Un syndicat des pilotes d'Air France accepte la proposition salariale de la direction

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Le nouveau directeur général d'Air France-KLM et d'Air France, a proposé une hausse des salaires en deux temps : 2% en 2018 et 2% le 1er janvier 2019, avec la promesse d'un rendez-vous en octobre 2019 pour parler de la suite.
Le nouveau directeur général d'Air France-KLM et d'Air France, a proposé une hausse des salaires en deux temps : 2% en 2018 et 2% le 1er janvier 2019, avec la promesse d'un rendez-vous en octobre 2019 pour parler de la suite. (Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Le SPAF, le deuxième syndicat représentatif des pilotes pilotes d'Air France a accepté la proposition de la direction. Celle-ci porte sur une hausse de 4% en deux temps (2% pour 2018 et 2% le 1er janvier 2019), suivie d'une réunion en octobre 2019 pour parler de la suite. L'intersyndicale quant à elle demande que la hausse du 1er janvier 2019 ne soit pas une avance sur les négociations de 2019. Plusieurs personnalités du SNPL appelle la direction du syndicat à consulter les adhérents sur la proposition de la direction.

Ça bouge chez les pilotes d'Air France. Le SPAF, le deuxième syndicat représentatif des pilotes de la compagnie, a décidé d'accepter la proposition salariale de Ben Smith, un "compromis". Samedi 6 octobre, lors d'une réunion avec tous les syndicats, le nouveau directeur général d'Air France-KLM et d'Air France, a proposé une hausse des salaires en deux temps : 2% en 2018 et 2% le 1er janvier 2019, avec la promesse d'un rendez-vous en octobre 2019 pour parler de la suite.

Cette proposition faisait suite à l'annonce du départ du Franck Terner et de Gilles Gateau, respectivement directeur général et directeur des ressources humaines d'Air France.

"Nous pensons que la sortie d'une équipe directoriale déconfite doit permettre de mettre la suivante au défi dès son arrivée, sans aucunement faire table rase du passé. Il ne faut pas chercher, auprès de certains dirigeants, une forme de vengeance pour des erreurs commises par d'autres. Le SPAF, syndicat revendicatif et combatif, cherche des solutions plutôt que des querelles. Entre l'inertie et le mouvement, nous avons choisi le second", a déclaré le syndicat dans un communiqué.

Et d'ajouter :

"4%, c'est à la fois peu et beaucoup. C'est peu, si on envisage les huit années de disette sans augmentation des barèmes des pilotes, et beaucoup si on évalue les maigres résultats des négociations passées. (...) Il s'agit de défendre un schéma auquel nous croyons, non parce qu'il est le seul possible, le meilleur ou le moins pire, mais parce qu'il est juste et qu'il ouvre la porte au dialogue et au mouvement".

L'intersyndicale demande des précisions

Cette position diverge de celle du SNPL, le syndicat majoritaire chez les pilotes.

"Si le volume pourrait convenir (4% versus 6% demandés initialement), il y a une grosse incertitude sur les 2% du 1er janvier 2019 qui, pour nous, ne peuvent être considérés comme une avance sur l'année 2019. En effet, si dans l'esprit de la direction, les 2% de janvier 2019 couvrent l'inflation de 2019, cela signifierait qu'il n'y a pratiquement plus rien pour le rattrapage du blocage salarial de 2012 à 2017. En accordant 4% sur les deux années 2018 et 2019, la direction ne fait que compenser l'inflation de ces deux années (3,7%)", a déclaré dimanche 7 octobre le SNPL.

Dans un tract publié ce mardi, l'intersyndicale, qui regroupe une dizaine de syndicats autour du SNPL (mais pas le SPAF) demande à la direction de confirmer sa proposition par écrit en précisant « que les 2% versés au 1er janvier 2019 ne constituent pas une avance sur les NAO 2019 (négociations annuelles obligatoires sur les salaires, mais qu'ils serviront bien à compenser l'inflation 2012-2018 ».

Des adhérents du SNPL demandent au syndicat un référendum sur la proposition de Smith

Sur Twitter, certaines personnalités du SNPL ont demandé au bureau du syndicat de consulter les pilotes sur cette proposition. Le schéma est simple. Soit ces 4% de hausse générale sont jugés insuffisants et les pilotes demandent au bureau du SNPL de continuer la négociation pour augmenter l'enveloppe, soit ils sont jugés satisfaisants et, une fois cette hausse générale acquise, le SNPL sort de l'intersyndicale pour mener une négociation bilatérale catégorielle avec le SPAF et la direction, dans laquelle ils pourraient échanger une nouvelle augmentation en échange de mesures qui amélioreraient la performance de la compagnie.

Pour rappel, le SNPL demande depuis le début de ce conflit une hausse de rémunération de plus de 10%, supérieure à l'augmentation générale de 6%, puis 5,1% demandés.

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Commentaires
a écrit le 11/10/2018 à 7:02 :
On ne peut que se réjouir de cette nouvelle, bravo à la nouvelle équipe dirigeante et à son nouveau PDG un vrai professionnel de l’aérien .
Vive la compagnie Air France .
a écrit le 10/10/2018 à 17:58 :
C’est formidable ! Une fois que plus ce sont les voix des pilotes qui comptent, et dont la presse se plaît à faire écho. Aucune mention de ce que peuvent penser les PNC et PS de cette proposition. En fait tout le monde s’en fiche. Cela montre bien le mépris à leur égard.
Bravo continuez comme ça.
Réponse de le 10/10/2018 à 19:44 :
ben... en fait, oui ...!!!
a écrit le 10/10/2018 à 17:57 :
C’est formidable ! Une fois que plus ce sont les voix des pilotes qui comptent, rt dont la presse se plaît à faire écho. Aucune mention de ce que peuvent penser les PNC et PS de cette proposition. En fait tout le monde s’en fiche. Cela montre bien le mépris à leur égard.
Bravo continuez comme ça.

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