Qui a peur de CRRC, le géant chinois du ferroviaire ?

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Les lignes de fabrication des trains à grande vitesse Fuxing dans le site de production de CRRC à Tangshan, dans la province chinoise du Hebei.
Les lignes de fabrication des trains à grande vitesse Fuxing dans le site de production de CRRC à Tangshan, dans la province chinoise du Hebei. (Crédits : Chine Nouvelle/SIPA)
La Commission européenne a rejeté en février le projet de fusion Alstom-Siemens visant à contrer le numéro un mondial du secteur. Mais celui-ci est loin de pouvoir défier ses concurrents en Europe.

Les Européens peuvent se plaindre de la concurrence de la Chine mais ce sont bien eux qui ont permis aux entreprises chinoises de s'imposer par les transferts de technologies qu'ils ont accepté de réaliser pour s'ouvrir le marché chinois. Dès 2004-2006, la Chine a ainsi pu acquérir à travers des contrats d'achat les technologies occidentales des trains à grande vitesse. Certains ont été fabriqués ou assemblés par les compagnies chinoises CNR et CSR, avec l'aide de quatre partenaires : Alstom, Siemens, Bombardier et Kawasaki. Le pays a dès lors investi massivement dans sa propre capacité de R&D, et a lancé en 2008 un grand projet scientifique pour accélérer dans l'innovation sur les trains circulant à plus de 350 km/heure.

En 2006, on a vu les premiers trains chinois rouler entre 200 et 250 km/heure ; la vitesse a augmenté jusqu'à 380 km/heure en 2010, puis a été réduite à 300 km/heure en raison d'un grave accident à Wenzhou qui s'est produit en juillet 2011. CRRC, le numéro un mondial du ferroviaire né en 2015 du mariage entre CNR et CSR, prévoit pourtant de tester, en 2020, un train à suspension magnétique circulant à 600 km/heure !

Coté en Bourse à Shanghai et à Hong Kong, la...

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a écrit le 07/04/2019 à 12:16 :
Cet article est assez réaliste.Il dément les affirmations catastrophistes de Le Maire ,sur le danger chinois pour l'industrie ferroviaire européenne,pour justifier le rachat d'Alstom par Siemens.Notamment,il donne l'information que les chinois n'ont participé à aucun appel d'offres dans la signalisation ferroviaire en Europe.Et pour cause,les champions de la signalisation sont européens,et notamment français.D'où l'intérêt de Siemens pour Alstom.
Réponse de le 11/04/2019 à 23:30 :
J'avais il me semble poster un gros commentaire,je peux savoir ou il est ?
Censuré,non validé ? Il n'y avait pas d'insulte ni de provocation pourtant.
a écrit le 06/04/2019 à 22:19 :
Ca alors ! Mais ça marche du feu de dieu le communisme !
a écrit le 06/04/2019 à 19:09 :
"CRRC" "pouvoir défier ses concurrents en Europe"
Même si CRRC (Etat chinois) ne pourrait pas, ce jour, placer ses trains en Europe, ce qui est loin d'être certain, il se renforce à l'export hors UE aux détriments de Siemens, Alstom, Hitachi et autres.
Grâce principalement à d'énormes financements qui pratique la Chine, comme dans d'autres secteurs, pour gagner des parts de marchés.
Si l'Europe veux contrer Hitachi et CRRC, elle va devoir créer 1 ou 2 géants européens du rail.
Fusions ou co-entreprises,...... et à la fin il n'en restera qu'un ou deux !
Pas utile de se précipiter, mais il faudrait acter le départ sans tarder.
Plus "CRRC" gagnera des marchés à l'export contre les européens, plus il aura des moyens pour faire des acquisitions, investir dans sa R&D et mettre la pression sur les gouvernements, notamment par du lobbying.
a écrit le 06/04/2019 à 16:57 :
La chine à beaucoup souffert au 19ième lorsque les bateaux occidentaux ouvraient leurs ports à la canonnière pour vendre de l'opium, suivi de l'invasion Nippone qui fut terrible, je pense qu'ils n'ont pas oublié. Par contre, la lecture de la magnifique lettre de Victor Hugo au capitaine Batler relative au sac du palais d'été serait utile à nos hautes autorités. La Chine est communiste dedans et libérale à l'export et depuis toujours elle à fait du commerce avec les autres pays en créant des dettes à son avantage. Il serait temps de remettre au gout du jour un peu de géopolitique..
a écrit le 06/04/2019 à 14:10 :
La position de l'union européenne vis-à-vis de la chine est totalement imcompréhensible.

La chine est le pays industrialisé le moins ouvert au commerce du monde.

Entre les subventions pour écraser la concurrence, les tranferts de technologies forcés, l'espionnage industriel.
Il suffit de voir la gestion du dumping chinois sur l'acier ou sur les panneaux photovoltaïque où l'union européenne à mis des années avant d'imposer des taxes.
Il était évidement bien trop tard, toute l'industrie européenne avait été détruite.

Aujourd'hui, Trump a décidé qu'il en avait assez des abus chinois. L'europe aurait pu suivre cette démarche pour augmenter la pression sur la chine.
À la place, l'UE s'est couchée.

Bien-sûr, sachant que l'Allemagne est exportateur net vers la chine peut jouer un rôle.
a écrit le 06/04/2019 à 10:57 :
Il serait temps que l'UE réagisse pour défendre la technologie en Europe, favoriser la création de champions industriels type Airbus et d’arrêter d'être naïf . Le prochain parlement, on peut l'espérer pourrait changer la donne, durcir le ton vis à vis de la Chine
et autres pays qui pratiquent un dumping social.
a écrit le 06/04/2019 à 9:56 :
"Les Européens peuvent se plaindre de la concurrence de la Chine mais ce sont bien eux qui ont permis aux entreprises chinoises de s'imposer par les transferts de technologies qu'ils ont accepté de réaliser pour s'ouvrir le marché chinois"

Hou la vous vous allez avoir des problèmes... La vérité est peut-être encore plus mal vue en UERSS qu'en Chine.
a écrit le 06/04/2019 à 9:55 :
dans les annees 70 il s'est developpe toute une theorie, notamment en mesoeconomie, sur la concurrence
l'antitrust americain avait besoin de savoir ou aller
donc ca fait 50 ans qu'on sait ce que sont des predatory prices
le pb, c'est pas qu'il est chinois, le pb c'est qu'il ne joue pas avec les regles du jeu, et demolit la concurrence de facon deloyale, a grand coups de subventions publiques qui permettent de vendre sous les prix de production
pas la peine de nous pleurnicher un truc sur le racisme antichinois

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