Ça bouge chez les pilotes d'Air France. Le SPAF, le deuxième syndicat représentatif des pilotes de la compagnie, a décidé d'accepter la proposition salariale de Ben Smith, un "compromis". Samedi 6 octobre, lors d'une réunion avec tous les syndicats, le nouveau directeur général d'Air France-KLM et d'Air France, a proposé une hausse des salaires en deux temps : 2% en 2018 et 2% le 1er janvier 2019, avec la promesse d'un rendez-vous en octobre 2019 pour parler de la suite.
Cette proposition faisait suite à l'annonce du départ du Franck Terner et de Gilles Gateau, respectivement directeur général et directeur des ressources humaines d'Air France.
Et d'ajouter :
Cette position diverge de celle du SNPL, le syndicat majoritaire chez les pilotes.
Dans un tract publié ce mardi, l'intersyndicale, qui regroupe une dizaine de syndicats autour du SNPL (mais pas le SPAF) demande à la direction de confirmer sa proposition par écrit en précisant « que les 2% versés au 1er janvier 2019 ne constituent pas une avance sur les NAO 2019 (négociations annuelles obligatoires sur les salaires, mais qu'ils serviront bien à compenser l'inflation 2012-2018 ».
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Sur Twitter, certaines personnalités du SNPL ont demandé au bureau du syndicat de consulter les pilotes sur cette proposition. Le schéma est simple. Soit ces 4% de hausse générale sont jugés insuffisants et les pilotes demandent au bureau du SNPL de continuer la négociation pour augmenter l'enveloppe, soit ils sont jugés satisfaisants et, une fois cette hausse générale acquise, le SNPL sort de l'intersyndicale pour mener une négociation bilatérale catégorielle avec le SPAF et la direction, dans laquelle ils pourraient échanger une nouvelle augmentation en échange de mesures qui amélioreraient la performance de la compagnie.
Pour rappel, le SNPL demande depuis le début de ce conflit une hausse de rémunération de plus de 10%, supérieure à l'augmentation générale de 6%, puis 5,1% demandés.
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