Wind my Roof déploie ses éoliennes cubiques sur le toit d’un HLM à Rouen
Nathalie Jourdan
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Au premier plan, l'immeuble sur lequel ont été placés les huit modules de Wind my Roof.
Rouen Habitat
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Au premier plan, l'immeuble sur lequel ont été placés les huit modules de Wind my Roof.
Rouen Habitat
Contribuer à l'autonomie énergétique des villes, là où produire de l'électricité est le plus compliqué. Ces dernières années, beaucoup d'entreprises se sont attaquées à ce défi avec plus ou moins de succès. La startup francilienne Wind my Roof fondée en 2018 par deux ingénieurs des Ponts tente sa chance à son tour. Son pari ? Exploiter les vents qui frappent les immeubles et remontent les façades en accélérant au moyen d'un concept singulier né à la faveur de recherches sur la mécanique des fluides. Contrairement aux éoliennes « des champs », les éoliennes « des villes » conçues par Antoine Brichot et Yanis Maacha ne comportent ni mât, ni pales.
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Dénommés Windbox, leurs modules hybrides se fixent sur l'arête des toitures plates (l'acrotère dans le jargon). Surmontés de panneaux solaires, ils se présentent sous la forme de caissons cubiques de 6,5 m3 qui renferment des petites turbines mues par le vent. Chaque module pouvant produire 2,1 MWh par an. « En combinant les deux sources, on s'assure d'une production électrique toute l'année », assurent les concepteurs. Après avoir testé plusieurs prototypes à la Défense en partenariat avec Vinci Energies, l'entreprise vient d'installer les premières versions commerciales de ses Windbox sur un bâtiment appartenant à l'office public HLM de la Ville de Rouen.
Nathalie Jourdan