La Poste veut couvrir tous ses sites de panneaux solaires

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Copyright Reuters (Crédits : urbasolar)
Malgré un contexte réglementaire agité, Poste Immo, Urbasolar et Crédit Agricole Private Equity finalisent leur partenariat pour construire et exploiter des centrales.

Hier, le centre de tri de Montpellier, aujourd'hui 30 sites du groupe, et demain, potentiellement, une part significative des 5 millions de mètres carrés dont La Poste est propriétaire. L'histoire entre la société publique et le fabricant de panneaux solaires Urbasolar prend une nouvelle dimension avec la création d'Arkasolia. Cette co-entreprise est détenue à 50 % par Poste Immo, filiale du groupe La Poste gérant son parc immobilier, ainsi que par Crédit Agricole Private Equity (CAPE) et Urbasolar (dont CAPE est aussi actionnaire). Arkasolia a pour mission de passer au crible l'ensemble du parc immobilier et de développer des centrales solaires partout où cela fera sens en fonction du cadre réglementaire et des tarifs de rachat. Une autre co-entreprise, dans laquelle CAPE sera majoritaire via son fonds dédié aux énergies renouvelables Capenergie 2, sera chargée des investissements, de la construction et de l'exploitation des centrales. L'originalité du montage tient à la présence de Poste Immo dans cette deuxième structure. Le groupe, qui loue ses propres toits, se positionne aussi en investisseur.

« Notre projet, bien antérieur au moratoire sur le photovoltaïque, y a survécu », se réjouit Serge Savasta, responsable des énergies renouvelables chez CAPE. « Nous avons pris un an de retard en raison des trois changements réglementaires intervenus depuis le début de la consultation ; et avons revu nos ambitions à la baisse sur le premier lot », nuance Stéphanie Andrieu, directrice générale d'Urbasolar. L'entreprise spécialiste des toitures en terrasse (qui a notamment équipé un hangar d'Airbus et des sites de la SNCF) emploie 65 personnes pour un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros. Cette première tranche concerne 30 sites pour une puissance installée de 3 mégawatts (MW) et quelque 10.000 mètres carrés, pour un investissement de 10 millions d'euros. À compter de 2012, le déploiement devrait générer une quinzaine d'emplois directs et indirects.

Appels d'offre

« Chacun des partenaires a accepté de revoir à la baisse la rentabilité de son investissement, témoigne Christian Cléret, directeur général de Poste Immo. Mais notre détermination reste intacte. » D'autres lots suivront à mesure que le parc, composé de sites de toutes tailles sur tout le territoire, sera analysé. À terme, l'objectif est de le convertir totalement au photovoltaïque. Les partenaires misent sur des progrès technologiques et une baisse du coût des composants pour conserver une rentabilité correcte. Pour les installations de plus de 100 kW, ils prévoient de répondre à des appels d'offre, dont les modalités sont en cours d'élaboration au gouvernement et qui devraient être lancés cet été.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2011 à 17:15 :
Coup de chapeau à cette belle entreprise qu'est La Poste : même si elle a du mal a se débarasser de son iamge poussiéreuse et dépassée, elle démontre une nouvelle fois qu'elle est en rélaité très innovante et moderne, sur tous les terrains. Espérons que ce projet soit couronné de succès, ce qui ne m'étonnerait pas étant donné de l'excellente politique en terme de gestion de risques de cette entreprise!
a écrit le 21/06/2011 à 14:43 :
certes Très bon projet ...
a écrit le 21/06/2011 à 14:24 :
Un coup de chapeau à l'intelligence de cette entreprise...En espérant qu'elle ne recrutera jamais le nucléariste M. Besson à un poste de responsabilité, lorsqu'il aura été viré en 2012..
a écrit le 21/06/2011 à 13:28 :
Voilà la France que j'aime : innovante et entreprenante ! Continuons, réduisons notre train de vie et nous aurons la prospérité !

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