"La stratégie de l'Etat empêche la SNCF de préparer l'ouverture à la concurrence" (Cour des comptes)

 |   |  1314  mots
(Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Dans son rapport sur l'Etat-actionnaire publié la semaine dernière, la Cour des comptes recommande à l'Etat de transformer le statut d'EPIC de la SNCF en société anonyme avant l'ouverture à la concurrence afin de lever non seulement l'hypothèque que fait planer ce statut en termes de concurrence équitable et d'aides d'Etat, mais aussi la mainmise de l'Etat dans la gestion de l'entreprise qui handicape sa performance opérationnelle et financière.

Le sujet irrite les syndicats de la SNCF qui y voient la première étape d'une privatisation. Dans son rapport sur la gestion de l'Etat-actionnaire publié jeudi, la Cour des comptes recommande à l'Etat de préparer la transformation du statut d'EPIC (établissement public industriel et commercial) de la SNCF en société anonyme avant l'ouverture à la concurrence prévue en 2020 pour les TGV et au plus tard en 2023 pour les TER et les Intercités, afin de lever, non seulement l'hypothèque que fait planer ce statut en termes de concurrence équitable et d'aides d'Etat, mais aussi la mainmise de l'Etat dans la gestion de l'entreprise qui handicape sa performance opérationnelle et financière. Aux yeux de la Cour des comptes en effet, l'Etat est loin de briller pas par sa vision stratégique.

«L'Etat n'a pas de stratégie claire, cohérente, et partagée, qui permettrait de préparer le groupe public à l'ouverture à la concurrence, d'améliorer sa productivité et de mieux répondre aux besoins de ses clients», a lancé la Cour des comptes. Et d'enfoncer le clou : «L'Etat agit au détriment de l'équilibre financier du groupe SNCF, avec pour conséquence la croissance continue de la dette (50 milliards d'euros fin 2015)».

Pour la Cour, la SNCF est considérée au même titre qu'Areva et EDF, comme une entreprise connaissant de "grandes difficultés".

La jurisprudence de la Poste

Pour rappel, en regroupant dans une même entité, (groupe SNCF) le gestionnaire de l'infrastructure (SNCF Réseau, ex Réseau Ferré de France) et l'opérateur (SNCF Mobilités), la réforme ferroviaire d'août 2014 a donné naissance à un ensemble complexe juridiquement, composé de trois EPIC (la structure de tête SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités). Aux yeux de la Cour des comptes, cette structure risque d'être considérée par Bruxelles comme une aide d'Etat le jour où le monopole de la SNCF sautera, comme ce fut le cas pour La Poste en 2010.

"Le statut d'EPIC est source de fragilité juridique dans le cadre de l'ouverture à la concurrence. La jurisprudence européenne considère en effet que la garantie de passif implicite et illimitée de l'État, sous-jacente à ce statut, peut être regardée comme conférant un avantage particulier susceptible de fausser la concurrence et d'affecter les échanges, et ainsi de constituer une aide d'État. Sa compatibilité avec les règles européennes n'est donc pas assurée", expliquent les Sages de la rue Cambon.

Une incompatibilité que l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER) et un rapport parlementaire ont déjà souligné. Le sujet ne date pas d'hier. La question d'un statut de société anonyme s'est notamment posée lors de la préparation de la loi sur la réforme ferroviaire. Mais elle fut vite balayée devant le risque de grogne sociale. Elle n'est pas prête de revenir sur la table dans la mesure où il est peu probable que le gouvernement qui naîtra de l'élection présidentielle s'attaque à un projet aussi sensible socialement. En tout cas, pour le gouvernement actuel, ce sujet n'est pas la priorité de la SNCF.

"La priorité réside aujourd'hui, non dans une évolution statutaire mais dans le redressement de la situation financière des entités du groupe public ferroviaire, dans la perspective de l'ouverture à la concurrence du secteur attendue à moyen terme. Ce redressement devra s'appuyer sur le cadre fixé par les contrats de performance signés entre l'État et les trois entités du groupe public ferroviaire", explique Matignon.

"L'Etat a de multiples objectifs, souvent contradictoires"

Justement, pour la Cour des comptes, en impliquant une gouvernance qui donne le pouvoir à l'Etat et non à l'entreprise, le statut d'EPIC fragilise la performance de la SNCF.

 «Ce statut fait de l'entreprise un démembrement de l'État, sans intérêt social précisément identifié et suffisamment distingué de celui de l'État. De ce fait les entreprises concernées sont soumises à de fréquentes interventions et à des mécanismes de décision publique n'offrant pas un cadre satisfaisant pour le déploiement de leur stratégie (prévisibilité, stabilité, délais). La poursuite de multiples objectifs, souvent contradictoires, imposés par l'État, entrave l'efficacité de l'entreprise. Sans être impossible, une telle approche serait plus difficile à mettre en oeuvre avec une entreprise dotée d'un statut de société anonyme lui conférant un intérêt social spécifique», assure la Cour des comptes.

Ne pas récupérer la dette et maintenir la paix sociale: les préoccupations de l'Etat

Pour les Sages de la rue Cambon, les choix de l'Etat visent deux objectifs : "maintenir la paix sociale et faire en sorte que l'endettement des entreprises ferroviaires ne soient pas pris en compte dans la dette des administrations publiques". En effet, l'Etat ne veut pas que la dette de la SNCF soit comptabilisée dans la sienne, alors qu'il peine déjà à respecter les critères de Maastricht (déficit public inférieur ou égal à 3% du PIB). Cette obsession de ne pas revivre les grèves de 1995 pousse ainsi l'Etat à s'immiscer dans le dialogue social.

"La prégnance de la dimension sociale peut se traduire par l'intervention directe du gouvernement dans des négociations sociales, comme récemment avec la SNCF (juin 2016)", fait valoir la Cour, en rappelant que l'Etat avait contourné la direction pour négocier directement avec les syndicats les accords sur le temps de travail de la SNCF.

A ce titre, les propos du secrétaire d'Etat aux transports Alain Vidalies le 13 septembre dernier, sont éloquents.

"La SNCF appartient aux Français, pas à sa direction ni à ses syndicats. Aujourd'hui c'est moi, demain ce sera un autre qui parlera au nom de la SNCF", avait-il dit devant plusieurs journalistes.

Productivité insuffisante

Résultat, pour la Cour des comptes, le statut d'EPIC empêche le conseil d'administration de la SNCF d'être suffisamment autonome, "à commencer par l'approbation de la nomination des dirigeants et de la stratégie". Le statut de société anonyme contribuerait au contraire «à créer les conditions d'une véritable autonomie de gestion, nécessaire à l'amélioration de la productivité et au redressement de la situation financière ».

Pour la Cour, la productivité de la SNCF est en effet« insuffisamment corrélée à son contexte économique». Selon elle, "elle a beaucoup moins progressé que ses pairs en Suisse ou en Allemagne au cours des 15 dernières années en termes d'unités transportés par salarié et est restée étale en termes de circulation des trains par salarié".

Une affirmation qui a fait réagir le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy. Ce dernier a émis des réserves concernant l'appréciation de la Cour de la productivité du groupe et a apporté d'autres chiffres de comparaison avec les chemins de fer suisse et allemand.

"La Cour note par exemple un gain de productivité de 21 % des chemins de fer allemands depuis 2008. Or, selon des données publiques émanant de la Deutsche Bahn il apparaît que le ratio unités kilométriques sur le nombre d'agents hors ceux affectés à l'infrastructure, serait au contraire en baisse de 12 % entre 2008 et 2015. Pour les chemins de fer suisses, le gain de productivité sur cette même période serait à 8,1 %", a-t-il indiqué.

Concernant la recommandation de la Cour de modifier le statut de la SNCF, Guillaume Pepy a indiqué qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur ce sujet. Il a néanmoins ajouté qu'il "observait simplement que la loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire, a pourvu SNCF à l'égard de SNCF Mobilités et de SNCF Réseau, d'attributions identiques à celles qu'exerce une société-mère sur ses filiales au sens de l'article L.233-1 du Code de Commerce".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 31/01/2017 à 11:01 :
Les milliards que la SNCF doit, seront a terme payes par les contribuables. N'en doutez pas.
a écrit le 30/01/2017 à 23:49 :
S.N.C.F appartient à C.G.T Communiste, et Air France à S.N.P.L
a écrit le 30/01/2017 à 17:41 :
Cette concurrence imposée par Bruxelles est une absurdité: comment réellement peut on mettre en concurrence des sociétés qui travaillent sur une infrastructure qui appartient à une de ces sociétés concurrentes? c'est le cas également pour l"énergie avec le gaz et l'électricité. il n'y a qu'un seul fournisseur du produit qui sous vend à ses concurrents qui ne produisent rien,et qui ne sont là que pour facturer? Cette fausse concurrence n'a que des côtés néfastes pour les clients que nous sommes. Macro économiquement, qu'a apporté la privatisation de l'énergie? Rien car il faut payer le coût des produits et des infrastructures de transport qu'un seul concurrent réalise et qu'il doit, sous contraintes de Bruxelles, monnayer à des concurrents qui n'ont aucun coût de production et de maintenance.
L'ouverture des lignes de la SNCF à la concurrence n'a rien à voir avec un retour à la situation antérieure à la création de la SNCF: a l'origine chaque réseau était propriétaire du matériel et de l' infrastructure. N'est ce pas d'ailleurs ce qui se fait à l'étranger lors de la mise en concurrence d'un réseau national: la gestion d'un réseau parcellaire est mise en concurrence sur la totalité des prestations (infra et matériel roulant)
et cela pour une durée précise.
Réponse de le 30/01/2017 à 19:43 :
On s'aperçoit que bien des commentaires s'appuient sur des idées reçues , la principale étant que la privatisation ou l'ouverture à la concurrence résoudrait l'ensemble des soucis .
Il suffit de regarder le fret , ouvert depuis 10 ans et véritable catastrophe pour l'ensemble des intervenants .Au point que les plus importants opérateurs réduisent drastiquement la voilure . Le fret à perdu plus de 70% de son volume reportant les coûts du réseau sur les seuls voyageurs , d'où l'envolée des prix des billets .
Les opérateurs privés ont-ils capté l'ensemble du trafic par une meilleure réponse apportée ?
Absolument pas , ni par le facteur performance , ni par le facteur coût bien que leur action ait porté uniquement sur les trafics rentables , coulant de facto le reste .
Joli massacre au final qui induit leur retrait actuel , licenciements à la clé
Il en serait de même en voyageurs , domaine ouvert à l'international depuis 5 ans mais bizarrement sans candidat , ce qui devrait interpeller .
On assistera donc au même résultat , concentration sur quelques trafics rentables , casse du reste autrement dit l'essentiel du service apporté au public .
Au final , absolument plus aucun trafic pour rembourser ,même à minima , l'endettement actuel , issu de la construction autofinancée des lignes TGV faut -il le rappeler .
Quant à la médiocrité du service , hormis la remise à niveau du réseau , un seul facteur l'engendre : la spécialisation des tâches et matériels qui ne permet plus aucune latitude en matière de gestion des perturbations , sans apporter la moindre avancée en terme de coût .
Réponse de le 30/01/2017 à 23:12 :
La privatisation partielle sous forme de concession pratiquée à l'étranger n'entraîne pas de séparation ni transfert d'infrastructure qui demeure l'entière propriété du gestionnaire du réseau , le plus souvent sous statut public ou filiale du transporteur public .
Rare exception avec Eurotunnel , les chemins de fer régionaux Suisses , et les rares sociétés ad hoc constituées en France lors des partenariats public privé dont une des dernière en date , TP Ferro , vient de faire faillite .
Retour d'une gestion privée déficitaire vers le public en conséquence !
a écrit le 30/01/2017 à 13:16 :
Le problème pour la SNCF est le même que pour AIRFRANCE; il faut répartir les charges sociales sur l'entreprise et sur la consommation d'énergie des ménages et des entreprises. C'est valable pour toutes les entreprises en concurrence internationale, y compris l'agriculture. Quand arrivera t on à le comprendre? Lisez la note n°6 du CAE.
a écrit le 30/01/2017 à 12:13 :
Tiens tiens c'est que j'écris sempiternellement sur ce site en ce qui concerne à la fois le rapport de la cour des comptes sur l'Etat mauvais actionnaire et surtout mauvais gestionnaire de pans entiers de l'économie, surtout celle monopolistique comme le dernier crocodile bolchevique: la SNCF. Si cette ouverture du rail Français à la concurrence arrivait aujourd'hui, la SNCF subirait le même traitement que la SNCM.
Et dans les 2 entreprises c'est qui qui commande: LA CGT bien sûr.
a écrit le 30/01/2017 à 12:09 :
Le service est fonction de la qualité et des coûts. Quand on voit que la majorité des régions se plaignent de la médiocre qualité de service pour des coûts de plus en plus élévés et que même le président de la SNCF reconnait la mauvaise qualité de service, on peu se dire que si la SNCF ne fait pas mieux que les chemins de fer anglais privatisés alors autant la privatiser, au moins son coût ne sera pas à la charge de la collectivité mais des clients. Cela devrait inciter l' entreprise (il faudrait espèrer que la SNCF en devienne une) à des efforts commerciaux pour les attirer et non pour bloquer les transports alternatifs avec des artifices commerciaux qui ne remplissent pas les trains (60% !! de remplissage reconnu).
a écrit le 30/01/2017 à 11:37 :
L'Etat a déjà fait une grosse bêtise en stratégie en intégrant Réseau Ferré dans la SNCF, cela a permis de revoir l'ensemble comme le bon vieux monopole de transport ferroviaire en France, celui qui parle d'usagers et non de clients...
a écrit le 30/01/2017 à 11:32 :
La Deutsch Bahn, justement, est une entreprise publique (certes non monopolistique, mais publique). Elle est encore plus intégrée que la SNCF d'ailleurs, et la dette du gestionnaire d'infrastructure est assurée par l'État fédéral allemand.
Étonnant que la Cour des Comptes ne discute pas du formidable résultat de la privatisation des chemins de fer anglais, une telle réussite qu'une majorité de britanniques demande sa renationalisation !

La Cour s'émeut que le financement de la SNCF soit compromis par les décisions politiques. Quel drame ! La sale "politique" qui intervient dans l'aménagement du territoire, c'est terrible !
Une Société Anonyme, c'est synonyme d'explosion des émoluments des dirigeants, j'imagine bien que ça en intéresse certains chez les politiques et leurs conseillers.
Réponse de le 30/01/2017 à 12:18 :
réponse à Alou....au bout du raisonnement : en France pour la SNCF comme pour EDF, l'usager, très usagé, ne paie pas seulement le prix du service ou de l'énergie, mais sur sa feuille d'I.R. tous les déficits qui s'en finissent pas de s'additionner, ce qui n'est pas le cas de la DEUTSCHE BAHN, qui n'étant pas monopolistique ne peut être en déficit chronique, ou perpétuel .
Réponse de le 30/01/2017 à 20:28 :
@revanchard :

L'Etat Allemand a lui repris la dette de la DB (avant d'en faire une SA). Si on n'imposait pas des investissements absurdes, et si on reprenait la dette résultante de ces absurdités passées, le GPF serait bien positif !
a écrit le 30/01/2017 à 11:01 :
Tout le monde sait (sauf la la CGT et le PCF nostalgique du communisme libérateur des peuples) que le statut cheminot, l' organisation et le fonctionnement de la SNCF sont totalement obsolètes.
Si le train ne veut pas couler, il faut baisser les prix de 50%. et ça va demander beaucoup beaucoup d effort de productivité en particulier revoir les avantages soit disant acquis du temps de vapeur et revoir les conditions de passage à la retraite à 52 ans payés par les salariés qui partent à 65 ans.
Réponse de le 30/01/2017 à 11:41 :
Baisser les prix avec une dette de 40 milliards n'est pas possible, sauf de refiler cette dette au contribuable. Par ailleurs, le prix des billets est comparable à ce qui se pratique dans les différents Pays de l'Europe de l'Ouest, voire même moins cher....
a écrit le 30/01/2017 à 10:29 :
La Cour des Comptes incarne perpétuellement le surmoi néolibéral. D'où tient elle sa légitimité ? Surtout pas du peuple !
a écrit le 30/01/2017 à 10:27 :
La SNCF devrait être semi publique semi privée avec un Etat qui laisse la SNCF prendre ses propres décisions quand à l'infrastructure du réseau (RTE), ses machines comme les TGV ou encore les autres trains. Mais la Culture d'Entreprise de la SNCF depuis très longtemps est etatiste et elle est gangrénée de grèves en tout genre : oui le transport ferroviaire public diot pouvoir se moderniser tout en se privatisant ( ce qui va faire un choc aux syndicats de la SNCF), oui il nous faut une SNCF qui puisse répondre à la concurrence de l'avenir et s'adapter au monde de demain et non renacler vers le monde d'hier. Oui technologiquement on sait transporter des millions de voyageurs à travers la France ou en Europe mais il faut adapter le transport avec des systèmes modernes et actualisés ( pourquoi que 50% des trains regionau n'ont pas le wifi à bord ?) Oui il faut nous faut changer la SNCF et changer sa gouvernance pour demain, sinon elle coulera definitivement face à l concurrence de la voiture ou de l'avion ou même des bus de type Macron ! Alors messieurs les cheminots il faut s'adapter et encore être prêt au changement de gouvernance de votre entreprise !
a écrit le 30/01/2017 à 10:24 :
VITE ! VITE ! la concurrence et que la SNCF superendetté fasse faillite une fois pour toute pour le plus grand bonheur des caisses de l'Etat et des clients contribuables et que l'on parle plus de ses paresseux de cheminots champion mondial des grèves locales, départementales, régionales, nationale : plus que des feignants des B...
Réponse de le 30/01/2017 à 11:33 :
En Grande Bretagne le transport ferroviaire fut entièrement privatisé, et, ce fut une catastrophe.
A qui les British ont-ils fait appel, entre autres, pour remettre en état leur réseau ? A Systra.
a écrit le 30/01/2017 à 9:45 :
Et si l'Etat était dans son rôle en s'élevant contre ce tout concurrence dogmatique de lUE
quel est l'avantage pour le consommateur de la libéralisation de l'électricité? En quoi la concurrence idiote entre les opérateurs téléphone qui passent chacun leurs cables dans les régions déjà pourvues et ignorent les peu peuplées est bonne pour le consommateur!
Pour les entreprises de terrassement OK mais pour le citoyen lambda?
a écrit le 30/01/2017 à 8:40 :
Bref les présidentielles arrivent et le directeur de la cour des comptes fait sa campagne néolibérale. Séguin réveille toi ils sont devenus fous.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :