Le train léger autonome de Taxirail s’engage sur la bonne voie
Nathalie Jourdan
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Vue d'artiste de deux modules du train léger, chacun pouvant embarquer une quarantaine de passagers.
Taxirail
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Vue d'artiste de deux modules du train léger, chacun pouvant embarquer une quarantaine de passagers.
Taxirail
« L'Etat doit envoyer un signal clair, en ne consacrant plus aucun crédit aux lignes dont l'intérêt socio-économique n'est pas démontré ». En 2018, le rapport Jean-Cyril Spinetta sur l'avenir du transport ferroviaire jetait un pavé dans la mare. L'ancien PDG d'Air France y invitait le gouvernement à ne plus injecter un kopeck dans les petites lignes de desserte fine du territoire au motif de leur caractère ultra-déficitaire. Quatre ans et plusieurs COP plus tard, rares sont ceux qui oseraient encore entonner ce requiem.
« D'une certaine manière, le rapport Spinetta nous a rendu un fier service en braquant les projecteurs sur des alternatives comme la nôtre », constate Régis Coat, président et fondateur de la startup Taxirail, dont le concept de train léger suscite de plus en plus d'intérêt. Épaulée par un consortium d'industriels du ferroviaire, elle est la première à avoir développé un prototype conçu précisément pour rouler sur ces lignes à faible trafic mais à fort impact, moyennant des coûts d'exploitation « environ cinq fois inférieurs » à ceux des trains classiques.
Propulsé à l'hydrogène, l'engin sans conducteur est en réalité plus proche dans sa conception d'un ascenseur horizontal que du bon vieux Corail de grand-papa. Il se présente sous la forme d'une cabine de six mètres de long pour trois de large et est capable de transporter 40 personnes dont 16 assises à une vitesse moyenne de 60 km/h (100 en pointe). En heures pleines, trois modules peuvent être alignés au départ pour une capacité maximale de 120 passagers, tandis qu'en heures creuses, il peut se muer en transport à la demande.
Nathalie Jourdan
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