Vélos en libre-service : Gobee.bike stoppe son activité en France

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Les vélos en libre-service de Gobee.bike, reconnaissables à leur couleur verte, ont pratiquement disparu de Paris, où la start-up hongkongaise avait été pionnière.
Les vélos en libre-service de Gobee.bike, reconnaissables à leur couleur verte, ont pratiquement disparu de Paris, où la start-up hongkongaise avait été pionnière. (Crédits : Charles Platiau)
Gobee.bike, la société de vélos en libre-service qui avait déployé 2.000 vélos dans Paris, a annoncé samedi soir qu'elle arrêtait son service dans la capitale et en France, en raison de trop nombreux vols et dégradations.

"Malheureusement, notre bonne volonté et nos efforts n'auront pas suffi. Depuis la mi-décembre, c'est un effet domino de dégradations qui s'est abattu sur notre flotte de vélos partout où notre service existait en France", déplore dans un communiqué cette société basée à Hong Kong.

Ces bicyclettes vert pomme -- elles sont jaune citron pour la start-up concurrente Ofo ou orange chez Obike-- étaient disséminées en ville, géolocalisables via une application pour smartphone et se louaient en scannant un code-barre, qui déverrouillait l'antivol, moyennant 50 centimes la demi-heure. L'usager déposait ensuite le vélo où il le souhaitait, sans l'attacher. Le 9 janvier, Gobee.bike avait déjà mis un terme à son activité dans trois villes européennes --Lille, Reims et Bruxelles-- pour les mêmes raisons.

Vols et détériorations

"Des actes de vols, recels de vol et de détériorations n'ont fait que s'amplifier, devenant le nouveau passe-temps d'individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux", explique Gobee.bike qui cite le chiffre, en France, de 3.200 vélos dégradés, plus d'un millier de vélos volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès des services de police et près de 6 500 interventions réalisées par ses agents et ses partenaires de réparation.

"Aujourd'hui, cette situation critique ne nous permet pas de poursuivre notre activité et nous sommes donc contraints de mettre fin à notre service au niveau national. Nous avons remboursé l'intégralité des cautions et crédit remboursables des utilisateurs. Le remboursement apparaîtra sous 10 jours ouvrés sur le compte bancaire ayant servi lors de votre inscription", ajoute la société dans un message à destination de ses clients publié sur son site internet.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/02/2018 à 16:44 :
Bof cette marque a fait l'objet d'une attaque en règle de la part de ses concuttents.

Bizarreent les autres n'ont pas 'encore' été détruits... qui sera la prochain.

ça pose quand même le problème de la privatisation de l'espace public. a la base incivisme mis à part ce type de déploiement anarchique est un vrai problème sur le long terme.

Ces vélos stationnent n'importe où et n'importe comment au détriment souvent des emplacements qui étaient toléré pour les vélos propriété des habitants de la ville.
Je ne vais pas regretter le départ de cet acteur mais ça pose tout de même pas mal de questions.

Peut on tolérer ce genre d'action à long terme ?
Doit on aussi accepter ce genre de dégradation volontaire ?
L'espace public peut il être privatisé de la sorte ?
a écrit le 26/02/2018 à 11:07 :
On découvre la vertu de la propriété privée! Car les biens publics, ce n'est à personne, autant les voler ou les vandaliser. Cette mentalité était très présente dans le feu URSS et a - en partie - conduit à sa chute.
a écrit le 26/02/2018 à 9:30 :
Voir des services détruits par ceux la même qui les utilisent ou qui en ont besoin, c'est consternant de débilité.
Devant ces comportements aussi primitifs on a envie de s'excuser auprès de la société Gobee.bike,
Que ce soit des vélos ou d'autres, ce n'est malheureusement pas nouveau en France
ce manque de respect du bien commun ou du bien des autres.
a écrit le 26/02/2018 à 7:28 :
velo gobee bike ; je ne suis pas surpris j'ai pas mon certificat d'etude je n'aurais meme pas mis un dollar la dessus
a écrit le 26/02/2018 à 6:34 :
un bon exemeple du système de défense des monopoles Français, à la bouygue, etc...
Réponse de le 26/02/2018 à 7:38 :
Pourquoi ? C’est Bouygues qui organise les dégradations ?
Réponse de le 26/02/2018 à 16:26 :
Hors sujet
a écrit le 26/02/2018 à 6:33 :
c'est bien le système de défense des monopoles Français, à la bouygue, etc...
a écrit le 25/02/2018 à 20:00 :
Effectivement, ces vélos ont rapidement fait l'objet de dégradations...autour de la gare Montparnasse des carcasses étaient jetées ici et là....lamentable tout simplement....le vivre ensemble 😂😂
a écrit le 25/02/2018 à 19:58 :
Eh oui ! Le charme de notre Belle France...un exemple, quand vous allez prendre à Berlin le U-Bahn ( Métro ) ou le S-Bahn (RER ) il n'y a aucun portillon, vous accédez directement aux quais; chez nous ce ne sont que portillons anti-franchissement et autres dispositifs de ville en état de siège...il nous manque les barbelés.
a écrit le 25/02/2018 à 19:28 :
bienvenue au pays des droits de l'homme et blablabla.....
Réponse de le 26/02/2018 à 9:24 :
La semaine dernière, l'entreprise a également annoncé son retrait d'Italie.
a écrit le 25/02/2018 à 18:33 :
Il fallait s’y attendre, encore une preuve que nos décideurs sont déconnectés du réel. Ce genre de prestation qui fonctionne bien dans les pays du nord de l’Europe, est incompatible avec la mentalité française. L’incivilité est devenue une plaie dans notre société. Le citoyen de base le sait nos décideurs sont sur leurs nuage… !
Réponse de le 25/02/2018 à 20:15 :
Je suis d'accord avec vous, et d'autant plus que plusieurs études et enquêtes internationales comparent de nombreux pays selon leurs ''valeurs'' et leurs ''traits culturels'' dans leurs ''comportements sociaux'' actifs ou passifs... eh bien on a beaucoup de chemin à faire en Europe pour arriver à une certaine conception ''civilisée'' de la civilisation en ce qui a trait au simple civisme de tous les jours et le respect du bien public.
a écrit le 25/02/2018 à 18:23 :
Les français et la détérioration du bien public ...et de la fauche c'est une vieille histoire !
Quand vous prenez un TGV ( ICE ) en Allemagne il y a plusieurs rouleaux de papier-toilette en stock dans les WC ,...en France on est obligé de le mettre sous clé ( remarque valable dans tous les lieux publics ( hopitaux, administrations, cafés etc... ) ! la fauche c'est un sport national y compris dans les sociétés et les administrations ou le personnel subtilise papier, stylos, chemises pour son usage familial...
Réponse de le 26/02/2018 à 13:25 :
Vous avez parfaitement raison, et tous les Français le savent très bien mais s'ils n'en disent mot... car vaut mieux, comme toujours, sauver les apparences... et à crier à la généralisation.

Mais quand les touristes étrangers mettent le pied en France, ils le voient et le subissent tous les jours, car la fauche, le manque de civisme et le peu d'hygiène sont des ''particularités'' bien franco-françaises.

Et quand les Français voyagent à l'étranger... ils voient bien aussi que l'éducation s'apprend d'abord à la maison et que celle-ci est totalement déficiente dans la famille française depuis des décennies... et ils se le font dire parfois assez brutalement, comme en Amérique du Nord.

Les Français confondent trop souvent être ''éduquer'', être ''scolariser''... et être ''cultiver''... alors, nos ressortissants se retrouvent à l'étranger à faire subir aux autres leur manque d'éducation, leurs diplômes in-exportables et leur désespérante inculture sur le monde.

Ce n'est pas pour rien que les Français, année après année, décennie après décennie, sont considérés comme les pires touristes à l'étranger et comme les individus les plus difficiles à intégrer à une autre société... car ils sont inadaptés chez eux, et inadaptables ailleurs.
Réponse de le 27/02/2018 à 16:44 :
dans les hôpitaux aussi, vols des personnels entre eux et des produits ménagers, etc etc ... oui un sport national que de voler ou de détruire le bien d'autrui
a écrit le 25/02/2018 à 16:18 :
Quand c'est le "con-tribuable" qui paye à travers les subventions, tout le monde s'en fout, mais évidemment quand c'est l'entreprise qui répare la casse des voyous se servant sur la bête, ce n'est plus pareil. Voilà le vivre-ensemblisme face à son multiculturalisme de foire, qui en prend un sérieux coup. Décidément Hidalgocentrique a la scoumooune, elle foire tout ce qu'elle touche, question de compétence sans doute.
a écrit le 25/02/2018 à 16:09 :
Normal, il y a de plus en plus de gens qui ne respectent plus rien ni personne. Triste pays que devient le notre.
Réponse de le 25/02/2018 à 23:12 :
Bof, au-delà des apparences de bonnes-moeurs catholiques, y avait-il tant de respect que ça il y a 30, 50, 100 ans ?

Les rues étaient-elles moins jonchées de déchets ? La fraude fiscale était-elle plus faible ? La violence moins répandue ?
a écrit le 25/02/2018 à 15:28 :
Le Velib comme l'Autolib sont largement subventionnés par la ville de Paris. Les vols et dégradations ne sont pas un problème. Les autres concurrents sont taxables pour occupation commerciale de l'espace public, montrés comme indésirables pour leur aspect désordre et mis ainsi en but aux prédateurs. Parlons donc des irresponsables du bien commun.
Réponse de le 25/02/2018 à 15:59 :
Eh oui ! La ville de Paris a bien le droit de décider de la façon de développer les transports à Paris. Non aux interventions désorganisées, qui encombrent sans scrupules l'espace public, sans débourser un centimes , dont on se demande d'ou vient l'argent, et dont la pérennité est plus que douteuse (démontré aujourd'hui).
Réponse de le 25/02/2018 à 19:30 :
Aux c......s les bobos d'hidalgo .
a écrit le 25/02/2018 à 14:55 :
Quelle belle image nous donnons encore ... et le pire de tout cela est que cela était tellement prévisible.

Bilan des courses : velib qui marchait très bien est démantelé, aucune entreprise n a vraiment pris le relais et pire que cela elles abandonnent tant les clients manquent de civisme.
Hyper favorable au développement du vélo en ville, c est quand même un revers pour madame la maire.
a écrit le 25/02/2018 à 14:53 :
C’est profondément triste. Et ça milite pour une augmentation massive des amendes pénalisant ce genre d’incivilités gratuites, afin que cesse le sentiment d’impunité qui y est attaché.
Réponse de le 25/02/2018 à 18:47 :
La probité cela s'apprend jeune, après 6 ans c'est joué, et à 10 c'est fichu,les amendes ne serviraient à rien sur des gens qui n'ont jamais appris.
Réponse de le 25/02/2018 à 23:07 :
Je ne partage pas votre pessimisme :

Les amendes, à défaut de dissuader, envoient un signal. Une amende dont le montant est jugé trop faible (par exemple 20 ou 60€) indique au contrevenant que son comportement déviant est plus ou moins toléré. Et elle indique aux forces de l’ordre qu’il ne faut pas trop se fatiguer à faire respecter la règle en question.

Tandis que si le montant devient sérieux (plusieurs centaines ou milliers d’euros), le contrevenant comprend implicitement que son comportement n’est plus toléré.

Il n’y a qu’à voir la répression des infractions routières, qui concerne quasiment tous les français. L’évolution des amendes et l’augmentation des contrôles notamment automatiques a rendu les conducteurs soudainement un peu plus vertueux (par exemple sur la vitesse, mais aussi les feux rouges, la ceinture, etc), alors que pourtant il ne s’agissait que d’adultes.
Réponse de le 26/02/2018 à 6:43 :
Favorable à la méthode Singapour: quelques coups de baton sur l'auteur d'un délit, nettement plus efficace que l'amende !
Réponse de le 26/02/2018 à 8:54 :
Qui a commis le premier délit ? Gobike qui balance 3000 vélos sur les trottoirs, sans autorisations, sans règles, au détriment de la sécurité des piétons, de l'esthétique de la ville et sans respecter aucune règle commerciale concernant la concurrence. Il dégage, normal !

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