Nissan va piloter l'usine de batteries de Renault à Flins

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Ambitieux sur les véhicules électriques, Renault prévoit de posséder une usine de batteries lithium-ion à Flins (Yvelines), un projet qui peine à décoller et que le constructeur français vient de confier à son partenaire Nissan. Le japonais, au nom de l'alliance, possède déjà des développements en la matière avec ses usines au Portugal (à Cacia) et au Royaume-Uni (à Sunderland). L'usine de Flins avait subi un sérieux revers cet été avec la marche arrière de l'Etat sur son soutien financier. Et le projet industriel a déjà pris 18 mois de retard.

Renault prévoit de garder la propriété du terrain et des bâtiments, Nissan louera l'usine et vendra la majorité des batteries à Renault. Sur les trois usines de batteries prévues par l'alliance Renault-Nissan au Portugal, au Royaume-Uni et en France, seule celle de Flins accuse du retard. Raison invoquée il y a quelques mois, un manque de maturité technologique pour les batteries à l'étude pour ce site. Renault préférait y réfléchir à deux fois avant d'investir dans une usine à 600 millions d'euros. Prévue pour 2012, comme ses homologues portugaise et britannique, l'ouverture de l'usine de Flins a donc été reculée à 2014.

Plus d'argent public
Dans le même temps, des bailleurs de fonds publics ont abandonné le projet : le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) devait apporter 5 millions et le Fonds stratégique d'investissement, qui porte les participations de l'Etat, 125 millions d'euros.
Désormais sans l'Etat français, et avec Nissan aux commandes, quels types de batteries seront-elles développées à Flins ? Les mêmes qu'au Portugal et au Royaume-Uni ? Le projet industriel français pourrait ainsi évoluer...
La batterie est le nerf de la guerre du marché de la mobilité électrique car elle conditionne la performance et le prix des véhicules. Les constructeurs ne s'y trompent pas et présentent pour la plupart des projets. PSA Peugeot Citroën collabore sur le sujet avec BMW, Daimler travaille avec Evonik et a noué des partenariat avec Renault-Nissan, Bolloré développe ses propres batteries, General Motors a investi récemment dans une start-up américaine spécialisée... Les grands industriels de la batterie sont aussi très présents : le français Saft, le sud-coréen LG...
Renault sort d'ici à décembre prochain trois véhicules de sa gamme 100% électrique : Kangoo Z.E., Fluence Z.E. et Twizy. Mi-2012 la citadine électrique Zoé arrivera sur les routes. Pour l'instant, le groupe se fournit en batteries auprès d'AESC, une joint-venture entre Nissan et son compatriote Nec, et de LG. AESC dispose d'une usine à Zama, au Japon.

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Commentaires
a écrit le 15/11/2011 à 15:08 :
Pourquoi un pilotage par Nissan?
Renault a peur de s?endetter.
Nissan dispose de plus de cash.
Une raison fiscale.

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