MyFerryLink : redressement judiciaire pour la Scop SeaFrance

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Le gouvernement avait soumis la semaine dernière un texte prévoyant notamment la liquidation de la Scop SeaFrance, la création d'une nouvelle Scop exploitant un seul navire et la reprise au total de 380 salariés sur 487.
Le gouvernement avait soumis la semaine dernière un texte prévoyant notamment la liquidation de la Scop SeaFrance, la création d'une nouvelle Scop exploitant un seul navire et la reprise au total de 380 salariés sur 487. (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Cette procédure doit permettre le paiement des 487 salariés, la Scop n'ayant pas la trésorerie suffisante pour le faire. Les marins de la Scop, qui s'attendaient à cette décision, bloquaient à nouveau l'accès au port de Calais pour réclamer des avancées sociales dans les négociations entre le ministère des Transports, Eurotunnel et la compagnie danoise DFDS , gestionnaire depuis le 1e juillet de deux bateaux propriété d'Eurotunnel.

La Scop SeaFrance qui exploite la compagnie maritime MyFerryLink a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a indiqué vendredi 31 juillet à l'AFP une source judiciaire.

Cette procédure doit permettre le paiement des 487 salariés, la Scop n'ayant pas la trésorerie suffisante pour le faire. Le tribunal de commerce a décidé de ne pas suivre la proposition du procureur de la République de Boulogne-sur-Mer Jean-Pierre Valensi, qui demandait à ce qu'une poursuite d'activité de six mois supplémentaires puisse avoir lieu.

Le gouvernement propose la reprise de 380 salariés

Les marins de la Scop, qui s'attendaient à cette décision, bloquaient à nouveau l'accès au port de Calais pour réclamer des avancées sociales dans les négociations entre le ministère des Transports, Eurotunnel et la compagnie danoise DFDS , gestionnaire depuis le 1e juillet de deux bateaux propriété d'Eurotunnel.

Le gouvernement avait soumis la semaine dernière un texte prévoyant notamment la liquidation de la Scop SeaFrance, la création d'une nouvelle Scop exploitant un seul navire et la reprise au total de 380 salariés sur 487. Il a fixé pour objectif "d'obtenir dans un délai de trois mois une solution pour chaque salarié".

"Le ministre (des Transports Alain Vidalies, ndlr) dit qu'à Calais on ne peut sauver que 380 emplois. Le compte n'y est pas. Il le sait. Nous réclamons un fonds d'aide que le gouvernement doit débloquer", a dit à Reuters Eric Vercoutre, secrétaire général du syndicat maritime Nord. Les marins souhaitent récupérer grâce à ce fonds l'argent qu'ils ont investi dans la Scop en 2012.

(avec AFP et Reuters))

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a écrit le 31/07/2015 à 17:59 :
Cette affaire marque la fin des compagnies de ferrys françaises. Sea France, compagnie d’État, a été sacrifiée sur l'autel du mythe européen des privatisations. Son successeur, My Ferry Link, a été monté de bric et de broc par nos technocrates (SCOP + Euro tunnel). Le modèle était condamné d'avance. Au jeu des règles de la concurrence, cet assemblage ne pouvait pas durer. Soit les "cranes d’œuf" qui l'on pensé étaient incompétents, soit ils savaient, à vous de voir. Désormais, ce sont des compagnies non françaises qui vont desservir le transmanche. Même scénario pour les lignes entre la Corse et le continent français. Aujourd'hui, une compagnie assure plus de 80% du trafic vers la Corse et elle est italo-suisse. Après une privatisation sabotée, la compagnie d’État SNCM se retrouve, elle aussi, au bord de la liquidation judiciaire. On ne peut croire un instant qu'il s'agit d'un hasard.
a écrit le 31/07/2015 à 17:59 :
Cette affaire marque la fin des compagnies de ferrys françaises. Sea France, compagnie d’État, a été sacrifiée sur l'autel du mythe européen des privatisations. Son successeur, My Ferry Link, a été monté de bric et de broc par nos technocrates (SCOP + Euro tunnel). Le modèle était condamné d'avance. Au jeu des règles de la concurrence, cet assemblage ne pouvait pas durer. Soit les "cranes d’œuf" qui l'on pensé étaient incompétents, soit ils savaient, à vous de voir. Désormais, ce sont des compagnies non françaises qui vont desservir le transmanche. Même scénario pour les lignes entre la Corse et le continent français. Aujourd'hui, une compagnie assure plus de 80% du trafic vers la Corse et elle est italo-suisse. Après une privatisation sabotée, la compagnie d’État SNCM se retrouve, elle aussi, au bord de la liquidation judiciaire. On ne peut croire un instant qu'il s'agit d'un hasard.

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