Paris pourrait taxer les vélos sans borne

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L'entreprise hongkongaise Gobee.bike s'est lancée sur Paris début octobre.
L'entreprise hongkongaise Gobee.bike s'est lancée sur Paris début octobre. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
La Mairie de Paris a rencontré jeudi les opérateurs de vélos en libre service, sans borne. Afin d'éviter les stationnements anarchiques de bicyclettes, la Ville souhaite instaurer un code de bonne conduite. Elle étudie également l'instauration d'une "redevance pour occupation commerciale de l'espace public".

[Publié le 17/11, mis à jour le 19/11]

Alors que les flottes de vélos en location sans borne débarquent sur Paris, la Mairie souhaite encadrer leur déploiement. Elle a ainsi rassemblé jeudi les différents opérateurs concernés - comme Gobee.bike, oBike ou encore Ofo. "Nous nous devons de faire respecter un partage harmonieux de l'espace public. Un envahissement des trottoirs, comme cela a pu être constaté dans d'autres villes en Europe ou en Asie, n'est pas envisageable à Paris." a affirmé Jean-Louis Missika, chargé de l'urbanisme, dans un communiqué de presse.

| Lire aussi : Ofo, oBike, Indigo Weel... La nouvelle concurrence de Vélib' pour 2018

Le concept, venu de Chine, permet à un utilisateur de géolocaliser un vélo, stationné dans des emplacements traditionnels et verrouillé grâce à un cadenas généralement placé sur la roue arrière. Le cycliste doit ensuite scanner un QR code avec son smartphone sur le cadenas afin de le déverrouiller, permettant ainsi de lancer la facturation. Problème : des stationnements anarchiques ont été constatés dans les pays où les startups sont déployées, comme en Chine où des montagnes de vélos occupent les trottoirs.

Code de bonne conduite, redevance, licence d'exploitation...

"Les opérateurs doivent agir comme des acteurs responsables en mettant en place les moyens nécessaires pour entretenir et réguler leur service", a ajouté Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris en charge des transports et de l'espace public.

La Ville a donc demandé aux opérateurs de proposer un code de bonne conduite pour s'accorder sur une "qualité de service" et des "critères de performance" d'ici deux à trois semaines, précise Challenges. La startup hongkongaise Gobee.bike, premier acteur déployé dans la capitale début octobre, propose notamment de limiter "la mise à disposition des vélos par groupe de 7 maximum" ou encore de retirer les vélos non fonctionnels "dans un délai de 72 heures maximum".

En parallèle, la Mairie de Paris étudie également l'instauration d"une "redevance pour occupation commerciale de l'espace public", déjà applicable par exemple aux commerçants qui ont un étalage de produits sur le trottoir. Enfin, elle "proposera au gouvernement que la future loi d'orientation sur les mobilités définisse un cadre juridique adapté à ce nouveau type de service, avec l'instauration d'une licence d'exploitation pour les opérateurs".

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Commentaires
a écrit le 20/11/2017 à 9:28 :
La saleté et les crottes de chien ne sont pas gênantes, mais les vélos si ! Non seulement on n'a pas de piste cyclable (ou si peu), mais la mairie veut nous empêcher de faire du vélo, dont je rappelle qu'il est probablement le mode de transport le moins polluant après la marche à pieds...c'est juste incroyable...
a écrit le 20/11/2017 à 8:46 :
les parisiens ne doivent plus avoir de doigts a force de se les mordre d'avoir élu une telle parasite !
Ceci dit quand on dit "socialiste" on sait a quoi s'attendre :l'oublier est de la "bornitude" la plus totale !!!
a écrit le 19/11/2017 à 21:55 :
"Paris pourrait taxer sans bornes".

Comme chacun sait une fois qu'elles sont franchies, il n'y a plus de limites et vu le déficit creusé par Hidalgo dans les finances municipales et constatées par la chambre régionales de la cour des comptes, c'est inévitable.

Un raison de plus pour fuir Paris et sa banlieue.
a écrit le 18/11/2017 à 17:41 :
Après les voitures, c'est au tour des vélos et ensuite ce sera les piétons....faudra ajouter les oiseaux et les insectes !
Mme Hidalgo est sans limite intellectuelle....c'est vrai que la gestion de Paris est calamiteuse :
Pour s’en sortir, la maire de Paris est donc contrainte de se livrer à une incroyable manipulation financière. Depuis deux ans, elle convertit en logements sociaux des milliers d’appartements du parc privé, et elle exige de se faire verser d’un coup… cinquante années de loyer par les sociétés HLM à qui elle en confie la gestion. Elle a ainsi pu récolter 354 millions d’euros l’an dernier et 287 autres en 2017. Grâce à quoi elle peut améliorer son budget de fonctionnement et gonfler artificiellement son épargne brute pour financer ses investissements....
la mairie ne pourra plus toucher 1 centime de loyer pendant un demi-siècle, l’opération revient en effet à piller l’avenir pour assurer le présent, la pire dérive de gestion imaginable....
Source : http://www.capital.fr/economie-politique/jo-2024-les-chiffres-explosifs-qu-anne-hidalgo-cache-au-cio-1227008
Réponse de le 19/11/2017 à 14:51 :
Blablabla ... Habitant Paris, je suis enchanté des mesures prises par Anne Hidalgo : oui aux logements sociaux à Paris, qui permet la mixité (tant pis pour le 16ème qui ne veut pas participer, arrondissement d'une grande tristesse...) , oui à la réduction de la place des voitures, oui aux développement des vélos, oui à la vie apaisée au centre de Paris. L'époque Pompidou, Tiberi, Chirac... c'est terminé...
a écrit le 18/11/2017 à 16:13 :
Il y a un très bon article récent de la Tribune (http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/en-chine-les-velos-partages-chamboulent-le-paysage-urbain-727410.html) qui explique ce ce système est parfait pour réduire la pollution.
Avec quelques petits débordements mais limités.
Pourquoi ça ne marcheraient pas à Paris. tout simplement parce que les idéologues de la Marie de Paris ont décidés que ce n'était pas bon pour les parisiens.....
Réponse de le 20/11/2017 à 8:57 :
C'est un critère constant de la politique , commun a tous les partis : dès qu'on est élu on se déconnecte des réalités !
.... un petit monde d'entre-soi où, de "brieffings" en colloques , en passant par les commissions dinatoires un petit cheptel tourne en rond en faisant assaut de propositions branchées (!) qui aboutissent en grande majorité au mème résultat : TAXER !!!
Quelle misère !
a écrit le 18/11/2017 à 15:49 :
Encore une taxe ?
A Paris il est temps de poser des arceaux à vélo.

POur le reste si ces vélos peuvent faire diminuer les vols ce serait bien.
a écrit le 18/11/2017 à 15:40 :
Pour taxer, la municipalité peut dépasser les bornes sans difficulté.
a écrit le 18/11/2017 à 14:09 :
Mme Hidalgo et les grands démocrates qui l'entourent veulent que les parisiens utilisent la bicyclette mais il faut que ce soit ses vélos, sinon ils encombrent l'espace public.
a écrit le 18/11/2017 à 14:00 :
Souvenons nous de l'époque ou on prenait son chariot à courses sans caution ,l'anarchie totale sur les parkings des grandes surfaces ,aujourd'hui on ramène son chariot parfois assez loin de sa voiture pour récupérer un jeton plastique ou 1 euro voire moins , donc ranger un vélo de loc à un endroit précis est nécessaire .
a écrit le 18/11/2017 à 12:54 :
Il faut savoir ce que l'on veut, il faut bien que les gens se déplacent et stationnent.

Un problème de partage de l'espace public, mais aussi de santé publique.
C'est facile à résoudre techniquement et économiquement, il suffit de facturer au prorata de l'encombrement au sol et de l'usage des routes. Ce qui implique aussi de taxer les voitures, avec à terme l’instauration d’un péage comme à Londres, qui cumule la T-charge et la congestion charge. Cela coûte de l'argent.
D’un autre côté si l’on en croit l’étude de l’agence de santé publique, la pollution serait à l’origine de 2500 morts par an à Paris, plus les maladies et soins nécessaires. Cela a aussi un coût qui doit pouvoir être estimé.

Des choix difficiles, mais il serait irresponsable de ne rien faire.
a écrit le 18/11/2017 à 10:26 :
La Mairie de Paris; une dictature qui veut pas dire son nom !
a écrit le 18/11/2017 à 10:06 :
!
bientot ! les chiens ! les chats .. et surtout nos élus cumular
a écrit le 18/11/2017 à 9:23 :
pour les moins moins jeunes ou les très plus vieux :

cela rappelle certaines plaques de vélos.. das ist ....
Réponse de le 18/11/2017 à 10:41 :
...die gute alte Zeit, nicht wahr ? Allez rigolons un peu, ça fait du bien.
a écrit le 18/11/2017 à 9:22 :
Écologie Pipo ecolo ce plus de taxes
a écrit le 18/11/2017 à 9:17 :
Bah... c'est plutôt sympa des vélos de toutes les couleurs sur les trottoirs, on est tellement habitués à voir des files ininterrompues de voitures le long des rues. Ca change et c'est très bien... et très pratique :)
a écrit le 18/11/2017 à 9:03 :
Read my lips: "No new taxes".
a écrit le 18/11/2017 à 7:54 :
Hidalgo , tout comme Belkacem ou Duflot aura fait beaucoup de dégats lors de son passage aux commandes .
Vous avez dit parité , .........comme c'est bizarre ?
a écrit le 17/11/2017 à 21:02 :
Vive le socialisme !
On subventionne les vieilles solutions (vélin avec bornes physiques) : contrat rémunéré, places gratuites... et on taxe les nouvelles technologies !!!

On est mal
a écrit le 17/11/2017 à 18:52 :
Anne Hidalgo n'a qu'à construire des parkings a vélo comme à Amsterdam au lieu d'enquiquiner les parisiens .
a écrit le 17/11/2017 à 18:19 :
Triste pays où il convient de tout taxer et réglementer mais ce sont des progressistes vous dit on.
a écrit le 17/11/2017 à 18:04 :
Une socialiste ne sait rien faire d'autre que des taxes
a écrit le 17/11/2017 à 17:37 :
Des centaines de vélos sont volés en France, comment ces professionnels de la location vont éviter le vandalisme et le vol sur des vélos posés sur leur béquille, donc déposable à l'arrière d'une camionnette en trente secondes ?
Réponse de le 17/11/2017 à 17:56 :
C'est leur problème tant qu'il s'agit d'entreprises privées et non subventionnées par l'état.
Réponse de le 17/11/2017 à 18:54 :
Il faudrait plus de vidéo -surveillance et de caméras à Paris mais la Marie de Paris s'occupe davantage de "végétaliser" la capitale avec le budget de la ville. Si il ya trop de vols, les entreprises de vélos partiront ,voilà tout.
Réponse de le 30/11/2017 à 19:17 :
@ Joce = C'est leur problème, c'est vite dit. S'ils déposent un jour leur bilan faute de rentabilité, cela fera des salaires à payer par le "fonds de garantie des salaires" (comme toute assurance si le risque croît les primes aussi). Ils seront assurés pour les vélos, si les vols augmentent, nos assurances vont augmenter aussi leurs primes pour nos vélos à nous...
Beaucoup de gens comme vous, croient que les assurances, c'est une manne de la Providence. Non non, c'est une solidarité entre assurés. Renseignez-vous : en France selon où vous habitez, les primes d'assurances habitation sont très différentes, les gros risques de cambriolage signifient assurance chère...
a écrit le 17/11/2017 à 17:17 :
La logique des socialo-écolos de la mairie de Paris est ahurissante. Après les echecs ruineux pour les finances de parisiens d' Autolib et Vélib, la mairie veut bloquer la concurrence pour ne pas endosser un nouvel échec.
Cette mairie ne croit que dans une gestion administrée et taxée pour défendre son idéologie de "goche".
a écrit le 17/11/2017 à 17:13 :
Taxer, toujours taxer : Mme Hidalgo est vraiment de la vieille école.
Celle des gens qui sont partis très tôt à la retraite...
C'est fini, tout ça.
Réponse de le 17/11/2017 à 17:41 :
L'utilisateur payeur est une saine décision. Celui qui utilise les services proposés par une ville comme la voirie doit contribuer à son entretien... Vous payez des impôts locaux pour cela, les entreprises aussi, celles qui utilisent les trottoirs comme les cafés paient un droit..., les loueurs de vélos utilisent le trottoir pour garer leurs engins, pourquoi seraient-ils favorisés par rapport aux autres marchands ?
a écrit le 17/11/2017 à 17:05 :
Aaaacchhh ! Interdire ou taxer, voilà bien les seules idées qu'ont les socialo-verts de Paris, de France et de Navarre...

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