Les Etats-Unis font pression sur le Portugal pour éconduire un groupe chinois d'un appel d'offres
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Les Etats-Unis verraient d'un très mauvais œil l'attribution par le Portugal de la construction d'un nouveau terminal du port de Sines à une entreprise chinoise, a affirmé l'ambassadeur américain dans un entretien paru samedi, appelant Lisbonne à "faire un choix" entre les deux puissances mondiales.
Le port de Sines, situé à une centaine de kilomètres au sud de Lisbonne, est "incroyablement stratégique" pour les Etats-Unis car il est le port européen d'eaux profondes le plus proche du territoire américain, a expliqué l'ambassadeur américain à Lisbonne, George Glass, dans une interview à l'hebdomadaire Expresso.
Le Portugal a lancé en octobre dernier un appel d'offres international pour la construction d'un nouveau terminal de conteneurs qui doit voir le jour en 2024. Parmi les potentiels candidats cités par la presse locale figurent le géant chinois du transport maritime Cosco ou le Shanghai International Port Group (SIPG).
"Nous souhaitons qu'une entreprise occidentale opère et construise le terminal", a ajouté l'ambassadeur, expliquant que les Etats-Unis ne disposent d'aucune entreprise gérant des ports étrangers.
Le gouvernement portugais a aussitôt réagi au propos de l'ambassadeur américain par la voix de son ministre des Affaires étrangères. "Au Portugal, ce sont les autorités portugaises qui prennent les décisions, dans l'intérêt du pays", a affirmé Augusto Santos Silvadans une déclaration à l'agence Lusa.
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Depuis la crise financière de 2011, le Portugal est devenu un des pays européens les plus accueillants envers les investissements chinois. En mars 2019, Washington s'était déjà opposé à une OPA lancée par le groupe étatique chinois China Three Gorges (CTG) sur l'électricien Energias de Portugal (EDP), le plus grand groupe portugais dont ils était déjà le principal actionnaire.
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