Sans Uber et Lyft, une ville texane tente de s'organiser différemment

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Le groupe Arcade City Austin compte plus de 36.000 membres.
Le groupe "Arcade City Austin" compte plus de 36.000 membres. (Crédits : Reuters)
A Austin, au Texas, des réglementations strictes ont été mises en place en mai dernier vis à vis des compagnies de VTC. Suite à cela Uber et Lyft ont quitté la ville et de nouvelles méthodes contournent ces interdictions.

Depuis près d'un an, la mairie d'Austin tente de modifier les réglementations qui encadrent les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Finalement, c'est en mai dernier que la ville (suite au vote des habitants) à mis en place de nouvelles règles sur  la profession des chauffeurs de VTC.

A Austin, ils sont à présent contraints de s'enregistrer dans une base de données à l'aide de leur empreinte digitale. Cette règle fait suite à l'agression d'un passager. A présent, les voitures doivent aussi arborer le logo de l'entreprise et les chauffeurs doivent respecter des emplacements précis pour déposer leurs clients.

Un groupe Facebook pour pallier l'interdiction

Mécontents de ces règles jugées trop strictes, Uber et Lyft ont décidé de quitter la ville. Rapidement, un groupe Facebook baptisé  "Arcade City Austin" a été constitué pour permettre de mettre en relation les anciens chauffeurs et de potentiels clients désireux de pouvoir bénéficier à nouveau des services d'Uber et de Lyft.

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Pour régler la course, les chauffeurs et les clients se mettent d'accord sur un prix puis utilisent des plateformes comme Paypal.

Une initiative risquée

Avec ce nouveau système, les chauffeurs comme les passagers ne sont plus protégés de la même façon. Plusieurs cas de chauffeurs se faisant passer pour d'anciens d'Uber ou de Lyft ont été recensés. Impossible alors de s'assurer du sérieux du conducteur (le casier judiciaire était contrôlé par les entreprises). Par ailleurs, en cas d'accident, les personnes à bord ne sont pas assurés.

"Avec Uber et Lyft, tu avais une carte bancaire. Cela nous permettait d'avoir une trace et une sécurité quoiqu'il advienne. Par exemple, si quelqu'un vomit dans ta voiture, Uber te faisait bénéficier d'un dédommagement. Maintenant tu dois juste prier pour que la personne t'aide à nettoyer ou te donne plus d'argent afin de payer les services d'une société de nettoyage spécialisée", explique Cooper, un chauffeur (qui utilise le groupe Facebook) au Guardian.

Une serveuse d'Austin pointe aussi du doigt les risques de la diminution des moyens de transports la nuit : "J'avais l'habitude de dire : 'Vous prenez un Uber ou un Lyft pour rentrer?'. Maintenant c'est simplement trois verres et je dis : 'Je suis désolée mais je ne peux plus vous servir'", explique-t-elle à Vocativ.

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