et voilà un petit supplément gratuit luxueusement illustré à la mode du très grand Claude Villers ...!
AU FAIT, POURQUOI LE GOUVERNEMENT VEUT-IL PRIVATISER LA SNCF ?
Cette excellente petite vidéo de "Vue autrement" - Youtubeuse de talent sympathisante de l'UPR - l'explique très clairement au grand public. Cela permet de réaliser à quel point la dernière élection présidentielle n'a été qu'un tour de passe-passe : à part François Asselineau, les 10 autres candidats ont caché aux Français l'origine européenne de toutes les grandes décisions qui démolissent la France.
https://www.youtube.com/watch?v=4ZFLU0Uf_uo
Le TFUE ou la privatisation de la SNCF
Pourquoi, alors que ni le peuple Français ni le parlement ne souhaite une privatisation progressive de la SNCF, le…
Réponse de le 14/03/2018 à 21:19 :
vous oubliez un peu rapidement que ce sont les hommes politiques précédents gauche comme droite qui ont signé depuis les années 90 les 4 paquets ferroviaire avec la date butoir de 2022-23....MACRON n ' a pas le choix ..il récupère une situation qu il n ' a forcement pas initiée.
De toute facon il ne pas renier la signature de la France ....ce qui ne changerait rien aux dettes qui de toute facon sont celle de l Etat qui décidait où investir où ouvirr une ligne etc...ce que je trouve discutable c ' est la" pseudo sanctuarisation des lignes" en fait défaussée sur les régions des trains disparaitront au profit de bus...quelle ironie pour HULOT... que va t-il dire et la cop 21 n ' est ce pas un renoncement?
Réponse de le 14/03/2018 à 21:24 :
NoUS APPARTENONS A UNE COMMUNAUTE EUROPEPEENNE AVEC DES REGLES ETABLIES PR NOS HOMMES POLITIQUES DE TOUS BORDS DEPUIS 40 ANS;;;QUI A SIGNE CES ACCORDS-CONTRATS ETC?
si nous les respectons pas ca voudrait dire un frexit..pas sur que l on en sorte gagnant..la russie elle jubile de ce tohubohu...et la chine se tient prete...
Réponse de le 14/03/2018 à 22:23 :
@Brehat Je n' oublie rien, avec Macron ce sera toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus de GOPE, toujours plus d' article 106 ..

Avec Macron le joyeux lutin et pour vous qui l' avez voté, vous
avez Monsieur Plus, aujourd' hiui plus qu' hier et bien moins que demain..
Réponse de le 15/03/2018 à 5:12 :
quand le public disparait "enfin", nous découvrons des installations si vétustes que nous devons remettre la main à la poche : le sévice public c'est d'abord, gaver le ponctionnaire et ensuite, si il reste de l'argent on entretient !! la situation de la France est terrifiante. En cause exclusivement le statut de ponctionnaire qui a ponctionné le peuple sans rien apporter. Que le statu de ponctionnaire disparaisse et ce sera bien, : ce sera à moyen terme moins d'impôts !!!
a écrit le 14/03/2018 à 20:14 :
a part pour se plier aux injonctions de Bruxelles est-ce-que la concurrence est si intéresante pour le client (sauf sur les lignes les plus fréquentés et pour les gros clients comme d'hab mais c'est vrais que ce sont les "chefs de cordée" chers à notre président!)
a écrit le 14/03/2018 à 20:07 :
Dubitatif , car des couts de prod supérieurs de 30% à la concurrence européenne n'empechent pas AF de continuer à vivre , faire des bénéfices ( certes moins que les autres mais suffisants pour que ses syndicats lancent des grèves suicides) .
DONC : il y a un agenda caché : la revanche de 1995 par exemple ? Que MACRON est mieux que Juppé , mais ça on le sait déjà !
a écrit le 14/03/2018 à 19:26 :
"elle [la SNCF]présente des coûts de production supérieurs de 30% à ceux des entreprises ferroviaires européennes "

Peut on avoir des chiffres, des sources? Peut on rappeler que ce coût de la SNCF est due pour bonne part à la fameuse dette, qui elle même est le fruit du sous investissement de l'état?
Réponse de le 14/03/2018 à 20:03 :
Sous investissement !? Ah parce que tu voudrais que le contribuable paie encore plus pour financer ce canard boiteux !?
Réponse de le 15/03/2018 à 5:15 :
ce n'était pas à l'Etat d'investir mais à la SNCF. Or ses coûts l'ont broyé !!!! et je vous ferais remarqué que l'Etat ou la SNCF c'est toujours notre poche et celle-ci commence à se vider dangereusement : il faudra donc que le cheminot aussi cher que désagréable accepte des changements dans ses avantages scandaleux
a écrit le 14/03/2018 à 19:12 :
Ils pourraient quand même changer leurs messes de temps en temps les curés néolibéraux, ça fait des années que l'on nous parle de concurrence, d'ouverture aux marchés privés alors que cela se termine systématiquement dans la corruption et la compromission généralisée entre hommes politiques et hommes d'affaires.

Bref nous allons subir les morts qu'ont connu les anglais à cause de la privatisation du rail mais bon il faut des sacrifices pour que les riches deviennent plus riche, pour rien du tout.

Associations d'usagers, à vos marques !
Réponse de le 15/03/2018 à 5:16 :
la corruption est de toutes les façon là : si ce n'est pas les entreprises ce sont les cheminots qui corrompent l'Etat afin de garder leurs avantages : cela revient au même pour nous car c'est toujours nous qui payont !!!!
Réponse de le 15/03/2018 à 8:29 :
D ailleurs en parlant de catastrophe, celle de bretigny c était privatisé ? Ha non...comme quoi la gestion peut être publique ou privée et être mauvaise
Réponse de le 15/03/2018 à 10:14 :
"si ce n'est pas les entreprises ce sont les cheminots qui corrompent l'Etat afin de garder leurs avantages "

C'est tellement stupide que je ne peux que signaler hein...

Lâchez moi svp, merci.

"Ha non...comme quoi la gestion peut être publique ou privée et être mauvaise"

Est-ce que j'ai dis l'inverse ? Non, je vous signale aussi.

Vous êtes épuisant...
Réponse de le 15/03/2018 à 10:44 :
Tiens encore un fil de discussion sur lequel il est difficile de faire supprimer les trollages.

Merci de me signaler les sujets à éviter, je préfère ne pas commenter plutôt que d'avoir à me coltiner les trollages des boulets.
Réponse de le 17/03/2018 à 16:56 :
Merci d éviter tous les sujets. Ça nous fera des vacances vu la pertinance de certains de vos propos. Par moment vous vous égaré.
Réponse de le 17/03/2018 à 19:04 :
@ ti pano

Oui je comprends vous avez du mal à suivre du coup ça vous fait trop à penser là, mais bon je vais faire comme je veux et vous signaler en plus.

Vous pouvez aussi ne plus me troller vous savez, vous n'aurez pas à lire ce que j'écris...
a écrit le 14/03/2018 à 18:57 :
Fassent autant grève afin que la SNCF reste ‘compétitive’.
Réponse de le 14/03/2018 à 20:06 :
Quelle bonne blague ! :-)
a écrit le 14/03/2018 à 18:21 :
"la forme juridique" de la SNCF sans toutefois remettre en question son "caractère public".

Si puisque cela ouvre la voie à la transformation de l’établissement public actuel en société anonyme par actions.
a écrit le 14/03/2018 à 18:10 :
Je défie quiconque osera dire que ça va entrainer la baisse des prix et un meilleur service.


Et c'est quoi ce titre ? x_X
Réponse de le 14/03/2018 à 19:13 :
C'est un titre validé par la police de pensée macronienne.
Réponse de le 15/03/2018 à 13:05 :
Peut-être pas, mais ça fera moins de hausses d'impôts à venir pour couvrir ces excès.
a écrit le 14/03/2018 à 18:03 :
Pourquoi l'ouvrir à la concurrence, pourquoi tout privatiser en particulier les profits, bientôt les barrages parait-il? Certes, il y a toujours des adaptations et des réformes à mener mais là c'est un peu une curée. J'imagine que d'ici une vingtaine d'année lorsque nous serons face à des fissures sur des barrages il faudra les re-nationaliser en catastrophe. Nous oublions notre histoire en particulier les nationalisations des entreprises ferroviaires. En outre, j'ai bien observé une évolution très positive des voyages en train ces quarante dernières années.
Réponse de le 14/03/2018 à 19:30 :
Privatiser fait partie de la doxa européenne.
Qu'importe que , par exemple, cela à sonner le glas du fret ferroviaire.
Généraliser ce qui ne marche pas ne pose pas de problème... si c'est conforme au credo.
Réponse de le 14/03/2018 à 20:46 :
Tant que l’état ne saura pas gérer ses employés (la retraite à 50ans pour un conducteur de train en est l’exemple le plus frappant) il faudra effectivement en passer par le privé

Néanmoins dans le cas de ces monopoles naturels (train, barrage, ...) ne pourrait on pas juste essayer de garder des monopoles publics mais de bien les gérer ? Pour cela il faut comparer la SNCF face à ses concurrents et faire les réformes
Réponse de le 15/03/2018 à 5:19 :
le fret cela a été 20 trains de marchandises perdues à l'été 2008 je crois !!!! allons , si vous donnez l'exemple des trains GB donnez aussi l'exemple des trains allemands privatisés qui marchent très bien !!!
Réponse de le 17/03/2018 à 11:24 :
Si nous voulons nous passer de pétrole dans 40 ans il faudrait que le grand architecte imagine notre futur, je n'ai pas l'impression que nous en prenons le chemin. Qu'en pensent les grands Barons du CAC 40 ?
a écrit le 14/03/2018 à 17:59 :
notre président bancaire n'a qu'une hâte c'est d'obéir aux ordres des représentants bancaires de l’Europe. Refiler la patate chaude des petites lignes aux régions et faire tomber les problèmes sur les autres, garder son costume net et clair et revendre (pardon, dans le langage de nos élites mettre en concurrence les parties les plus rentables) ceci après des consultations type : c'est comme cela, vous dites autrement? oui , oui, mais c'est comme je l'ai indiqué. D'ailleurs après un débat par ordonnances, un avis des régions? ah oui, oui, proposons une consultation...... les riens marchez, marchez......z'avez vu ma photo au Taj Mahal sympa non?
a écrit le 14/03/2018 à 17:58 :
Encore un service public qu'on sacrifie au nom de la prétendue concurrence et du libéralisme imposés par Bruxelles. La SNCF devra continuer à avoir une logique de rentabilité ce qui signifie la fin des lignes non rentables (les Inter-cités), ce qui signifie la fin des interconnexions des réseaux (ça sera cool quand vous allez avoir des correspondances et qu'il faudra passer par plusieurs compagnies entre le TGV et les TER et qu'il y aura des retards !), des trains au final plus chers, la fin de l'extension du TGV et l'arrêt des investissements nationaux d'infrastructure (aux régions de payer si elles en ont les moyens !). Savez-vous, par exemple, que la SNCF envisage (en conséquence) de limiter le TGV qu'aux lignes TGV ? Par exemple pour aller à Brest, vous devrez prendre 2 trains : un TGV jusqu'à Rennes et ensuite un TER (et qui plus est peut être pas la même compagnie) ! J'aime bien aussi le gros mensonge sur les cheminots qui pourront garder leur statut... allez-voir ce qui s'est fait à France Telecom et vous verrez à quel prix ils pourront le garder leur statut. Et quand une compagnie privé prendra un marché régional et qu'elle devra reprendre les cheminots SNCF en poste, et sur quel statut ?
Réponse de le 15/03/2018 à 7:20 :
vous vous foutez de la rentabilité car c'est nous qui payons !!!!! c'est le contribuable qui vous permet de n'avoir aucune rentabilité mais les impôts DOIVENT BAISSER car les agriculteurs, artisans ou industriels en ont marre de vous gaver !!!!!!!!!!!!
Réponse de le 15/03/2018 à 13:07 :
Heu la concurrence dans cette affaires, c'est secondaire. Le plus important c'est la gestion des coûts et de la dette. Qui ne sont pas payés par magie mais par l'ensemble des français (ceux qui payent des impôts tout du moins).
a écrit le 14/03/2018 à 17:19 :
Ce combinat disparaîtra rapidement car d’autres sociétés se sont préparées à la concurrence depuis longtemps. C’est beaucoup trop tard ici.
Les dizaines de milliard de dettes ? c’est le sans dent qui va éponger.
Réponse de le 14/03/2018 à 20:11 :
Je crois plutôt que c'est la classe moyenne (pour ce qui en reste) qui va éponger, comme vous dites, mais je crois aussi que l'éponge est pleine... alors, encore de l'endettement à venir... si cela est encore possible (?)
a écrit le 14/03/2018 à 16:36 :
Il faudrait, en effet, modifier l'une des missions de la SNCF: lui interdire l'usage de la route; sauf erreur, elle est, par sa filiale GEODIS, le plus gros transporteur routier français. En compensation, on pourrait lui rembourser les dividendes versés à l'Etat, puisque une entreprise d'Etat n'a pas pour objet de faire des bénéfices mais des excédents qui n'ont pas vocation à être distribués mais réinvestis.
Réponse de le 15/03/2018 à 7:21 :
il n'y a jamais eu de bénéfices ce sont les cheminots qui les bouffes avec leurs avantages !!!
Réponse de le 15/03/2018 à 13:32 :
Que de haine vous exposez mon pauvre vieux hein...

Mais puisque cheminot est si avantageux pourquoi n'avez vous pas fait cheminot ?

Parce que t'es qu'un gros troll qui vient déverser sa bile car n'ayant rien d'autre à faire de tes journées.

Au secours.
a écrit le 14/03/2018 à 16:17 :
c est pas la bonne méthode de protéger la France ! indigné
Réponse de le 15/03/2018 à 7:22 :
pour vous protéger la France cela consiste à gaver quelques inutiles ????

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